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Le Club de Mediapart dim. 7 févr. 2016 7/2/2016 Édition du matin

Tout ça pour ça?

La populace a voté et le Peuple éduqué se réveille avec un mal de crâne. Ce matin, j’entends, je lis les commentaires, les déclarations politiques, une nouvelle force de gauche ici, un élan par là ou encore un espoir de je ne sais quoi ailleurs. La blonde et ses lieutenants fachos jubilent le sourire carnassier à pleine bouche.

La populace a voté et le Peuple éduqué se réveille avec un mal de crâne. Ce matin, j’entends, je lis les commentaires, les déclarations politiques, une nouvelle force de gauche ici, un élan par là ou encore un espoir de je ne sais quoi ailleurs. La blonde et ses lieutenants fachos jubilent le sourire carnassier à pleine bouche.

A quoi pourrait bien servir une nouvelle force de gauche, si la xénophobie, le racisme et les petits comportements minables de l’individualisme ont un boulevard de représentation ? Nous voulions un changement de société, je souhaitais participer à cela dans une véritable idée d’éducation populaire où le discours politique devait être le porteur d’autre chose qu’un vulgaire catalogue de promesses qui ne seront jamais tenues. Et quoi ? C’est une pauvre France qui s’est déplacée dans les bureaux de vote, portée qu’elle est par les paroles inconscientes manipulant la haine, la bêtise, la méchanceté et le mensonge.

La nouvelle force de gauche réelle, seule, dramatiquement seule et inaudible à la majorité silencieuse devra faire son autocritique. Quelle sera désormais la priorité du débat politique de gauche. Le changement de société ? La lutte contre les marchés financiers ? L’humain d’abord ? Ou bien la primaire, prioritaire et nécessaire lutte contre ce fascisme galopant vers l’avenir de nos enfants ?

J’entends déjà les permanents politiques, bien au chaud dans leurs petites situations confortables nous répondre que c’est un tout, que le débat d’idées est nécessaire, ou encore que c’est un formidable espoir ces 11% puisqu’ils n’étaient pas là il y a cinq ans de cela. Baratin tout cela ! Il est temps de se rappeler de février 1934. Il est temps d’orienter toute la lutte politique de gauche contre cette marée brune. Jean Luc Mélenchon l’a dit avec raison. A la fin il ne restera qu’eux face à nous ! Ce n’est pas le moment de faire les chochottes.

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