les moutons de Panurge

 

Il fut un temps ou le parti socialiste chantait l'internationale

 

dans ses congrès, mais les paroles sont totalement démodées,

 

pensez, ce chant prenait le parti des pauvres !!!

 

Alors, pour aider nos camarades socialistes à chanter leur chanson

 

sans violenter leur nouvelle ligne, nous proposons une version

 

de ce chant adaptée au monde moderne :

 

 

 

Faisons table rase (17/3/16)

 

 

 

A g'noux ! les damnés de la terre !
A g'noux ! les forçats de la faim !
La finance tonne en son cratère,
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule d'esclaves, à g'noux ! À g'noux !
Le monde va changer de base :
Nous sommes les riches, et voulons tout !

 


Cassons les lois sociales,

 

Le monde entier demain

 

c'est notre but final
Deviendra inhumain.

 

 

 

Salariés, Paysans, mal nés
foule obscure des travailleurs ;
La terre est aux fortunés,
vous irez loger ailleurs.

 

Votre sueur nous engraisse

 

Nos profits grimpent tous les jours

 

vous créez notre richesse

 

il nous en faut plus chaque jour !


 

 

 

Les moutons de Panurge

 

 

 

Les travailleurs sont trop protégés en France, les pays voisin

 

sont en avance sur nous vers la restauration de l'esclavage, le monde

 

a changé, il est mondialisé, partout les riches s'enrichissent et

 

les pauvres s'appauvrissent, il faut faire comme partout.

 

Le progrès c'est là où vont les autres moutons.

 

D'ailleurs les pauvres ont intérêt à cela, la richesse

 

des riches retombera sur eux, on vous le dit depuis 200 ans,

 

écoutez ce qu'on vous dit, soyez patients, bon dieu !

 

Tous les économistes sont d'accord, presque tous, enfin

 

les bons, le démontrent, le grand capital œuvre pour le bonheur de tous.

 

Un prétendu économiste, Bernard Marris, prétendait que l'économie

 

n'est pas une science qu'ils construisent des modèles pour confirmer leurs préjugés.

 

Les frères Kouachi, subventionnés par nos amis les riches capitalistes saoudiens,

 

l'ont tué. Nous le déplorons, le MEDEF n'y est pour rien.

 

Mais tout de même cela montre qu'il ne faut pas trop dénigrer

 

le grand capital. On ne doit pas s'opposer à sa marche triomphale,

 

économistes atterrés, réfléchissez-y !

 

Le problème c'est le coût du travail. Ils veulent garder des lois sociales !

 

Ils ne comprennent pas où va le progrès, vers la réduction du coût du travail et

 

la hausse du gain du capital. Nous dirigeons le monde vers le progrès.

 

Des esprits chagrins prétendent que nous polluons, que nous détruisons l'environnement et la moitié des espèces vivantes, que nous épuisons les ressources de la terre, que cela va provoquer des conflits terribles, que nous préparons une épouvantable catastrophe.

 

Foutaises, le profit c'est maintenant, leur catastrophe c'est au moins dans dix conseils d'administration ! Et puis nous avons des scientifiques que nous payons très bien qui nous ont certifié que toutes ces prédictions alarmantes sont fausses, qu'on peut encore s'enrichir et s'entretuer pendant des siècles et que nos descendants seront mille fois plus riches que nous, et que ce sera merveilleux.

 

Alors, souriez !

 

 

 

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