HIC! Hirak! Iraq! Chi-raq! Les Mauresques - Lettres à un ami en Irak (2/18)

"Leurs négros sont braves mais visent trop le public de Sephora" Despo Rutti

Wesh gros!

Tout d’abord baise sa mère au harki ! Ca fait du bien de le dire. Je sais tu vas encore me faire ta blague débile schkoun Gérald?

J’ai écouté le dernier AKH, c’est bien fait mais lourdingue. Il a une façon d’accentuer ses rimes qui me fatigue. J’ai l’impression qu’il croit faire la musique qu’LTA fait.  Parcontre LTA me fait vraiment rêver. Tu préfèrerais avoir la carrière de Chill ou d’LTA?  Parce que franchement finir comme lui,-même si en terme de royalties c’est plus avantageux. Je préfère celle d’LTA. Et puis ce sera le meilleur hommage que je puisse rendre à mes artistes préférés que d’avoir la même carrière qu’eux. La dernière fois il a été invité sur BFM, pour parler de la musulmanie internationale,  Il était indigent. C’est ouf d’avoir été le « Rakim  francais » et de finir comme Rost.  Le morceau que je déteste le plus de lui c’est  « Je ne suis pas à plaindre ». Tu sais le morceau dans Métèque et Mat, où il parle d’un jeune enfant des rues marocain qui voulait lui montrer « un papillon ». Du glucose en rythme, des bons sentiments qui  twerkent. Et ça m’a fait penser aux déclarations du racisé qui s’ignore de Cnews, lorsqu‘il qualifie les mineurs  isolés marocains de  « voleurs et de violeurs ». Je préfère la dernière de leur représentation.  

Je te dis ça à cause de mes fièvres arborescentes dû à chaque lecture. J’ai toujours autant de mal à lire. C’est un effort constant.  Dieu bénisse les anti-dépresseurs ça m’aide quand même à finir certaine lecture. Le Géographie de la colère  d’Appadurai  a fait pété mon thermomètre. 

Pour en venir au fait , il parle à un moment de l’anti américanisme qu’il peut y avoir en Inde. Il y évoque ce paradoxe que peux ressentir la population indienne à la fois fasciné par les Etats Unis mais en même temps la dénigrant et pour les plus pauvres d’entre eux la haïssant. Il l explique qu’ils en sont fasciné du chauffeur de Taxi au médecin en passant par le responsable d’une maison d’édition leur avenir professionnel et le moindre de leur rêve passe par les Etats-Unis. Mais les désillusions  aussi.  Et les rêves brisés transforment les songeurs non  pas en braqueurs mais en terroristes. Il parle aussi de ces expériences qu’ont les touristes à l’étranger ou chaque sollicitation de mendiant voile une menace. Mais Appaduraï ne se cache pas comme «  la bicots intelligentsia » qui refusent tout point commun avec les terroristes. Pour Appadurai la frustration et l’aigreur envers la France que l’on peut ressentir dans sa carrière en tant que personne issus des classes sociales et raciales criminalisés est un degré juste inférieur de la haine et de la  frustration des terroristes. Mais bon notre « intelligentsia » continu de se sentir soignée « pour rien de glorieux ».

Et franchement entre la représentation de ces jeunes par Zemmour et celle d’AKH je préfère comme le dit Despo faire peur que pitié. Appadurai conclut ce passage par cette Punchline: Qui a dit qu’il fallait des Madrassas pour enseigner la haine? On peut dire la construction de ces jeunes par rapport à la France ne se fait pas par un biais islamique, ou de détestation innée de la France.  Mais déjà à travers leurs expérience concrète de la France et des Français au Maroc. Parce que s’ils trouvent brutaux et non civilisés ces enfants, que penser de l’occupation touristique qui sévit au Maroc-et ça inclut également notre bourgeoisie racisée qui va au bled en vacance qui ici joue les arabes ici et là bas les françaouis - avec laquelle ils sont en contact des leur plus jeune âge? Tu sais en fait ce que disent ces gamins en rackettant et volant, ces fils de putes du XVIIIème qui vont faire des pétitions sur change afin que leur investissement immobilier ne se dévalorisent pas et pour être « plus en sécurité »

« c’est fini d’être pauvre et d’avoir le sourire et de son contenter de papillon,  c’est fini de servir de sac à foutre pour écrivain du 6ème arrondissement. C’est fini de servir de fantasme à parisienne «aussi étroite que son appart. C’est fini ce culte d’un prolétariat basané qui servirait les blancs, ou leurs alliés objectifs,  sans qu’ils ne se mangent de crachat »

Maintenant que ces jeunes choisissent l’action politique, violente ou non, le vol, le racket ou bien  les salaires de misères au noir dans la restauration, le bâtiment, ils sont libre de le faire je n’ai pas à leur dire quoi faire.  Et que ces fils de putes ne nous disent pas oui mais c’est de la faute des dirigeants de leurs pays. Les mecs n’ont toujours pas compris encore que la politique du pré-carré africain de la France est à chercher au MAE.

