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Billet de blog 28 juin 2022

Qui croire en temps de guerre?

Personne bien sûr, car l'opinion qu'on se forme sur un conflit ne doit pas être de l'ordre de la croyance. Mais du moins il est certain qu'on ne peut croire ce que nous en rapportent les nations parties au conflit.

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Non qu'elles diffusent des informations nécessairement ni majoritairement fausses, bourrage de crâne ou propagande de guerre, mais tout est douteux. Ce qui vaut pour le passé vaut pour le présent: baseriez-vous votre compréhension de la période allant de septembre 1939 à juin 1940 à partir du discours public des autorités, spécialement du gouvernement, de l'état-major général des armées, des médias? Il suffit de mettre en parallèle ces discours à chaud en Allemagne et en France pour les mêmes événements ou pour l'état des choses à un instant donné pour comprendre que les nations parties au conflit ne sont pas d'une grande fiabilité en temps de guerre...

Pour mémoire, jusqu'au 22 juin 1941 le discours dominant et même, unique en URSS était, «rien à voir à l'ouest, juste une petite guerre entre impérialistes», et jusqu'au 7 décembre 1941 le discours dominant aux États-Unis était, «rien à voir à l'est, juste une petite guerre entre vieille nation déclinantes». Et le lendemain de ces dates la chose la plus importante au monde pour ces deux nations devint de participer au conflit pour défendre la Liberté et le Droit. Dès qu'on devient partie dans un conflit on a une autre vision sur les choses, la vérité et la fausseté...

Ce qui vaut pour le passé vaut pour le présent: les principales nations productrices de discours sur celle des guerres actuelles dont on parle le plus dans mon pays, en cette fin juin 2022, sont toutes parties au conflit, et plus précisément étaient, pour plusieurs d'entre elles, en coalition avant même... Et bien, avant même quoi? Avant même le début de cette guerre? Possible. Et possible que non.

Problème, la “propagande nationale” (plutôt que d'État) produite “spontanément” par l'ensemble des concepteurs professionnels de discours public, est son peu de fiabilité. Enfin, spontanément, c'est douteux en ce cas, disons, “sincèrement” mais de deux manières différentes, en considérant sincèrement, naïvement, ne diffuser que des informations vraies, ou en diffusant sciemment de fausses nouvelles mais avec la sincère conviction de le faire “pour le bien”.

L'information est peu fiable à la base car elle provient pour l'essentiel des acteurs du conflit, ceux institutionnels pour toutes les parties, l'ensemble des résidents pour les territoires où le conflit a lieu, lesquels en ont une interprétation fausse, au moins partielle et le plus souvent partiale. Prenez cette guerre: dans mon pays il y a deux camps bien définis, “les gentils” et “les méchants”, un gentil absolu, l'Ukraine, un méchant absolu, la Russie, un “camp du bien”, celui des entités politiques favorables en paroles et en actes à l'Ukraine, un “camp du mal”, celles favorables à la Russie, et un ensemble informel d'entités politiques nominalement “non alignées”, ni d'un camp ni de l'autre, factuellement un peu des deux camps et plus d'un côté ou plus de l'autre selon leurs intérêts circonstanciels.

C'est là le cas ordinaire quand deux “empires” s'opposent, il y a toujours quelques entités politiques sans allégeance très ferme à l'un ou l'autre et qui par choix ou par contrainte peuvent à l'occasion s'allier temporairement à l'un ou l'autre. Et bien sûr, l'opposition entre ces “empires” n'est pas d'un bloc, à l'occasion encore ils peuvent s'entendre pour régler un problème commun, souvent au détriment d'une entité “non alignée”. Il arrive même de temps à autre que l'un aide l'autre à réduire un problème interne avec une de ses composantes.

Qu'est un empire? Selon moi, une entité politique sans organisation déterminée qui se construit de manière fédérative par intégration progressive d'autres entités politiques autour d'une métropole. Cette intégration peut se faire par cooptation ou par contrainte, en général par les deux, et dans tous les cas il y a toujours de la contrainte et toujours de la cooptation en proportions variables, les entités intégrées n'ont pas vraiment le choix de l'être ou non, mais elles ont le choix de la manière de l'être: avec ou contre leur gré. Sous un aspect des empires en opposition ont plus d'intérêts communs entre eux qu'avec les entités secondaires qui les composent. Ce qui et logique, l'intérêt premier des deux empires est de préserver l'ordre actuel et la prééminence de leurs métropoles, et le plus souvent ce n'est pas l'intérêt premier des entités secondaires de chaque empire. Ce qui tient ces entités ensemble sous la tutelle de leur métropole est un double rapport ambivalent, en externe l'existence même du bloc adverse, en interne l'impossible constitution d'une coalition contre cette métropole, d'une part au risque de la dislocation de l'ensemble, de l'autre parce qu'aucune métropole alternative possible ne rassemble suffisamment de partisans au sein de la coalition potentielle. Ça arrive cela dit mais plus par nécessité que par désir, plus par l'affaiblissement de la métropole que par le renforcement d'une autre entité de l'ensemble.

