Créatures de lumière et de ténèbres.

Voyez comme sont les choses: j'ai prévu de créer ce billet il y a un moment, quelque chose comme une quinzaine d'heures, et pour une rare fois j'ai bloqué sur le titre, j'avais pensé utiliser celui d'un roman de Roger Zelazny pour m'apercevoir qu'il était autre, puis finalement si, c'est bien le titre que je cherchais, Du coup je peux commencer ce billet.

Brouillon daté du 27/07/2019 12:10

Le titre du roman publié par les éditions Denoël est Royaumes d'ombre et de lumière, alors que le titre originel, Creatures of Light and Darkness, correspond bien à celui de ce billet. Faut dire, j'avais lu une version plus courte du roman en deux nouvelles parues dans la revue Fiction sous les titres Créatures de lumière et Créatures des ténèbres, et comme le thème général du roman est justement l'indétermination entre lumière et ténèbres (eh! La lumière et les ténèbres n'existent pas l'une sans l'autre), qui n'ont donc pas de royaumes propres, les créatures passant incessamment de l'une à l'autre, le titre proposé par Denoël va donc contre le sens. Cela posé, le titre auquel j'avais d'abord songé fut «Créatures de lumière», car toute créature est de lumière, mais comme il n'y a pas de lumière sans ténèbres...

J'ai un certain goût pour la littérature, spécialement les essais, la science-fiction et la poésie, et j'en tire beaucoup, notamment des titres. Zelazny est déjà présent dans ce blog pour un autre roman, Seigneur de lumière, d'où j'ai tiré un bel exemple de rhétorique; ici ce n'est que le titre qui m'intéresse. J'ai déjà rédigé deux ou trois textes intitulés «Êtres de lumière» ou «Des êtres de lumière» parce que je m'intéressais à ce qui nous constitue, et au moins un, peut-être deux, intitulés «Polarisations» car m'intéressait alors ce qui permet à un être de se constituer comme tel; ici m'intéresse en outre le contraste, qui permet aux êtres d'avoir du discernement. Ma réflexion part de l'état actuel de nos connaissances. Tel qu'on peut le comprendre, l'univers est “ondulatoire”, on peut même dire que l'univers est une onde. Ou aussi, on peut dire qu'on ne sait pas vraiment ce qu'est l"univers mais que comme phénomène perceptif il apparaît comme une onde ou un faisceau d'ondes (...)

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