Présidentielle : pertinence des sondages face à la réalité des données d'internet?

Quelle est la pertinence d'une simple question posée à quelqu'un quand on peut avoir sa conviction profonde en fouillant internet?

Il n'est pas rare d'entendre des intérrogés avouer qu'ils répondent volontairement à côté de leurs réelles convictions pour faire mentir les sondages... Des sociétés réputées se spécialisent dans les enquêtes d'opinion qu'ils font payer cher alors que l'information est à portée de main. Nous sommes en 2017, à l'ère des réseaux sociaux, et de l'open data. Le site Politologue.com l'a compris et propose sa propre vision de l'enquête d'opinion. Et il a prouvé par le passé récent qu'il visait plutot juste, contrairement aux instituts classiques.

D'un côté nous avons des questions posées à un panel se voulant représentatif, et de l'autre nous avons des données. Des données à traiter, mais des données qui ne peuvent pas mentir. Celles des internautes qui réagissent à la présence des candidats sur les réseaux et les médias. déjà en 2012, le rapport de force pouvait commencer à être mesuré, mais tous les candidats n'avaient pas la même présence personnelle. Aujourd'hui c'est le cas. Tous ont leur page facebook et leur compte twitter actifs. Et aussi, la présence sur les réseaux sociaux de l'électorat commence à être représentative. 

Sur les réseaux, il y a une photo à l'instant t qu'on peut mesurer facilement, mais elle n'a de valeur que si on regarde aussi la progression. C'est ce que fait Politologue.com. Car le candidat qui comptabilise le plus de fans n'est pas forécement celui qui, à l'instant t, a le plus de nouveaux fans, de pouces en haut, de commentaires positifs, de retweets, de likes, de partages, etc. Le candidat en forme du moment peut être mesuré.

Quand on  mesure tout ça on obtient des résultats assez différents des sondages classiques, qui ont dernièrement montré qu'ils laissaient souvent la place à la surprise. Et c'est d'autant plus dommage que les sondages ont la fâcheuse tendance à manipuler l'opinion, ou en tout cas le vote. Car le mode de scrutin actuel favorise le vote "utile" au vote de conviction. 

Dommage qu'un pays n'arrive pas à élire le candidat dont il a vraiment envie par peur du pire. Pour passer ensuite 5 ans à moquer le président en place, et rechigner à aller voter pour le suivant. Le problème n'est il pas plutôt ce système de vote associé aux sondages? Ne pourrait il pas exister un système avec lequel le vote puisse être totalement de conviction et les sondages se contenter de donner une indication aux candidats qui ne pourront s'en prendre qu'à eux même pour progresser plutôt que de réclamer un vote utile ou non en fonction de ce qui les arrange?

 Si. Il pourrait. exemple : http://www.mercialfred.com/lifestyle/contre-election

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