Et ce n’est pas une question de moral comme le disait Sankara . La morale de l’oppresseur et de l’opprimé « ne peut pas être la même, à partir de ce moment là il faudra deux éditions de la bible et deux éditions du coran ».  

En parlant de ça les mecs  du CFCM,  ils ont cru que « Le Loué » ça indiquait que le fait religieux était une rente.  Ils ont signé ou vont signer une charte pour un Islam républicain. Et les bicots encore une fois une caricature à la con ça les gêne, par contre quand on nous file une représentation sans légitimité théologique ou démocratique il n’y a plus personne. L’autre à une époque au mieux il aurait été responsable région chez K par K et il se prend pour Cromwell cet ersatz du KKK. Pendant ce temps « nos bicots sont braves mais visent trop le public de Sephora ». J’ai hâte de la première mosquée Républicane. Je mets un billet sur  Sansal ou Daoud comme recteur.

Tu vois « le géographie de la colère » donne pour cause à l’explosion de la violence aujourd’hui qu’elle soit d’Etat ou de groupe minoritaire à la globalisation. La globalisation a multiplié les inégalités mais aussi pousse à une tectonique des plaques entre un monde vertébré (Etat_nation etc) et un monde cellulaire (finance, Al qaida) ce qui produit une dialectique de la violence entre groupe majoritaire et minoritaire à leur crainte d’être toujours rétrogradés. Ce qui est pour lui non pas un « choc des civilisations mais une civilisation du choc ».

Le truc c’est que les Etats développant eux-mêmes ses tensions en se donnant à des « orgies de libéralisme » et se ferment culturellement. Le livre date de 2004 mais c’est ce qu’on voit avec Trump, Macron, Orban. Et que l’insécurité culturelle, pour reprendre les termes  du penseur sans pensée, est dû au fait que la globalisation a brouillé le mythe d’un ethnos national suscitant un sentiment d’incomplétude dans les populations. Ce sentiment d’incomplétude se traduit par un majoritarisme, la crainte de la majorité d’un devenir minoritaire qu’on voit avec la théorie du grand remplacement. Mais aussi par une forme de ce qu’il appelle d’idéocide la désignation d’une pensée comme corrompu qui brouillerait cette ethnos qu’on devrait extraire au même titre que la minorité et que les démocraties libérales, engagées sur cette voie encourent, un devenir génocidaire.

C’est à cause de l’ignorance de ce fait là que Lordon quand il évoque un possible impérialisme islamique se fourvoie, et participe à cette psychose collective. Pour Appaduraï ce qui  existe  c’est que les minorités/isés se cherchent  une majorité imaginaire, opportuniste ou de circonstance ce que l’on peut voir avec l’islam aujourd’hui, mais qui ne reste qu’une fiction.  De plus il y a peut être un problème épistémologique chez Lordon il évoque le « Vivre Sans »,  Il évoque « l’état » comme un commun l’ensemble des souverainetés  individuelles. Mais il n’évoque jamais le  « avec qui » et dans quelle modalités? Car toute les souverainetés individuelles ne se valent pas, et dans tous groupe constitués il se forme des dominants et des dominés (c’est pour ça d’ailleurs que nos « gentils » djihadistes français faisaient pour la plus part  la plonge au pays de Cham comme ils disent). C’est ça en fait le privilège blanc c’est sentir que l’appartenance au corps social coule de soi.