En cette année 2022, la Russie et les États-Unis ont un intérêt commun. Un intérêt un peu plus ancien que depuis la fin de l'année 2021, un intérêt qui a très vite émergé après 1989 mais a mis environ deux décennies avant de trouver un début de solution: la reconstitution de deux blocs de type impérial, deux blocs fédérant des entités politiques autour d'une métropole. Je ne suppose pas les dirigeants de la plupart des entités politiques être des imbéciles donc ils le savent aussi bien que moi, une entité politique n'existe que par contrastes et oppositions, donc une entité impériale n'existe que pour autant qu'existe au moins une autre entité du même type. Je ne sais pas si la Russie ou la Chine souhaitaient assumer le rôle de métropole d'un de ces ensembles, je suppose que oui – ça fait pas mal de siècles pour la Russie, pas mal de millénaires pour la Chine, qu'elles tendent à ça – mais ça importe peu, c'est des États-Unis que vient ce mouvement de reconstitution de blocs “impériaux” parce que c'est apparu très vite nécessaire. J'ai publié le billet où je mentionne le fait? Apparemment non. Le fait, donc: la seule légitimité à être “le leader du Monde Libre” pour les États-Unis était l'existence d'un “leader du monde non libre” donc d'un “monde non libre”. La “victoire du Monde Libre” de 1989 est en même temps la fin du Monde Libre dans sa forme antérieure, celle de fraction du monde: si l'ensemble du monde est désormais “libre” alors il n'y a plus de motif de conserver son statut de leader à la métropole. Bête à dire mais la réussite d'un projet est aussi sa fin, donc la fin de l'association construite en vue de la réalisation de ce projet.

Vous n'aurez pas manqué de constater que malgré la propagande développée dès les années 1990 et plus encore depuis le début du XX° siècle, l'OTAN n'a pas révélé une utilité remarquable après la fin du bloc soviétique et aurait du cesser, portant ce n'est pas le cas. Il faut s'entendre, les opérations menées au cours des trois dernières décennies sous l'étiquette “opération de l'OTAN” on pu avoir leur efficacité mais ce n'étaient pas des opérations de l'OTAN, sinon peut-être dans un cas, il s'agissait d'initiatives des États-Unis pour des actions hors du périmètre défini par ce Traité de l'Atlantique-Nord, le but étant de “répartir la charge”, en tout premier la charge financière, de ces opérations, sur l'ensemble des membres de l'OTAN et non sur les seuls initiateurs de ces opérations, les États-Unis. Le problème constant des nations bellicistes est le financement de leurs guerres; les États-Unis sont bellicistes donc ils sont perpétuellement en recherche de financement de leur propre armée.

Je ne l'ai pas mentionné mais l'intérêt premier d'une métropole quand elle initie la construction d'un empire est le tribut. Par leurs structures et leurs processus les empires ont beaucoup en commun avec le crime organisé de type mafieux, ils “offrent leur protection” contre rétribution à des entités qui ne leurs ont rien demandé, avec cette menace implicite ou explicite, si tu refuses tu auras des ennuis. Ce qui advient à celles qui n'acceptent pas. Ils y ressemblent y compris par le fait qu'ils se constituent en deux sociétés superposées aux intérêts divergents, celle qui constitue l'appareil même de l'empire, les groupes de pouvoir qui y exercent leur contrôle, et dont le seul but est de maintenir cette structure et ce contrôle, et le reste de la société dont les rapports à cette structure et ces groupes sont très limités. Évidemment, quand l'utilité supposée de l'empire s'estompe puis disparaît, la logique voudrait que ses instruments soient démantelés. Par exemple l'OTAN, instrument du défunt Monde Libre.

