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Billet de blog 6 oct. 2020

Dar Al-Handasah : Le côté obscur du colosse

D'un petit pays accablé par la guerre de Transjordanie, ou par les buissons de la savane africaine, à la conquête du monde: l'épopée commune de la famille Shair et de la famille Dos Santos

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Le 4 août 2020, peu après 18 heures, dans la zone portuaire de Beyrouth, la capitale du Liban, 2750 tonnes de nitrate d'ammonium, qui ont été confisquées (en raison de sa dangerosité) à un navire russe[1] en 2013[2], et, en raison de la faillite de son propriétaire[3], ont rester dans un hangar douanier sans mesures de précaution, ont explosé[4]. Ce fut une explosion semblable à un tremblement de terre qui a tué environ 200 personnes, blessé plus de 7 000 personnes et détruit les maisons de plus que 300 000 habitants de la ville[5].

Indépendamment des considérations sur les très graves erreurs de l'administration portuaire, cette tragédie a provoqué une autre blessure incurable dans le tissu urbain d'une ville victime de guerres et d'attaques politiques de toutes sortes depuis une centaine d'années et constitue donc une arène privilégiée pour les entreprises qui sont appelés à reconstruire après chaque catastrophe. Ce que nous racontons, c'est l'histoire de la plus ancienne et la plus célèbre de ces entreprises de construction libanaises : le groupe Dar Al-Handasah de la famille Shair.

Cette histoire montre une évolution similaire à celle du boom de la construction dans le Tiers-Monde, mais aussi dans les pays européens détruits par la Seconde Guerre mondiale : Réguler les processus industriels d'un pays en reconstruction comporte une forme de corruption « acceptable »[6] presque obligatoire. Ce paradoxe est encore plus évident dans certains pays du tiers monde, où il n'y a pas de politique sociale étatique (parce que c'est une dictature, parce que le pays est pauvre, parce qu'il sort d'une guerre civile catastrophique) et où la domination sur les ressources disponibles est la seule raison pour laquelle chaque investisseur est prêt à tout[7].

L'histoire du groupe libanais Dar Al-Handasah[8] est née ainsi : d'un début heureux, grâce au temps favorable pour les entreprises de construction au Liban et dans tout le Moyen-Orient[9], et quatre jeunes hommes amis depuis l'enfance. Le fondateur, Kamal A. Shair[10], est un ingénieur visionnaire (« Depuis le moment où j'ai fondé Dar Al-Handasah, j'ai pensé que l'entreprise devrait devenir quelque chose qui continuerait à prospérer longtemps après avoir commencé à travailler - et même après j’aurai quitté cette vie »[11]) qui se caractérise par sa détermination et sa capacité à nouer des amitiés et des relations professionnelles, en utilisant le charisme, la qualité de son travail[12], mais aussi (si nécessaire) la corruption - à partir de Liban, puis dans le monde, jusqu’à certains contrats de construction controversés pour la CIA et le département américain de la Défense[13].

Né en Cisjordanie dans le petit village d'Es-Salt (connu pour les ravages causés par la bataille de Transjordanie entre les Britanniques et les Ottomans le samedi de Pâques 1918, au cours de laquelle chrétiens et musulmans pacifiques ont été massacrés ensemble parce qu'ils se sont opposés aux Turcs[14]), il se rend compte qu'en période de turbulence, une société internationale d'ingénierie, d'architecture et de planification est nécessaire, capable de lutter impitoyablement contre la concurrence[15].

Beyrouth 1956, quatre garçons et un rêve

Son idée d'entreprise et sa vision du monde vont de pair avec son idéologie politique : grâce à ses études à l'Université américaine de Beyrouth, où il a obtenu son diplôme[16], il rêve d'un avenir dans une société émancipée, progressiste et démocratique, soutenue par des réformes politiques et économiques – les quels principes ont les caractéristiques d'ouverture sociale, de protection de l'environnement, d'innovation et d'enseignement supérieur[17]. Les quatre garçons sont devenus amis et conseillers de chefs d'État, d'intellectuels, de soldats, de penseurs et d'hommes politiques qui partageaient le rêve d'une nouvelle ère pour le Moyen-Orient [18]: presque une utopie dans les zones marquées par la guerre civile et la corruption. Si vous ajoutez à cela le charisme de Kamal A. Shair, l'attrait de son projet industriel devient de plus en plus fort. Il l'appelle Dar Al-Handasah, « La Maison des Ingénieurs »[19].