Pour en revenir à Akh, je crois que mon morceau préféré c’est «c’est clair je suis sombre ». J’aime bien ce côté ou il affirme une rupture spirituelle, esthétique et morale, presque  proto-complotistes. Mais là où il est intéressant c’est qu’il pose la question non pas du rapport du fait religieux à une prétendue modernité mais de la pseudo modernité au fait religieux. Mais c’est notre problème aujourd’hui. Ce serait l’islam qui a un problème avec la  modernité incarnée par la laïcité. T’as quasi 2000 ans d’histoire chrétienne,  et le seul rapport au fait religieux qu’ils évoquent c’est la laïcité. « Que dieu face miséricorde à la mémoire étriquée ». Ah oui après ils ont « les guerres de religions » mais bon qui sont des guerres civiles et qui ne sont jamais analyse sou l’angle de l’émergence de l’état-nation et de sa nature à homogénéisé sa population. Mais bon après t as l’universaliste pseudo inclusif, JLM, qui va te dire la religion c’est la guerre. Ok mais le capitalisme aussi non? D’ailleurs je le soupçonne de dire qu’il est populiste pour ne pas dire qu’il est capitaliste. Et la nation? La république ce n’est pas la guerre ? Bref y a qu’un sourd ou un prof pour l’écouter. Mais du coup je pense qu’il y a un lien à faire avec cette époque et c’est définitivement celle des Janséniste.

En gros t as un mec, Cornélius Jansen,  qui écrit deux livres le Marcus Gallicus et l’Augustinus. Le premier il défonce l’Etat Français en leur disant vous vous réclamez d’être la fille ainée de l’Eglise, avec un roi Très chrétien mais derrière vous vous alliez à des protestant contre un roi catholique. Le second c’est un livre de théologie, sur St Augustin un des pères de l’église, classique de chez classique rien de révolutionnaire dedans et suscite un débat théologique, avec les Jésuite, à l’université de Louvain il me semble. Mais un truc vraiment dont tout le monde s’en bat les reins, sur le coup, un truc de geek,  un truc sur la grâce, la prédestination tout ça.

Le problème commence quand par l’intermédiaire de l’abbé de St Cyran qui était pote avec Cornélius Jansen grâce auxquels ses écrits arrivent en France, à la mort de Cornelius. Il se forme à Port royal une communauté qui applique non pas ses préceptes mais sa lecture de St Augustin. Et c’est mal vu par le pouvoir Français. Faut se dire qu’on est en pleine contre réforme que la légitimité des monarques  à pris cher avec le protestantisme, donc, Louis XIII et Richelieu n’ont pas envie qu’on leur casse les couilles avec ça. Mais comme en plus le milieu dit « des Jansénistes » est relié à la Fronde alors pas qu’ils avaient rien avoir mais ils faisaient partie des mêmes groupe sociaux. C’était chaud pour leur gueule. Tu vois mon Grand Père disait toujours à deux ça va le problème c’est le troisième. Ben là le troisième c’est les jésuites bref vu qu’ils faut bien qu’ils fassent fructifier leur capital symbolique, et leur pouvoir et quoi de mieux pour ça que de défoncer des gens qui sont supposé être dans le même camp que toi, et avoir ainsi l’hégémonie idéologique non pas pour l’idéologie elle-même mais juste du pouvoir. Idem Classique de chez classique. Donc on va récupérer le vieux différent doctrinal et on va leur faire un procès à la Sorbonne pour des propositions jugées comme hérétiques qui seraient dans l’Augustinus mais qui n’y sont pas. Le bonjour à Richard Malka, casuiste devant l’eternel.

Mais bon je vais un peu vite, le point sur lequel  je veux m’arrêter pour cette lettre, je te raconterai le reste dans la suivante c’est sur le terme de Janséniste. Les Jansénistes récusent ce terme, pour eux ils sont simplement catholiques. Et ils ont comprit peut être l’intuition rasta « no isme no schisme ». Mais leurs adversaires persistent à les dénommer ainsi. Ils vont essayer d’inverser le stigmate en parlant des jésuites comme de moliniste, du nom de Molina un de leurs partisan, mais cela ne fonctionnera pas. Je te parle de ça car avec ce phénomène de nomination. Au-delà d’utiliser le langage de l’adversaire tu passes, de ce qu’appelle Appadurai d’un statut de minorité procédurale à celle de minorité de substance. En gros pour utiliser un parallèle simple quand tu passes de la dénomination de républicain à celle  catholiques dans les mouvements indépendantistes irlandais c’est une façon de rendre impossible toute  solution politique. De la même façon lorsque l’on parle de judéo-bolchévisme.

