à Pâques ou à la Trinité

A l’approche des fêtes de Pâques, je me demande, puisque les hirondelles n’auront plus à occuper mon esprit, bien qu’elles ne me semblent pas bien nombreuses, ce que deviendront tous ces agneaux qui ne seront pas sacrifiés sur l’autel de la consommation.

A l’approche des fêtes de Pâques, je me demande, puisque les hirondelles n’auront plus à occuper mon esprit, bien qu’elles ne me semblent pas bien nombreuses, ce que deviendront tous ces agneaux qui ne seront pas sacrifiés sur l’autel de la consommation.

 

Plat privilégié de ce jour de fête, l’agneau pascal, symbole de la pureté et de l’innocence est boudé par les confinés.

Qui, cette année, en cette période de solitude, va acheter un gigot pour trois ou quatre personnes à table ? Faute de repas de famille à l’occasion de Pâques et des autres fêtes religieuses de printemps, aucune religion ne les épargne, des milliers d’agneaux devront cette année la vie à l’épidémie de coronavirus.

Ils prennent du poids, ils prennent du gras, et perdent de la valeur. On jette les fraises ou les asperges excédentaires pour ne pas faire baisser les prix ou parce que la main d’œuvre fait défaut puisque les grosses exploitations françaises reposent en grande partie sur l’emploi précaire d’une main d’œuvre étrangère, mal payée, souvent externalisée et parfois non déclarée et qui se retrouve bloquée aux frontières. Mais les agneaux, que va-t-on en faire. Va-t-on pour honorer le miracle de la résurrection de l’esprit saint, les offrir aux nécessiteux ?

Pendant combien de temps pourra-t’ont jeter honteusement les productions périssables plutôt que d’ajuster les prix quand on sait que la pauvreté est un fléau universel librement consenti par les masses dirigeantes et occultée délibérément de nos préoccupations. Pendant combien de temps notre agriculture va-t-elle être si dévalorisée qu’il soit nécessaire de faire appel à de la main d’œuvre extérieure et sous-payée sans se poser de question sur la production et la distribution alimentaire de notre pays ?

 

La pauvreté, une fatalité, une malédiction, une épée de Damoclès inéluctablement présente au-dessus de chacune de nos petites têtes écervelées. Plus que jamais, aujourd’hui, demain, pendant que l’économie s’effondre autour de nous, sans un bruit, dans l’ombre des non-dits, nous friserons au plus près cette dangereuse glissade qui du jour au lendemain nous priverait de tous nos droits les plus élémentaires. La pauvreté n’est pas un choix quand on est obligé de se débattre dans les villes qui mettent tout en œuvre pour nous chasser, pour nous ignorer, fermant délibérément la porte au nez de notre dignité, à notre droit à vivre dans la décence.

 

« Ce n’est pas le plus fort de l’espèce qui survit, ni le plus intelligent. C’est celui qui sait le mieux s’adapter au changement. » Charles Darwin

Notre survivance est-elle inévitablement un changement intégral de notre façon de vivre engendrée par une pauvreté inéluctable pour le plus grand monde d’entre nous?

 

Il ne faut pas savoir lire dans une boule de cristal ni dans les cartes pour prédire que les temps changent et je ne pense pas forcément au climat qui indéniablement, à défaut d’être cyclique, sera de plus en plus imprévisible malgré des technologies performantes.

Le marc de café n’est pas plus prédictible si ce n’est qu’il devient difficile de négliger sa provenance et les façons dont il est cultivé si on désire profiter de son arôme sans se culpabiliser. Qu’il soit bio est une chose mais le plus important n’est-il pas qu’il soit équitable. Que chacun y trouve sa place et qu’à défaut de plaisir égoïste que l’on prend en le consommant, qu’au moins sa culture permette de vivre dignement à ceux qui le produisent.

 

S’il a de tout temps été notoire que les plus grands empires se sont formés sur les ossements de l’esclavagisme, il est loin d’être révolu, de faire partie d’un passé que l’on préférerait oublier puisqu’il nous a permis et nous permet encore de profiter d’un confort dont nous nous faisons fort d’oublier la provenance. L’esclavagisme des temps modernes est une réalité impossible à sous-estimer. L’esclavage n’est pas seulement une tâche dans l’histoire de l’humanité. C’est un phénomène toujours actuel.

