le régime chaviste s'est approprié de 25 médias au Vénézuela

 

Antonio María Delgado

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Le régime bolivarien a donné un nouveau sens au vieux adage “si tu ne peux pas les vaincre, alors rejoint les”, en achetant les moyens de communication qu’il n’a pas pu taire par le harcèlement, l’intimidation et les récurrentes menaces de fermeture.

Le rapport réalisé par le “Instituto de Prensa y Sociedad” (Ipys), a démontré que des “entrepreneurs” amis du régime ont acquis plus de 25 médias au Vénézuela, ce qui a conduit à un évident changement de ligne éditoriale des dits journaux, stations radios et chaines de télévisions récupérés.  Dans beaucoup de cas, les opérations furent réalisées sous constante pression et menaces, dit Emilia Díaz-Struck, qui a coordonné les recherches dans laquelle ont participé plus de 30 journalistes.   

http://www.pbs.org/mediashift/2014/04/in-venezuela-data-journalism-is-taking-off/

Un important nombre de médias en province ont été achetés par des représentant des “pouvoirs régionaux “, ainsi que PDVSA qui a aussi laissé sa trace, en finançant certaines de ces opérations.

La tendance a conduit à une disparition graduelle des unités d’investigation des médias et des journalistes d’influence dans l’opinion publique.

Il est évident que tout ceci est favorable pour un journaliste qui est très éloigné de la pluralité, éloigné d’un journalisme indépendant, et qui est favorable à un journaliste qui évite la controverse, a exprimé Marianela Balbi, directrice de Ipys au Vénézuela.

“Il n’y a aucun doute que ces changement de propriétaires de médias, influencent des lignes éditoriales plates, complètement domestiquées et favorables aux informations émanant du Ministère de l’Information et de Communication” a ajouté Balbi.

Les investigations - réalisées conjointement pas Ipys et les équipes de reporters de Poderopedia et Armandoinfo - démontrent comment PDVSA a utilisé son chéquier pour taire plusieurs médias au Vénézuela qui opéraient en province.

“Ce qui est certain c’est que à travers du Programa de Empresas de Production Social (EPS) le contrôle des chaines de TV et des journaux a été conclut.  C’est par exemple le cas de Catatumbo TV au Zulia, de Televisora de Oriente à Anzoátegui et du Diario Oriental à Monagas,” peut on lire dans le rapport.

Dans le cas de Catatumbo TVet Le Oriental, Dans le même registre de commerce on constate l’intervention de PDVSA, tandis que pour Televisora de Oriente, les millionnaires comptes publicitaires et autres services à PDVSQ sont devenu la raison d’être de la chaine TV, qui aujourd’hui a une programmation uniquement dédiée à l’image de la corporation pétrolière.

“Quoi qu’il en soit, le fait est que PDVSA ne cache plus son intérêt pour contrôler les médias  dans ses zones d’influence” continue le rapport.

Les ventes récentes de El Universal (un des premiers journaux fondé au pays)  et de la Cadena Capriles, avec son journal phare Ultimas Noticias, - fut un dur coup au droit des vénézuéliens à l’information. 

Les transactions réalisées en secret par le biais de prête-noms, on conduit immédiatement à un changement de ligne éditoriale des deux journaux, et une sortie des journalistes à influence dans l’opinion publique. 

Dans le cas de la vente de Globovisión, qui jusqu’à lors était considéré la seule chaine TV d’information indépendante du Vénézuela, l’opération s’est terminé avec la suppression de ce qui était l’unique unité d’investigation télévisé qui restait au pays.  

 

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