Là ou la comparaison est possible avec nos basanés c’est sur le terme d’islamiste. Ce terme je ne l ai jamais entendu en France même de ceux qui sont dans des mouvements dit de l islam politique ou vraiment à la marge. Mais pourtant on persiste à les désigner ainsi. De la  même façon on a vu un glissement, de la question des de la colonisation, de la classe sociale, puis un espèce de bloubi boulga que représentait le terme banlieue/Territoires perdues de la république et enfin à l’islamisme. Ce qui ne veut pas dire non plus que les anciennes dénominations n’avait pas de problématique. Mais les premières avaient la vertues de laisser entrevoir une sortie de crise politique, c’est à dire la fin du cycle de violence. En rentrant dans la zone de minorité de substance ce n’est plus possible et c’est le prélude au cycle de violence.

Ce que l'on nous demande encore une fois c’est l’abandon de toute souveraineté individuelle. De plus on a vu une déclaration de l’Elysée- qui au passage en a fait une honteuse sur Maradona et à elle seule justifie de rétablir le délit de blasphème- utiliser ce même terme d’islamisme en parlant de Daesh mais aussi dernièrement de la Turquie. Ce qui alimente à la fois pour les minorités l’illumination d’un retour à une oumma comme possibilité d’émancipation mais aussi l’angoisse des majoritaires d’une minorité qui va les submerger et les forcer mettre un voile sur la gueule à Brigitte, ce qui aurait un avantage esthétique sans conteste.

Le problème des Jansénistes c’est qu’ils ont cru que leur problème était les jésuite et non pas l’Etat. Ils étaient légalistes au possible. D’ailleurs ils disaient que si un roi était un « mauvais prince » il fallait juste prier Dieu et attendre. Nous faisons la même chose avec les laïcistes de la nuance islamophobe. On pense que c’est Le printemps républicain le problème alors que c’est l’Etat. On parle de racisme d’état constamment, de racisme institutionnel etc etc. Et nous on attend encore après un rapport de l’igpn, une décision de justice, un plan banlieue si ce n’est ça pas être légaliste. On ne peut pas rester dans  « cette position de mendiant et d’assisté »pour reprendre les termes de st Thomas Sankara. Et Pour le paraphraser si on cherche le racisme il est à chaque reddition devant l’Etat. A chaque fois que certains vont choisir ou le ccif ou baraka city à défendre. Il est à chaque reddition devant une orga de gauche blanche. A chaque fois qu’on laisse les migrants être utilisés comme chaire à canon dans des manifestations, Le racisme il est quand on laisse le sujet du chômage, de l’UE, de la dette, à des orgas blanches et qu’on se parle que de racisme, ou au plus de violences policières. Et là on s’est même fait baisé sur la question des violences policières. Et puis franchement de Michel rien à foutre pour une fois que la police s’occupe d’un vrai problème,  la musique de merde, je ne vais pas les blâmer. Tant que l’on restera  sur les mêmes sujets nous resterons dans la catégorie de minorité de substance. Maja m’avait montré une interview d’une handballeuse qui disaient que la lutte pour les filles (à l’école) commençait déjà pas ne pas ramener ma main au niveau de l’épaule pour lancer le ballon mais de tendre le bras en arrière. Ben c’est un peu notre cas je trouve.  

Mais bon pour rester sur le Arjun, il dit qu’au cours du XXème siècle,  lorsque des crimes de masses, génocide sont commis y a une dialectique entre  l’ethnocide à l’idéocide, ce sentiment d’incomplétude n’est pas seulement mobilisé sur des critères raciaux mais aussi sur des critère culturelle. Là ou aux Etats Unis le trumpisme s’est organisé autour d’une blanchité à reconquérir avec accessoirement sur une crainte d’un communisme, socialisme,  fantasmé et d’un état profond à combattre. Le macronisme se réagence autour de la blanchité -tout comme ils se sont réapproprié les discours sécuritaire des identitaires ne doutons pas que ce sujet va arriver sur la table - et non pas de la laïcité - qui n’est qu’un encensoir juridique- mais  du Saint-Esprit de l’universalisme qui serait à reconquérir  face à une hallucination collective d’islamisme. Et comme je te l ai déjà dit l’universalisme n’est que  le communautarisme des dominants.

Donc ce que les gens perçoivent dans un basculement fasciste du pouvoir Français, qui encore une fois ce n’est pas possible car l’ensemble des lois en vigueur avant le PLSG étaient plus liberticide que les lois sous le régime fasciste. Ce que nous percevons c’est la possibilité d’un génocide des musulmans en France. Et à coup sur du cycle de violence. C’est ce qu’il faut entendre à chaque déclaration de Darmanin lorsqu'il parle de la violence légitime. Il ne faut pas entendre je protège la police mais je déclenche le cycle de violence.