Travailler sous la  contrainte, sous la menace physique, être déshumanisé, privé de liberté  de mouvement, c'est cela qu'on nomme l'esclavage moderne, ou travail  forcé. 

L’esclavage, le travail forcé ou le trafic d’êtres humains se compte en million d’individus. Il faut le savoir et le retenir comme vérité certes inacceptable mais réelle. Que ce soit de l’esclavage traditionnel tel que la servitude pour dettes, la vente d'enfants et l’esclavage de castes ou encore la servitude domestique, la prostitution forcée, le travail clandestin... , il est impératif de comprendre que l’exploitation de la main d’œuvre dans des conditions de servitude extrême dans les mines, les usines, les plantations nous permet d’avoir accès à des produits de consommation aux prix défiant toute concurrence sans jamais avoir la moindre pensée pour ces êtres sacrifiés sur l’autel des profits. Plusieurs millions d'enfants de 5 à 14 ans travaillent actuellement dans le monde. Accepter cet état de fait en sirotant son café non équitable en devient presque un crime contre l’humanité. Si en plus, vous l’accompagnez d’un morceau de chocolat, c’est carrément de la démence. Il est certain que tous ces enfants esclaves ne travaillent pas tous dans les plantations de café et de chocolat ou les usines de torréfaction, mais c’est hélas une grande partie de leurs petites mains qui nous permettent de prendre autant de plaisir gustatif dans la plus grande impunité sans aucune conscience de notre soutien à ces états de fait si insupportables.

Il faut prendre conscience que les formes de l'esclavage changent avec le temps, avec les conditions et en fonction des besoins économiques.

Selon l'Office des Nations Unies, la traite des êtres humains représente un marché de 32 milliards de dollars par an, dont 3 milliards d'euro pour l'Europe.

Par rapport au passé, la notion de propriété n'est plus centrale à une définition de l'esclavage ; c'est un changement fondamental. L'esclave aujourd'hui, à la différence du passé, ne coûte pas cher. Il est donc jetable. L'esclavage peut donc être une condition temporaire, et c'est même souhaité par les diktats de l'économie moderne car les frais de nourriture et de logement sont moindres. à l'instar de l'industrie et du commerce, un gérant, un intermédiaire rend plus opaque le lien entre l'esclave et le propriétaire de l'usine, l'exploitation agricole ou le bordel.

 

Mais revenons à nos agneaux en sachant, comme le suggère un proverbe allemand, que le loup trouvera toujours des raisons pour égorger les moutons.

Si nos agneaux aujourd’hui ont été épargnés, faute de consommateurs, le loup trouvera bien comment nous les resservir dépecés, démembrés, en merguez pour savourer l’été, pour nourrir nos animaux de compagnie. Leur imagination n’aura que le choix de notre appétit.

 

Et qu’en sera-t’il, lors du déconfinement, du déconditionnement de la masse salariale, un autre lot de moutons qui devra retourner au turbin, reprendre le chemin des ateliers ou des files de chômage?

Si être obligé de faire un travail qu’on n’aime pas pour gagner sa vie n’est pas de l’esclavage puisqu’il y a bien eu consentement au départ et qu’un travail dur n’est pas de l’esclavage dans la mesure où la réglementation est respectée. A quelle sauce le travailleur sera-t’il accommodé pour répondre aux appétits de la déraison économique?

 

Avant d’être envahi par les Chinois, les Tibétains prônaient qu’il valait mieux avoir vécu vingt-cinq jours comme un tigre qu'un millénaire comme un mouton.

Ce n’est pas confiné comme nous l’avons été pendant plus de 30 jours que nous avons vécu comme des tigres. Je n’ai entendu personne rugir à travers les murs de notre isolement. La peur est une excellente muselière.

 

Dans un avenir que je souhaite au plus libre des contraintes sociales et humaines, je me demande ce qu’il restera du rugissement des gilets jaunes, de ce mouvement de revendications politiques et sociales entièrement citoyen et apolitique, qui depuis près de deux années demande au gouvernement de revoir sa politique de taxation, de transition écologique, de donner une vraie place aux citoyens dans la prise de décision par la création d’une Assemblée citoyenne.

