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Le Club de Mediapart mar. 30 août 2016 30/8/2016 Dernière édition

De l'outrance ou de l'indignation?

Un évènement en chasse un autre et tout paraît plus propre. La Une de l’Humanité du 25 avril aurait été une outrance aux yeux de certains éditorialistes. Le journal serait tombé ainsi dans le piège Sarkozyste de la provocation. Ben voyons !

Un évènement en chasse un autre et tout paraît plus propre. La Une de l’Humanité du 25 avril aurait été une outrance aux yeux de certains éditorialistes. Le journal serait tombé ainsi dans le piège Sarkozyste de la provocation. Ben voyons !

 © Olivier Perriraz © Olivier Perriraz

A faire de l’information le relais d’une actualité relevant de l’unique immédiateté, pour des faits à 24 heures, relève du manque de professionnalisme, voire de la malhonnêteté intellectuelle. Dans le cas du choix de la Une de l’Humanité, le problème est que cela fait 10 ans que les déclarations, les choix politiques et les orientations d’avenir du président candidat d’aujourd’hui le conduisent inévitablement à rajouter propos sur propos qui nous filent la nausée. C’est une course sans fin !

 Non il n’y a pas d’outrance, mais plus sûrement de l’indignation, de la part de l’Humanité pour mettre ainsi en Une et côte à côte les propos du président de la République avec ceux de Pétain, comme il n’y a pas d’outrance dans la publication des excellents papiers de Laurent Mauduit(http://www.mediapart.fr/journal/france/240412/sur-le-1er-mai-lombre-de-petain) et d’Edwy Plenel( http://www.mediapart.fr/journal/france/240412/alarme-citoyens) sur Médiapart le même jour. Une fois de plus, certains journalistes éditorialistes de premiers ordres, se suffisent d’une information totalement primaire en concentrant leurs critiques sur un seul cas de l’immédiateté. Ce 25 avril, Patrick Appel Muller, directeur de la rédaction de l’Humanité a faillit être traité de stalinien sur Canal+ par un dandy mondain, plus animateur que journaliste qui mélangeait le journal d’aujourd’hui avec les anciens régimes des pays de l’Est, mêlant tout et ne sachant trop comment se sortir de ses allusions puériles.

Le 26 avril c’est Thomas Legrand, sur France Inter, qui donne des leçons à l’Humanité sur le choix des outrances, oubliant pour le coup l’histoire de ce journal et de ses journalistes, son orientation politique et concentrant sa critique sur l’unique symbole des images, mais suivit de près par le président candidat qui bien entendu trouve ce journal stupide. Si cet éditorialiste, habituellement plus professionnel, prit au moins le temps de lire à l’antenne les deux citations publiées, l'outrance dont il se fît l'écho eût été moins évidente.

A savoir : «  Jamais dans l’histoire de France, l’Etat n’a été plus asservi qu’au cours des vingt dernières années par des coalitions d’intérêts économiques et par des équipes politiques ou syndicales, prétendant fallacieusement représenter la classe ouvrière. » D’un côté et 

: « Pendant cinq ans j’ai pu mesurer la puissance des corps intermédiaires qui s’interposent entre le peuple et le sommet de l’Etat, ces corps intermédiaires qui prétendent souvent parler au nom des Français et qui en vérité, souvent, confisquent la parole des Français. » De l’autre. Volontairement je laisse deviner ; qui a dit quoi?

 On notera par ailleurs, la prudence dont ont fait preuve les cadres du parti socialiste ou du Modem qui tout de même concédèrent qu’il ne faut pas s’étonner de ce qui se passe lorsque l’on observe le niveau du discours politique de la droite. Où sont les outrances ? De la part de rédactions qui font leur travail en ressortant les souvenirs aussi désagréables soient-ils ? Ou d’un Président qui trouve que le FN est compatible avec la République ? Après les civilisations qui ne se valent pas ! Après le discours de Dakar ! Celui de Grenoble ! Après les sordides récupérations de Guy Moquet, du plateau des Glières et de Jean Jaurès où sont donc les outrances ? "Le monde est dangereux à vivre!-Non pas tant à cause de ceux qui font le mal,-mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire." Disait Albert Einstein.

Bravo à l’Huma !

 

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Oui, bravo, les communistes ont parfois tendance à s'arranger avec la vérité, mais annoncer une évidence depuis le début du septennat,  les premières pressions sur le journalisme et la justice, en soi, avec le déni ambiant, c'est courageux.

Une chose, c'est parce que leurs militants ont une vraie foi dans le genre humain, que leurs chefs lorsqu'ils mentent, peuvent leur faire faire n'importe quoi.

Et ils ne s'en privent pas, cf. la chine populaire, autrefois défendue par ce que l'on appelait les maoistes en France.

Qu'en pensent-ils?

Chapeau à l'Huma.

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