Après avoir grandi ensemble dans les rues de la capitale en 1956[20], étudié dans les mêmes pièces et partagé rêves et besoins, quatre très jeunes professeurs de l'Université américaine de Beyrouth[21] ont fondé un bureau d'ingénierie dans cette même capitale, Beyrouth, qui, à ce moment historique, était une avant-garde absolue dans l'industrie de la construction[22]. Il y a un monde à imaginer et à construire - et tout le monde l'a fait avec une telle ferveur que Beyrouth s'appelait à l'époque la « Suisse d'or »[23]. L'année 1958 a été le tournant pour l'entreprise. Grâce au premier grand contrat au Koweït (une centrale électrique[24]), la montée en puissance de Dar Al-Handasah commence de manière explosive, avec des projets ultérieurs au Moyen-Orient, dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et en Afrique. Aujourd'hui, le groupe contrôle 47 bureaux internationaux en dehors du Liban[25].

Dix ans plus tard, au début des années 1970, Dar Al Handasah change de nom pour Dar Al-Handasah Shair and Partners : désormais Kamal A. Shair est devenu le leader incontesté de l'entreprise, il a évincé ses amis d'enfance et décide à 60% vendre les actions de la holding à des dirigeants qui se sont démarqués au fil des ans [26]; un geste symbolique, un message de lien absolu entre ceux qui forment le cœur de l'entreprise, un « cercle magique » qui se démarque et est devenu une élite nationale après la prise du pouvoir par la famille de Suleiman Franjieh au Liban et en Syrie et est l'épicentre d'un moteur économique panarabe qui a émergé de l'humiliation de la guerre des Six jours[27] : une vague que Kamal A. Shair chevauche magistralement, réalisant des contrats importants et rentables au Nigeria, en Algérie, au Qatar[28] et partout dans les environs à l'Est[29], progressivement gagnant, permettant au groupe d'étendre son activité à tous les secteurs de la construction : résidentiel, transport, industrie et services[30].

Le groupe Dar Al-Handasah est l'un des leaders de l'âge d'or de la reconstruction du pays libanaise, après 25 ans de guerre civile[31] - une modernisation qui ne s'achèvera qu'en 1991[32]. Aujourd'hui, Dar Al-Handasah est l'une des sociétés de conception architecturale[33] les plus renommées au monde et l'un des plus grands employeurs du Liban[34]. Cependant, cela ne se produit pas sans conséquences - le groupe fait l'objet d'une enquête pour corruption dans trois juridictions : l'Angola[35], l'Égypte[36], le Liban[37] et enfin, en raison d'un grave accident (en raison de la construction sans les mesures de sécurité nécessaires) également en Arabie saoudite[38]. On sait maintenant que, grâce à son amitié avec un guérillero angolais devenu plus tard président (José Eduardo Dos Santos), Dar Al-Handasah a également reçu des commandes dans les années 1970 qui ont été payées par l'Union soviétique et garanties par celui qui est accusé aujourd'hui d’être un ancien employé du KGB - Herminio Joaquin Escorcio[39].

L’amitié avec le président Dos Santos

Les premières étapes du succès ont également été celles qui ont été accompagnées d'événements de corruption, à commencer par l'un des gouvernements en plein essor (grâce aux grands gisements minéraux) de ces années : l'Angola du président José Eduardo "Zedu" Dos Santos[40] et de sa fille Isabel[41], qui a été poussé grâce à le principal moyen de corruption de ce clan - la Fondation FESA (Foundação Eduardo Dos Santos de Angola)[42].

Au fil des ans, le lien d'amitié entre la famille Shair et la famille Dos Santos s'est renforcé grâce à des intérêts économiques convergents : selon les recherches de l'ICIJ[43] et de Global Witness[44], la famille Dos Santos est entrée dans une grave crise de liquidités après la fin de la guerre civile et a accepté des prêts garantis pour le pétrole[45] qui auraient a l’avenir été extraits de la Sonangol[46] (ce qui à ce jour risque de faire faillite la compagnie pétrolière d'État surendettée[47]). Mais ces prêts ne finissent pas tous dans les caisses de l'État : certaines sommes sont transférées sur un compte UBS à Jersey - argent qui n'a jamais été retrouvé car il a été traité par la succursale londonienne d'Arab Bank[48]. Là où le groupe Dar Al Handasah a ses comptes bancaires et d'où ils ont été immédiatement transférés vers un autre endroit[49].

Une partie a été utilisée pour financer un compte de la filiale Penspen International Holding Limited, utilisé à Hong Kong[50], qui a permis à la société Qatar Petroleum[51] de signer plusieurs contrats en Iran (sans comparaître directement) pour la mise en place d'un consortium avec la société de négoce pétrolier Initial Oil. Initial Oil est contrôlé par un assistant personnel de Kamal A. Shair : à nouveau l'ancien employé du KGB, devenu ambassadeur angolais (et ami de José Eduardo "Zedu" Dos Santos), le susmentionné Herminio Joaquin Escorcio[52].