II n'est pas toujours de saison de tondre brebis et moutons, mais comme l’été risque d’être très chaud, nous avons intérêt à défendre, à coup de becs d’hirondelles et de griffes de tigres cette ultime toison qui nous protégera d’un hiver qui risque d’être glacial.

 

Qu’adviendra-t-il des prérogatives concernant le climat, les retraites, le manque de personnel hospitalier, la fermeture des hôpitaux, la désertification médicale des campagnes ? Ou encore de la décentralisation incessante entraînant la fermeture des petites industries ? La liste reste ouverte à tous les dysfonctionnements humains, écologiques, alimentaires, sociaux et éducatifs de notre environnement immédiat et lointain, car aucun de nous n’est à l’abri des variations produites par le battement des ailes d’un papillon.

 

 

Sans risque et en toute liberté, pourrons-nous battre des ailes, déconfinés de notre cocon pour que notre chenille intérieure se transforme en un magnifique papillon. Dans cet esprit de liberté de mouvement et d’équilibre, pourrons-nous enfin offrir à tous les enfants du monde une éducation gratuite pour tous avec les mêmes chances de réalisation personnelle pour qu’enfin le partage des connaissances universelles bénéfiques à tous deviennent une réalité inconditionnelle de notre épanouissement.

Nous pourrons voler de nos propres ailes et butiner allègrement quand nous verrons les pénuries des métiers médicaux, service à la personne à la baisse ainsi que ceux relatifs à l’éducation pouvant ainsi peut-être espérer une moins grande souffrance physique et morale dans notre société et être fière de l’avoir revendiqué.

 

Dans cette liberté d’esprit et de mouvement, j’espère qu’il ne faudra pas attendre que les poules aient des dents pour voir se développer rapidement une agriculture locale à dimension humaine et respectueuse de l’environnement et de la santé de ceux qui la consommeront. L’agro-alimentaire a depuis belle lurette fait ses preuves de nuisances autant humaines que terrestres.

 

Mon rêve n’est pas le retour de l’état providence mais la restauration des services publics pour qu’il redevienne l’apogée d’une révolution sociale et prolétaire indispensable dans notre société européenne pour rétablir l’équilibre planétaire.

 

Le respect de l’humain, le réajustement des salaires et des logements permettant de vivre décemment, le développement et réaménagement financier des transports en commun pour tous, le respect de la nature et de la vie sous toutes ses formes, le développement des énergies vertes et renouvelables seront autant de défis que nous aurons à assumer, pour juste avoir le droit de relever la tête pour retrouver notre intégrité, notre dignité. Pouvoir brouter librement notre herbe sans envier celle du voisin.

 

Jamais une aussi belle opportunité ne nous avait été offerte. Certes dans la souffrance et le deuil pour plus d’une famille. Et c’est justement pour cette raison, que de la mort et de la tristesse, nous devons recréer la vie, la vie dans toute sa plénitude, sa richesse et sa beauté.

 

Jamais dans le ciel, la nuit, les étoiles n’ont été aussi brillantes.

à plus de deux cents kilomètres, les Hindous redécouvrent l’Himalaya qu’ils n’avaient plus pu observer depuis trente ans. L'immobilisme des avions fait du ciel un espace dépourvu de traînées de condensation, libérant ainsi l’amplitude céleste depuis trop longtemps confiné de pollution pour libérer la profondeur du ciel et pouvoir enfin profiter de cette vision qu’il nous est offerte sur cette immensité sans limite qui ne peut que nous ramener à notre petitesse. Avons-nous à ce point peur de nous y perdre que nous refusons que les éclairages publics nous interdisent cette intimité à la nuit profonde.

 

En plein Paris, on voit des canards se promener. à Barcelone, des sangliers errent dans la ville. En Sardaigne, les dauphins remplacent les ferries.