Les empires commençants sont des vampires, les empires finissants sont des zombis. Au tout début, la société qui constituera la métropole initiale n'a pas les moyens de son ambition. Elle les cherchera, et les trouvera, chez ses voisins, en les soumettant et en leur faisant payer un tribut. Pour le dire de manière imagée, en leur suçant le sang. Ensuite ont lieu des transformations successives qui modifient les rapports entre la métropole et ses périphéries, et qui pnt des durées diverses – certains empires durent une, deux, au plus trois générations, certains durent des siècles, dans tous les cas les phases initiale et finale sont assez courtes, un lustre à un siècle. La fin résulte de ce que dit, la réussite même d'un projet est le signe de sa fin. Prenez le cas de l'Empire romain: de ses débuts qu'on peut situer durant la période semi-mythique dite monarchique et jusqu'au tout début de la période dite républicaine, il se construit en incluant progressivement, par la force ou par la négociation, les autres tribus du Latium. Progressivement, le territoire nominal de la métropole s'étend par intégration des plus anciennes conquêtes et bien sûr, et surtout, de leurs populations, le territoire initial de la ville restant le centre du centre. On peut situer “le début de la fin” à la toute fin du II° siècle avec l'accession de Septime Sévère au statut d'empereur: il s'agit du premier empereur qui n'a aucun lien généalogique notable avec les familles patriciennes de la Péninsule italique, m^me si côté maternel il y a une ascendance lointaine de ce côté. Il y eut certes d'autres “provinciaux”, d'autres empereurs nés dans des provinces hors de l'Italie, mais c'étaient des descendants de colons, Septime Sévère est un autochtone d'Afrique du Nord, de la Libye antique. Mais ce “début de la fin” on peut mieux encore le situer avec l'accession de son fils Caracalla à cette fonction, durant son bref règne, 311 à 317, il prend une décision fondamentale:

«Caracalla accorde en 212 la citoyenneté romaine (constitutio antoniniana) à tous les habitants libres de l'Empire. Les nouveaux citoyens peuvent conserver leur droit et leurs coutumes aussi longtemps qu'ils le souhaitent».

Il y a une logique là-dedans, Caracalla est très bien placé pour comprendre à la fois l'intérêt du statut de citoyen romain de plein droit, l'écart de traitement entre les citoyens romains et les citoyens des provinces, et l'importance des cultures locales. Toujours est-il, en prenant cette décision il fait perdre sa centralité à Rome: si Rome est partout dans l'empire, alors Rome n'est nulle part. En un paradoxe apparent, le fait même d'étendre le territoire de la métropole à l'ensemble de l'empire induit sa dispersion. La Rome de la fin, avant sa date officielle de décès, est un corps sans âme, il y a une séparation du “corps” et de “l'esprit”, des “guerriers” et des “clercs”, ceux-ci ont une idéologie de base autre que celle de l'empire, les premiers lui donneront encore l'apparence d'une unité politique en continuant d'assurer le contrôle du territoire mais à leur seul profit. Pour des raisons très explicables, durant près de deux siècles le processus de désignation de l'empereur devint cahoteux, parfois chaotique, et il arriva plus d'une fois que plusieurs armées en campagne, l'une en Bretagne insulaire, l'une en Narbonnaise, l'une en Libye, l'une en Asie mineure, proclament chacune en même temps empereur leur chef. Lesquels avaient tendance à “régner” très brièvement (quelques jours à quelques mois, et même parfois quelques heures seulement...), défait par un concurrent ou, plus souvent, massacré par son propre camp qui trouve qu'avec lui ça ne va pas assez vite, de “prendre le pouvoir”, ou qui sentant le vent tourner élimine son chef pour pouvoir se rallier à un autre apparemment plus entreprenant.

Parler de vampires et de zombis est une image mais une image assez exacte. Dans ses débuts une entité politique n'a jamais les moyens de ses ambitions, aussi humbles soient-elles, d'où la nécessité de les trouver ailleurs. Les sociétés voisines sont très semblables à elle donc n'ont pas plus de ressources disponibles qu'elle, leur en prélever c'est les affaiblir, les placer aux limites basses de la subsistance voire un peu en-dessous, son “surcroît de vie” elle se le procure au détriment de la vitalité des territoires conquis. Dans sa fin elle n'a d'autre ambition que ses moyens, les groupes qui assurent nominalement le contrôle de l'entité n'ont plus proprement de but politique global, ils assurent avant tout la préservation de leur groupe local de pouvoir, sans considération des intérêts des populations sous leur contrôle direct ni de ceux de l'empire. Ma description quand j'utilise ces images est: les vampires sont des esprits sans corps, les zombis des corps sans esprit, les premiers dépendent des autres pour “nourrir leur substance”, les seconds agissent sans savoir pourquoi ni comment, sont incapables de “penser leur action”, de la placer dans une continuité, dans un avenir. Les uns et les autres sont des “morts vivants”, des groupes qui sont incapables de vivre par eux-mêmes, par leur action propre, des “improductifs”.