Cela explique également le lien avec le Qatar, où Dar Al-Handasah a un siège institutionnel[53], tout comme à Abu Dhabi[54] - la famille Shair parvient toujours à s'entendre avec tout le monde. À Doha, cependant, Dar Al-Handasah crée l'un de ses chefs-d'œuvre. On parle de chiffres d'investissement bien supérieurs à 3 milliards de dollars entre 1989 et 2004[55] - argent qui a été utilisé pour gérer le contrat de l'un des plus grands projets de construction au Qatar : « The Pearl »[56] (voir la photo d'ouverture de cet article) qui consiste à créer deux péninsules pour les riches[57] avec 10 immenses immeubles d'habitation composés de 40 tours[58], chacun avec une place pour les bateaux, les supermarchés, les gymnases et même une mosquée, et totalement indépendants, tous deux pour l'eau potable (filtré de la mer) ainsi que pour l'énergie (panneaux solaires et systèmes géothermiques)[59].

Les conseils donnés aux intermédiaires (éventuellement des pots-de-vin) par Dar Al-Handasah s'élèveraient à environ 100 millions de dollars, contre environ 16 milliards de dollars de bénéfices pour l'architecture et la construction, et environ 4 milliards de dollars sur dix ans pour l’administration ultérieure de l’infrastructure[60]. Une affaire de mille et une nuits. Selon des ONG internationales, ces 100 millions sont passés par un autre compte bancaire à Jersey qui a été proposé aux dirigeants libanais par des intermédiaires au Qatar[61]. Dans ce cas également, l'un de ces intermédiaires est l'ancien PDG de Sonangol[62], Escorcio[63] : l'assistant de Kamal A. Shair[64], qui grâce à son patron libanais est devenus ambassadeur en Autriche, Suisse, Algérie, Argentine, Égypte, Allemagne, Portugal, Libye, Tunisie et les Emirats Arabes Unis[65].

La famille Dos Santos contrôle le système de construction depuis la fin de la guerre civile angolaise à travers les entreprises amicales et corrompues qui les soutiennent : le secteur du bâtiment est étroitement lié aux besoins sociaux et à la politique en tant que symbole et facteur de croissance et d'émancipation de la nation. Lorsque vous contrôlez les premiers, vous avez le pouvoir et le respect des oligarchies locales[66]. L'objectif est de créer une sorte de bourgeoisie aux fonctions oligarchiques (composée des dirigeants du parti au pouvoir[67], le MPLA[68], et des officiers militaires[69] de haut rang tels que le général Hélder Vieira Dias "Kopelipa"[70], ainsi que certains cadres de Sonangol[71] et de la FESA[72]), dont le travail est de contrôler la croissance économique et infrastructurelle de l'Angola - une conception dont Dar Al-Handasah a toujours fait partie[73].

Herminio Joaquin Escorcio et le boom de la construction en Angola

Parce que l'Angola est également pressé de grandir. En 2006, la capitale Luanda avait besoin de nouveaux appartements en un éclair en raison de l'urbanisation croissante de la population, qui échappait à la misère des zones rurales et cherchait le bonheur dans la ville[74]. Zedu a demandé de l'aide en Russie, aux États-Unis et auprès des amis portugais de sa fille Isabel - sans succès. Selon la légende, les choses ont changé un jour de 1984 lorsque Ronald Reagan (alors ami du Liban[75]), avec le président libanais Amin Gemayel[76] (chef du maronite Christian Phalanx[77]) a présenté le président Dos Santos à Kamal A. Shair[78].

Ce n'est probablement qu'une légende. Shair et Zedu devaient se connaître depuis longtemps, car Kamal a pris part à la guerre civile angolaise[79] et a certainement rencontré Zedu. On dit que Kamal faisait des allers-retours dans la brousse angolaise dans un jet privé au printemps 1979, apportant des médicaments et des munitions aux rebelles en échange d'accords pour exploiter les mines d'uranium, de diamant et d'or après la guerre[80]. Cependant, Kamal A. Shair est le premier entrepreneur à promettre de l'aide à José Eduardo Dos Santos[81].