De manière générale, moins les animaux voient l'Homme mieux ils se portent. Ce n’est plus à prouver. Avec le confinement, la biodiversité et l'écosystème semblent reprendre sens. Si les bords des routes ne sont plus tondus, ni les haies arrachées, la végétation sauvage va pouvoir se développer, fleurir, faire des graines, donc les insectes vont revenir, eux-mêmes dévorés par des insectivores, eux-mêmes la proie de carnivores, etc. Le cycle naturel va pouvoir s'accomplir plus facilement. Reprendre contact avec cette vérité est un cadeau qu’il ne faudra pas sous-estimer. Ce don du retour à la vie de la nature par l’implosion de ce virus, certes destructeur, ne nous laissera certainement pas une deuxième chance si nous ne savons pas l’entendre et le comprendre.

Notre cessation d’activités est le meilleur cadeau que l'Homme ait fait à la nature depuis longtemps.

Lorsque les déplacements pendulaires et l'activité économique s'interrompent, c'est une véritable bouffée d'air pur pour l'atmosphère. La qualité de l’air s’améliore. La diminution de la pollution est indéniablement une bonne nouvelle dans cette période difficile. Les nuisances sonores sont réduites à leur plus simple expression et laisse le chant des oiseaux s’épanouir dans un renouveau époustouflant. Nous pouvons nous entendre vivre.

Nous pouvons reprendre notre souffle. Nous pouvons nous offrir une chance de choisir à quelle sauce nous serons mangés.

 

Plus que jamais, sans nous, toujours confinés dans la peur, dans l’abnégation de notre pouvoir, de notre devoir, le monde continue de tourner, les décisions de tomber, sans le moindre respect ni réflexion sur notre devenir.

Avec la crise sanitaire liée au coronavirus Covid-19, le ministère de l’agriculture vient d’autoriser la réduction des distances pour les épandages agricoles jusqu’au 30 juin 2020 : jusqu’à trois mètres des habitations pour les cultures basses comme les céréales et les légumes, et cinq mètres pour les cultures hautes comme la vigne ou les arbres fruitiers.

Depuis deux semaines, les compagnies aériennes, qui ont vu leur activité réduite de 70 à 90 % depuis le début de l'épidémie de coronavirus, multiplient les appels pour obtenir un soutien financier des gouvernements. Plusieurs États ont déjà pris des mesures de soutien au secteur sans aucune retenue, sans aucune conscience de l’énormité de leurs décisions. L’État français prévoit de donner 7 milliards à Air France. Et ce n’est pas pour payer à leurs employés des formations d'horticulteurs, maraîchers, tondeurs de mouton et filateurs de laine etc, ni pour refaire des champs à la place des tarmacs et pour transformer les avions en lofts pour les réfugiés et autres mal-logés....

 

Pour qu’une sortie de crise se fasse de manière juste, humaine et équitable, elle doit s’appuyer sur la prise de décision démocratique et l’appropriation publique. Les gouvernements doivent soutenir une transition juste : modifier les réseaux de transport de façon systémique, garantir l‘accès à des alternatives abordables (telles que le transport ferroviaire) et permettre aux travailleur.euse.s de quitter les emplois dépendant des combustibles fossiles pour des emplois décents et compatibles avec le climat.

Rien ne semble vouloir leur faire prendre conscience des réalités devenues invivables de notre monde. Hypnotisés par cette soif de l’or et de pouvoir, ils se prennent pour des dieux, n’ayant pas encore assimilé que ces temps seront, un jour, aussi révolus que ceux de dieux grecs ou païens.

 

Est-ce moi ou ce monde décisionnel au pouvoir qui font partie d’une autre dimension. Sont-ils à ce point confinés dans leur ignorance et l’incompétence pour que la réalité de la vie leur échappe à ce point.

 

Je frôle le fascisme de leurs idéaux jusqu’à la nausée, l’esprit en déroute.

Je refuse de bécoter les graines empoisonnées qu’ils me servent comme argent comptant, comme unique advenir.

A coup de griffe, je lacère leur idéologie du fatalisme, de cet ultralibéralisme qui écrase à coup de talon les plus faibles, les plus vulnérables jusqu’à saturer les inégalités mondiales jusqu’à l’asphyxie.

Comment accepter que les 1% les plus riches du monde possèdent désormais plus du double de la richesse de 6,9 milliards de personnes, soit 92 % de la population mondiale.

Si quelqu’un avait pu économiser l’équivalent de 8 000 euros par jour depuis la prise de la Bastille (14 juillet 1789), il n’arriverait aujourd’hui qu’à 1 % de la fortune de Bernard Arnault.