Là où la douille est aussi intéressante, c’est que les jésuites élaboraient des théories dites monarchomaque. Ce qui en français veut dire : « Quels sont les conditions légitimes pour se débarrasser d’un roi quand ils ne nous convient pas ? Mais c’est également              ainsi que fonctionnent nos amis « Laïcistes ». Et suffit de voir pour cela qui ils seraient prêt à soutenir, ou du moins à tolérer pourvu qu’ils ne soient pas « islamistes » ou  « islamo-gauchistes » en dépit de leur démocratisme  façade hystérisé.  L’ensemble de ces personnes sont les mêmes, et si ce ce n’est pas eux en personne c’est leurs ancêtre en saloperie, ceux qui ont salué Oslo en dépit de la défaite démocratique d’Arafat, les mêmes qui soutiennent Al Sissi, les mêmes qui ont soutenu le coup d’Etat des généraux Algériens. Les mêmes quii proposent leur savoir faire en maintient de l’ordre.   « Elle est belle la démocratie et Nique ta race aussi ».  Et là que ça devient aussi drôle on en revient à Greygouse, qui toujours dans la société ingouvernable parle de la façon dont Hayek et friedmann ont soutenu le régime de Pinochet.

Expliquant qu’il valait mieux un régime dictatorial ou pour euphémiser autoritaire que toute forme de socialisme. En tout cas que c’était une option. Mais qu’il serait plus judicieux de l’inscrire dans les constitutions les principes du libéralisme économique. Ce que l’on voit avec les propositions d’inscrire dans les constitutions le remboursement de la dette etc.

Mais l’hypothèse autoritaire n’est pas exclu donc le libéralisme à en son sein la possibilité d’un autoritarisme. Et on peut dire aujourd’hui que les deux s’articulent. L’anti terrorisme est le procédé par le quel le libéralisme termine d’assoir son hégémonie. Donc quiconque soutient l’ensemble des dispositifs anti-terroristes du dernier des elléfistes aux égéries l’extrême droite ne combattent pas un supposé terrorisme ou une supposée  invasion barbare mais soutiennent objectivement le libéralisme. Et quiconque doute que l’islamophobie et le libéralisme sont la  colonne vertébrale  de l’antiterrorisme,  ne doit pas douter que ce dernier ne l’ignorera pas. 

Enterrer l’islamophobie ne passera que par l’enterrement de l’ensemble des dispositifs anti terroriste, et du libéralisme. Reconquérir l’ensemble des libertés ne se fera qu’en enterrant l’ensemble des dispositifs anti terroristes. Allez se faire tabasser loi par loi ne sert strictement à rien. L’ensemble des dispositifs légaux qui on été combattu dans la rue, refusé par un vote sont tout de même passé sous une autre forme, dans d’autres dispositifs. Appelez à manifester sur un mot d’ordre comme la démission de Macron à du  sens. Appelez à manifester sur l’ensemble des lois liberticides à du sens. N’appeler à manifester que sur la portion congrue c’est juste réclamer du mou sur la laisse donc garder un statut de chien.

On presse les gens d’aller manifester c'est-à-dire concrètement d’être éborgné, amputé, frappé, embastillé,  pour une vaste mascarade. Ca me fait penser à ce que disait Genet de mai 68, une grande pièce de théâtre un grand ballet pour éviter l’affrontement. A moins qu’il faille se poser la question de l’utilité des manifestations (je ne parle pas de celle des gilets jaunes qui d’une révolte fiscale en  ont fait une vrai révolte politique en  soulevant d’autre problématique)? Entre vrai et faux black bloc, vrai robocop, chanteuse devenu militante mais qui va faire des films avec Caroline Fourest, sandwich au merguez, ca ressemble pus à un carnaval, une sorte de spasme et d’illusion de société égalitaire. Un rite initiatique à l’intégration au système politique dominant ? Mais pour sur le lendemain tout le monde reprendra sa position sociale.

Bon certains n’ont même pas droit au carnaval parce qu’apparemment lors de la manif du samedi 28 ils ont coupé le Micro quand d’un militants de la Brigande Anti Negrophobie  quand il parlait.  Bravo les syndicats de journalistes.

