Venezuela Info: Les crimes de Maduro

Ian Vásquez nous parle de l’état des Droits de l’Homme au Venezuela où, par exemple, ont été relevés 8.292 exécutions extra-judiciaires depuis 2015.

 

venezuela-derechos-humanos-kr2g-620x349-abc

Amnistie International (AI) a publié un rapport en septembre dernier sur la grave situation de l’état des Droits de l’Homme au Venezuela.  Les mesures répressives du régime vénézuélien, selon l’organisation, représentent des «graves violations aux droits de l’homme, et tout spécialement les exécutions extra-judiciaires».

Entre autres, le rapport documente les tactiques militaires qu’applique le régime de Nicolás Maduro contre la population, et ce n’est que la plus récente permis les nombreuses enquêtes  produites par divers organismes internationaux au Venezuela.  La répression  et devenue tellement intense,  systématique et alarmante qu’il est important de signaler ce que la communauté internationale est en train de documenter.

AI  dénonce non seulement que le Venezuela est devenu «un des pays les plus violents au monde» ces dernières années - ce qui en soit représente un État en échec qui n’a pas réussi  procurer sécurité aux citoyens - , mais aussi que l’État contribue à cette violence généralisée.  Elle dénonce aussi l’usage de tortures par le régime, en plus du «haut degré d’impunité, estimé supérieure à 90% dans les d’homicides», tout comme le fait que le régime a «oculté de manière systématique les chiffres officiels des morts violente par armes, et notamment lorsqu’un officiel de la sécurité y est concerné».

L’ONU pour sa part a produit un autre rapport accablant.  Pour 2017 il signale que «parmis les acts de maltraitance et torture documentés, sont inclus l’application de décharges électriques, coups, viols et autres formes de violences sexuelles, asphyxie avec des sacs en plastique et produits chimiques, simulacres d’exécutions et privation d’eau».  Dans une période de moins de deux ans, lors d’opérations organisées par l’État, «les forces de sécurité on tué 505 personnes … et permis eux 24 enfants».

L’Organisation d’États Américains (OEA) ha réalisé un rapport encore plus complet.  Il y est argumenté que les actions du régime de Maduro peuvent être considérés «crimes contre l’humanité».  Le Secrétaire Général, Monsieur Luis Almagro «ils existent des évidences qui pointe vers l’usage systématique, tactique et stratégique d’assassinats, incarcérations, tortures, viols  et autres formes de violences sexuelles, comme outils pour terroriser les vénézuélien, dans une stratégie panifié pour écraser tout opposition au régime». 

L’OEA a aussi documenté 8292 exécutions extrajudiciaires depuis 2015 et confirme que 12.000 vénézuéliens ont été arrêtés de manière arbitraire depuis que Maduro s’est imposé au pouvoir en 2013.  Les tortures recensées  incluent «des passages à tabac causant de sévères lésions, qui ne reçoivent aucune attention médicale;  soumettre les détenus à des positions et situations hautement stressantes;  des décharges électriques (génitaux inclus);  des brulures; usage de gaz lacrymogène;  obligation d’ingérer des aliments en décomposition; obligation d’ingérer des excréments ou tout simplement ne fournir ni eau ni nourriture».

«Le régime - selon le même rapport - ha politisé l’accès aux peu d’aliments et articles de premières nécessités, distribuant des aliments que à leurs partisans et limitant leur accès à ceux qui ne soutienne pas les actions du régime».

La crise humanitaire que subit le Venezuela, comprend aussi le système de santé.  Et selon l’ONU, le régime a arrêté ‹mes médecins, patients et journalistes qui dénoncent publiquement la gravité de la situation sanitaire».   Est aussi documentée la «présence de membres de la Guardia Nacional (police militaire), ses milices et des  colectivos armés à l›intérieur des hôpitaux, pour empêcher les médias et les particulier de recueillir des preuves du déplorable état de délabrement du système de santé vénézuélien».

Les crimes de Maduro sont impossible de cacher.  

 

Cet article a été publié dans le journal «El Comercio» - Pérou le 25 septembre 2018

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.