Ces inégalités indécentes sont au cœur de fractures et de conflits sociaux partout dans le monde, car personne n’est dupe : la crise des inégalités traduit la complicité plus que l’impuissance des Etats à agir pour la combattre.

Qui d’autre que moi, que vous, que nous, pouvons revendiquer que nos droits de citoyens décisionnaires nous soient rendus. Que notre vie ne soit plus assimilée à un numéro de sécurité sociale qui n’existe plus depuis belle lurette.

Sommes-nous, dans l’indifférence générale, devenus des numéros, des statistiques, des pauvres en devenir qu’il faudra à coup de manipulations faire disparaître de la réalité. De demandeurs d’emploi à chômeurs puis précaires voire SDF, nous ne devrons notre survie qu’à des aumônes qu’ils auront ponctionnées dans les autres services qui de moins en moins resteront publics.

Les inégalités ne sont pas une fatalité, elles sont le résultat de politiques sociales et fiscales qui réduisent la participation des plus riches – entreprises et particuliers – à l’effort de solidarité par l’impôt, et fragilisent le financement des services publics. Transports, éducation, santé, système de retraites…. sont sacrifiés alors qu’ils sont décisifs pour lutter contre la pauvreté monétaire mais également physique et intellectuelle. La France ne fait pas exception à cette tendance générale et maintient un statu quo mortifère alors qu’elle est traversée par la révolte des gilets jaunes et par la plus longue grève générale de la Ve République. »

Les femmes, de nouveau en première ligne, n’échappent pas à la dure règle de cette ignominie.

Ce clivage profond s’appuie sur un système économique sexiste et injuste et met en lumière la charge – lourde et inégale – du travail de soin assuré par les femmes et les filles comme une raison tenace des inégalités économiques et de genre. Ayant en charge le ménage, la cuisine, souvent la gestion du budget, les soins des proches, la collecte de bois et d’eau dans les pays du Sud, la valeur monétaire du travail de soin non rémunéré assuré par les femmes âgées de 15 ans ou plus représente au moins 10 800 milliards de dollars chaque année, soit trois fois la valeur du secteur du numérique à l’échelle mondiale.

Les femmes sont en première ligne des inégalités à cause d’un système économique qui les discrimine et les cantonne dans les métiers les plus précaires et les moins rémunérés, à commencer par le secteur du soin. Celles qui passent des milliers d’heures à s’occuper de nos enfants, de nos personnes âgées, de notre santé, de la propreté de nos lieux de vie, ne sont toujours pas reconnues à leur réelle valeur.

Pourtant sans leur travail exemplaire, le monde tournerait encore plus mal. Si c’est encore possible.

Les inégalités sont reparties à la hausse, et plus grave, la France compte 400 000 pauvres de plus en 2019. Malgré les fortes attentes de justice fiscale et sociale, les plus pauvres restent les grands perdants des mesures budgétaires depuis le début du quinquennat : ce sont les seuls à ne pas avoir vu, depuis trois ans, leur pouvoir d’achat augmenter significativement.

Chaque jour qui passe ne fait qu’aggraver les différences de niveau de vie jusqu’à friser l’absurde.


Quand on voit à quelle vitesse les prix augmentent depuis la crise du confinement, je me demande de quoi nos lendemains seront-ils faits si on ne se décide pas de reprendre notre devenir en main. Comme dit le dicton, si tu as faim mange une main mais garde l’autre pour demain. Car tel Ponce Pilate, la classe dirigeante se lavera les mains de nos souffrances et notre devenir.

Mais ne tends plus l’autre joue si tu ne veux plus que cet état de fait ne te suce jusqu’à la moelle.

Refuse que cette économie de marché ne te pressurise pour t’ôter de la vie tes dernières ressources, la moindre trace d’énergie.

Et puisque Malbrough ne reviendra pas, prie, puisque Dieu ils se veulent, pour que ces grenouilles de bénitier éclatent à force de vouloir devenir des bœufs car toute vanité a une fable et si tout bourgeois veut bâtir son empire comme les grands seigneurs, ils oublient que le roseau est bien plus résistant qu’un chêne.

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