En parlant de ces salopes on peut faire un lien avec celles de l’éducation nationales. Sur le côté où ils auraient été traumatisés par l’assassinat de l’autre.  Et leur effroi les auraient fait collaborés avec ce gouvernement islamophobe. Arjun parle aussi dans son livre de la nécessité d’une propagande médiatique, type radio des milles collines au Rwanda ou la propagande sous l’Allemagne Nazi. Là ou je veux en venir c’est que les journalistes ont été durement visés ces dernières années, peut être que leurs incapacités à analyser la situation sur la question de l’islamophobie et du terrorisme, à être tout le temps le cul entre deux chaises vient de là. Comment peuvent-ils être objectif sur eux même et savoir comment ces attentats les ont affectés en tant que corporation et ont modifiés, ou pas, la pratique leur de travail. Et que leurs façon schizophrénique d’être Charlie,  de condamner, tout en essayant d’expliquer, sans être capable de remonter les chaînes de causalités et cela du journal le plus progressiste au plus réactionnaire vient de là.  Donc il faudrait peut être que les journalistes fassent une analyse, prennent du Tranxen, change de métier et se remettent en question. Là ou dans le livre il géniale c’est qu’il ne fait pas des génocides, et des barbaries qui l accompagnent comme une finalité en soi. En gros le but n’est pas tant d’éliminer une population déterminée mais de l’éliminer pour confirmer la grille de lecture. D’où l’importance que les journalistes s’auto-traitent pour parler comme la playmobil, journaliste et fille de journaliste à nom composée de france2 (Elle revient de loin elle).

Il ne faut pas non plus ignorer la possibilité que ces attentats contre des journalistes aient été aussi une manipulation des services secrets, on l’a vu en Algérie durant la guerre civile, en Italie dans les années de plombs, ad nauseum…

Certains  vont nous dire oui mais Daesh? Si j’étais un fils de pute je te dirais de quoi Daesh est il le nom ? En premier lieu on va nous dire de la barbarie et de l’intolérance. Je sais plus si t’es né en 82 ou 83? Moi je suis de l’année mort de Genet. Donc  en gros un  Irakien qui est né à la même période que nous est né en pleine guerre Iran Irak, que les pays occidentaux ont soutenus. Il a connu la 1ère guerre du golf, les 19 années d’embargo et de programme pétrole contre nourriture,  l’invasion de l’irak, l’occupation américaine, et la mise en place de politiques confessionnelles à domination chiite qui sont une minorité dans la région (merde en fait les sunnites ils ont flippés d’être minorisé alors que majoritaire comme nos blancs blanc d’ici, putain ils sont proche de nous quand même). A la différence que c’est les américains qui géraient le truc en vrai. Et en vrai ils sont pas si radicaux ils ont plutôt était résilient. Regarde si on fait le bilan des morts.

150000 MORTS POUR LA GUERRE IRAN IRAK.

De 120000 à 150000 MORTS POUR LA PREMIERE GUERRE DU GOLFE.

1 000 000 de MORTS DU A L’EMBARGO selon les chiffres les plus pessimistes en prenant en compte la mortalité infantile.

100000 la DEUXIEME GUERRE DU GOLFE

Donc même si on divise par les chiffes de l embargo par dix ce qui fait cent mille on arrive sur une petite quantité de 400000 morts pour une population de 18millions en gros. Ce qui fait une personne sur 45. Entre la famille, le boulot, les amis, les voisins on connait tous 50 personnes. Ca en terme est d’affect comme dirait notre spinozien ça marche à plein tube et va en falloir des numéros verts. Et il n y’a pas toujours pas besoin des madrassas pour enseigner la haine ... Moi un mec qui a vécu ça je ne lui fais pas de leçon de moral sur la fraternité, le vivre ensemble et la tolérance. On ne va pas parler de décence commune, mais à minima d’intelligence social. Et ce n’est pas de l’apologie du terrorisme mais juste  expliquer les conditions matériel d’existence de ce phénomène.