J'accepte le postulat de 1990, j'accepte que nous soyons “dans un autre monde”, celui donc d'après la division du monde en deux blocs antagonistes et un groupe informel de “non alignés”. Quelle leçon en tirer? Que les structures adaptées à l'Ancien Monde ne le sont pas pour le Nouveau Monde. Donc, que toute représentation de la réalité actuelle comme la division du monde en deux blocs est un leurre, une illusion, un “spectacle” aurait dit Debord, dont le but premier est d'empêcher toute remise en cause des structures de l'Ancien Monde. Une “communauté internationale” détachée des sociétés qu'elle est censée représenter et qui n'a donc d'autre projet que de maintenir les structures qui constituent son substrat, ce qui lui donne son autonomie. Je ne sais si l'ONU et l'OTAN sont des structures adaptables dans le contexte nouveau mais je suis certain que les maintenir dans la forme élaborée durant la seconde moitié de la décennie 1940 et qui correspondait au contexte de l'époque va contre l'intérêt des sociétés secondaires, y compris celles le plus attachées à ce maintien par la croyance qu'il leur est profitable. Si donc cet antagonisme entre blocs est un leurre, que se passe-t-il réellement avec cette guerre russo-ukrainienne? Ce qui s'est déjà passé il n'y a pas si longtemps dans la même zone: définir la frontière entre “eux” et “nous”. Intéressant de voir que presque tous les États de l'ancien Pacte de Varsovie commettent la même erreur qu'auparavant: se placer dans l'orbe de la Russie en croyant agir contre elle. Un de mes préceptes est qu'on n'apprend rien de ses erreurs, sinon peut-être la manière de mieux les commettre.

Très possible que tout ça résulte d'une action concertée des groupes dirigeants des entités politiques prépondérantes, encore plus vraisemblable que non, sinon sur cette très restreinte convergence, souhaiter ne rien changer de la structure de l'ONU, laquelle détermine celle de la “communauté internationale”. Les mêmes erreurs produisent les mêmes effets: le refus de la prise en compte d'une réalité nouvelle conduisit aux deux guerres mondiales; dès après la première la solution apparut assez clairement: instaurer un “gouvernement mondial” qui régulerait les rapports entre entités politiques pour éviter qu'elles soient conduites à régler leurs différents par la guerre, d'où la création d'une Société des nations, d'une SDN. Une institution imparfaite mais vraiment très intéressante. Imparfaite avant tout par son “inactualité”, un projet inadapté à son contexte de montée des nationalismes violents, d'exacerbation des oppositions entre les peuples, un projet “en avance sur son temps”. Enfin, plutôt le contraire: la SDN était un projet adapté au contexte mais beaucoup de groupes dirigeants des entités politiques du temps ne voulaient à aucun prix prendre en compte cette réalité nouvelle. La réalité étant plus forte que tout désir de la conformer à ce qu'on s'en représente, à moyen terme ça ne fut pas très efficace mais à court terme très perturbant, et très meurtrier.

Une convergence “anti” de ce genre ne nécessite pas de coordination des acteurs, il leur suffit de “partager le même désir”, ce qui les amène à faire des choix très similaires. Dans la circonstance actuelle, on peut voir la chose ainsi: les quatre principaux acteurs, USA, Russie, Chine et UE, ont souci de préserver “le concert des nations” avec ses cinq solistes, la Russie, la Chine, les USA, la Grande-Bretagne et la France. Ça les amène à ne surtout pas vouloir d'un changement de l'ONU précisément parce que dans sa structure actuelle ils y ont une place prépondérante. En s'ingéniant à maintenir une structure adaptée à un contexte de type “Guerre Froide” ils se condamnent à tenter de restaurer un état du monde en deux blocs, pour “adapter la réalité à sa représentation”, ce qui n'a qu'une efficacité plus que limitée. L'actuelle guerre apparaît donc une tentative de rétablir le fameux “rideau de fer” entre “l'est” et “l'ouest” là où il était, Europe centrale et ouest de celle orientale, comme qui dirait, genre Ukraine, Biélorussie, Pologne, Hongrie, Roumanie. Ah ouais, ça vous évoque quelque chose de très contemporain, hein?

Nous (la France, l'UE) sommes en guerre, pour de mauvaises raisons et d'une sale façon; au-delà, du simple fait que nous sommes parties au conflit par le soutien direct à un belligérant (au deux en fait mais il ne faut pas trop le dire...) je ne puis avoir confiance en le récit par les médias et les politiques de cette guerre, de ses causes, son déroulement, des buts de chaque partie. Car on ne peut pas faire confiance à la propagande nationale d'un pays en guerre.

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