Le duel interminable. Où va l'Algérie ?

Le duel interminable

Où va l'Algérie ?

 

           Tous les indicateurs vont dans le même sens, la reprise de l'espace public et des libertés individuelles commencent à se rétracter. Après une ouverture imposer par les manifestations pacifiques du peuple Algérien. Les interpellations des manifestants ne cessent d’augmenter. Ces interpellations finissent souvent par des jugements sévères. Je rappelle que ces manifestations durent depuis cinq mois. Les vendredis pour tout le peuple, d’où le devoir de « Vendredire ». Et les Mardis pour les étudiants.

          Plusieurs arrestations sont à signaler au niveau des militants, des avocats et des professeurs d'université. Cette répression se multiplient. La chaîne nationale officiel ne parle plus des manifestations hebdomadaires « du vendredi », mais plutôt des activités militaires. Les autres chaînes privées suivent ces interdictions. Les personnalités populaires approuvés par le peuple, sont interdite des plateaux de télévisions Algériennes étatiques et privés. Ces derniers ne peuvent même plus organiser des conférences au niveau des universités et des salles de conférences. Le dernier exemple est de Sofiane Djilali, chef du parti « Jil Jadid ». Sa conférence suivie d’un débat a été interdit à la dernière minute par les services de sécurité.

Cette répression à toucher aussi les avis politique de plusieurs personnalités universitaire. Un ancien combattant de la Révolution algérienne a été incarcéré. Monsieur "Bouragaa", actuellement emprisonné à la prison d’El Harrache, dans la banlieue Algéroise.

D’autres part, le pouvoir affirme que la justice est indépendante et qu’elle est en marche. Deux ex premiers ministres se trouvent en prison. En plus de plusieurs ex ministres et responsables. Tout le peuple est convaincu que le pouvoir règle ses comptes « entre clans ». Notamment Les deux seules institutions indépendantes. La présidence de la république et le ministère de la Défense, représenté par ces généraux.

Il faut savoir qu’à travers ces deux institutions, l’armée à toujours soutenue ces candidats « des politiques civils ». Les généraux ont jeté l'éponge, en mettant leur associé politico-financier en prison. Mais est-ce une façon de laver ses mains de tout le sang qui a coulé pendant la décennie noire ?

Actuellement le régime militaire se prépare à une oppression sans équivalence.  Cette dernière et concrétisée par de nouvelles lois militaires, converties et appliquer dans des tribunaux civils.

Les généraux Algériens ne savent plus sur quel pied danser. Le motif de combattre les islamistes ne tiens plus debout, malgré deux tentatives ratées. La première, était de mettre en avant des groupes islamistes dans les marches de vendredi « refuser par le peuple ». La deuxième était de signer l’accord de soutient de la chine, concernant le camps de concentration. Concernant la deuxième stratégie, il s'agissait de jouer sur les minorités « Kabyles ». Ces derniers ne sont pas tombés dans le piège de la division.

Par manque de stratégie, le pouvoir a joué sa dernière carte, « avant l’oppression ». Il offre des billets d'avion aux supporters de l'équipe nationale, pour ce déplacer au Caire . La compagnie Algérienne ainsi que des avions militaires sont mit à leurs disposition .Cela ne fera qu’augmenter les revendications du peuple. Mal intentionné, les militaires se retrouvent à la case de départ -puisque cette révolution pacifique a eu comme nid, les stades -. 

Le résultat est évident ; un duel interminable, de l’armée contre son peuple, ou plutôt du peuple et son armée. Cela dure depuis 57 ans.

Les dernières manifestations  -malgré une grande manipulation-, se sont cristallisées et ne portent qu’un seul slogan. « Un état civil non militaire ».

La seule alternative du pouvoir est la répression. Du moins, de mon point de vue.

Reste que les revendications du peuple Algérien ne peuvent être efficaces, « vu l’embargo médiatique » qu’avec une vision internationale. Le soutient du mouvement des gilets jaune, était un bon départ

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