Au passage t as vu que, Burgat, qui a été un des premiers si ce n’est le premier à alerter sur la situation des enfants signalé par les professeurs –mais aussi les chefs d’établissements et les rectorats- aux services de polices  dont 14 ont été mis en examen, il a co-signé une tribune faisant le lien entre terrorisme et la politique étrangère de la France (l’enfonçage de porte ouverte c’est un sport national).  Mais elle a été faites en soutient à Judith Bernard, qui aurait dit la même chose dans une interview et aurait reçu des menace de morts sur internet. Elle est dur la vie. Mais pas en soutient de ces enfants persécutés. Donc j’imagine comme à chaque tribune qu’il y a des tractations mais ca reste du foutage de gueule. L’argument de nos profs qu’ils ont été traumatisés par l’assassinat je peux l’envisager. Mais ce que je comprends surtout c’est pourquoi Pétain à baissé la culotte en 40, avec des gens aussi faible moralement et mentalement, normal qu’il se dise autant limiter la casse. Les profs c’est Adolfo Ramirez qui se prendrait pour Jean Moulin. On leur confit nos enfants je ne leur confierai même pas un poisson rouge.

Allons encore plus loin on nous dit Daesh, Daesh, Daesh, mais encore une fois qu’est ce que Daesh, des terroristes? oui et non. On va dire que les mecs militent pour un territoire délimité qu ils l’appellent le pays de candy, de Cham ou le backroom au fond à droite, c’est leur problème. Ensuite ils disent on veut être qu’entre sunnite. Mais ca s’appelle un état Nation. Donc en fait c’est des indépendantistes irakiens. Et encore une fois on va dire qu’ils aient quelques velléités politiques on ne peut pas leur en vouloir. Mais là ou je leur ferais un reproche c’est qu’ils ont embrassé de plein fouet la modernité qu’ils prétendaient rejeter. C’est l’Etat Nation le problème c’était la cause de leurs problème et ils ont fait une guerre pour en avoir un. On voit en France un discours hyper souverainistes, nationalistes pour supposément se protéger de la globalisation. Mais c’est ce qu’a voulu Daesh  se vertébrer dans un monde cellulaire, pour se protéger eux qui font parti aussi des perdants de la globalisation. Encore une fois ils sont plus proche de nous que ce que l’on pense. 

On le sait très bien que le recours à l’islam n’est pas que superficiel mais vise aussi à combler le vide idéologique de l’échec du panarabisme et du socialisme, pardon du truisme c’est pas à toi que je vais expliquer ça.  Mais moi mon problème avec eux n’est pas qu’ils utilisent l’islam et je ne les condamne que dans la mesure où tout ce qu’ils ont fait en voulant fonder non pas un califat mais un état-nation est politiquement  tout ce qui est problématique avec la politique Française.

Nos anti impérialiste de pacotilles, n’on pas vu encore une fois les revendications politique parce qu’ils étaient absolument obnubilés par le fait religieux. Et ce pays à globalement un problème avec ça. Que le fait religieux dépend encore du ministère de l’intérieur en dit long. Mais je vais m’attarder sur un détail que je trouve significatif. Y’ a un livre qui défonce de Raphael Imbert, Jazz Suprême initiés mystiques et prophètes dans le jazz. En gros c’est sur la spiritualité dans le jazz, et il s’est rendu compte d’un truc. Beaucoup demusicien de jazz ont une influence spirituelle, religieuses, initiatique assez forte dans leurs façons d’aborder la musique. Mais ce n’est pas qu’un truc new âge de babos, ca fait partie même de la construction de leursmusique dans  leurs façon de faire de la musique c’est indissociable. Mais donc le truc dont il s’est du compte c’est que les journalistes  français ne les interrogeaient jamais par rapport à ça.  C’est pas un fait anodin à partir du moment ou cela fait partie du processus de création c’est aussi important de connaître cet aspect mystique ou religieux, que de connaitre le type instruments que l’artistes à utilisés, les albums qui l’ont inspirés, le studio ou il enregistre. Pourquoi y ‘a t-il cet occultation du fait religieux? Parce que ce n’est même pas jugé de façon croquignolesque ou péjorative, non c’est ignoré. Je pense qu’on aura résolu une partie du problème de l’islamophobie quand on aura répondu à cette question.

Sinon je suis toujours au chômage technique, je me suis remis puis re-séparé de L, et je baise autant qu’un putain de tolard. Vivement que je séduise une petite républicaine de droite pour qu’elle avale mon seum, le seul truc de français chez moi.

Bisous gros.

Cherdouh Emir

Aka l'analphabète voleur de feu

Aka le Stakhanov de la plonge

Aka un truc entre Prométhée et Maradona

 

PS : Je crois que je vais faire  un article sur Michou parce que soutenir un producteur de musique c’est beau mais quand il s’agit d’un toxicomane schizophrène tout le monde s’en bat les reins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.