Après la guerre d'Angola, Kamal, avec son assistant Herminio Escorcio, a offert son aide dans toutes les négociations sur la vente de pétrole et de gaz jusqu'à devenir le médiateur de nombreux projets de développement également financés par les Chinois, comme le « Grand Route » qui mène de Port-Saïd[82] aux ports de Rio Congo, en particulier à Port Matadi[83], qui a été construit par les Français du groupe Bolloré[84] avec de l'argent chinois et était censé être le centre de tri des produits de la région pétrolifère la plus riche d'Angola proviennent de la province de Cabinda[85].

Le bonheur de Kamal repose donc principalement sur ses compétences relationnelles et sa ferveur entrepreneuriale: ce n'est pas un hasard si l'armée égyptienne, lors du choix d'un chef pour le coup d'État, a choisi précisément Abdel Fattah Al-Sisi[86]: l'un des meilleurs et plus proches amis de Kamal A. Shair, élu chef d'état-major de l'armée et des services secrets[87], puis secrétaire à la Défense[88] et certainement l'un des hommes de confiance d'Herminio Joaquim Escorcio lorsqu'il était ambassadeur d'Angola au Caire[89].

Dans les années 90, Kamal, devenu un homme plus âgé, cède la place à son fils Talal[90], qui, comme son père, est un homme intelligent avec un bon sens des affaires et de très bonnes relations. Talal est donc chargé de résoudre le problème de la pénurie de logements à Luanda - il le fait avec une proposition incroyable : Dar Al-Handasah construit 1 million de maisons et le nouveau Palais de l'Assemblée nationale[91], où le projet est remis en cause par le président comme une victoire politique, mais investi avec l'argent de la famille Shair[92]. Dos Santos a accepté la proposition et a fièrement lancé en 2012 le programme de construction « Minha casa, meu sonho » (Ma maison, mon rêve[93]) dont le coût réel n'a jamais été connu, même s'il était proche de 3 milliards d'euros devrait être[94]. Une somme énorme.

Un demi-siècle de connexions de premier plan en Égypte

Talal K. Shair devient un ami proche et un conseiller de la fille de Zedu, Isabel Dos Santos, qu'il soutient et accompagne dans toutes ses opérations au Moyen-Orient[95]. De plus, Talal a toujours été associé au MPLA[96], dont il partage l'idéologie pragmatique et laïque : il rêve lui-même d'un islam dans lequel sunnites, chiites et wahhabites sont frères et non ennemis comme ils le sont aujourd'hui. Très jeune, toujours à la poursuite de son rêve, Talal K. Shair était partisan et financier de la création de la banque Dar Al-Maal Al-Islami à Genève[97], banque créée à l'initiative d'entrepreneurs, de professionnels et d'aristocrates saoudiens « éclairés »[98].

Ce sont des idées héritées de son père : Kamal, grâce à son amitié avec le doyen de la Faculté d'architecture du Caire, a été impliqué dans le projet de construction d'un groupe de maisons publiques qui ont été construit spécifiquement pour les ouvriers des puits de pétrole dans le désert de l'Est égyptien[99]. Par l'intermédiaire de son cabinet de conseil Shair & Partners, il est entré en contact avec le fondateur des Frères musulmans, Hassan Al-Banna[100], mais s'est ensuite lié d'amitié avec le président Gamal Nasser[101] et plus tard avec Hosni Moubarak[102], sans aucun problème.

Les deux présidents savaient que la famille Shair était associée aux Frères islamiques et à Mohamed Morsi[103], et que Kamal était actif avec lui dans l'unité militaire du canal de Suez[104] (où Kamal a ensuite tenté de faire des affaires avec sa société) et en a maintenu, pendant les années de la guerre, un lien profond avec l'organisation dirigée par Said Ramadan, mais aussi avec le pouvoir politique égyptien. Cela donne une mesure du talent relationnel du fondateur de Dar Al-Handasah.

Même au Liban, en dépit d'être la famille Shair, connue grâce à des amitiés profondes avec les maronites et les familles Gemayel puis avec le président Rafic Hariri[105], ils ont réussi à faire en sorte que le père et le fils continuent sans entrave après la mort de ces deux présidents et la prise de contrôle du Hezbollah[106]. Avec le passage de la direction du groupe de Kamal à son fils Talal et après la découverte du rôle d'Herminio Escorcio (qui a été contraint de démissionner dès que "Zedu" a perdu la présidence[107]), Dar Al-Handasah a dû se séparer de son ancien associé angolais. Depuis, Talal a nommé un nouvel assistant, le Libanais Ramzi Klink.

Klink a non seulement été directeur de la société holding du groupe Dar Al-Handasah à Dubaï, mais a également été nommé au conseil d'administration de FESA (Fundação Eduardo Dos Santos de Angola) et est devenu le lien entre la famille Shair et la famille Dos Santos dans la direction l'acceptation et la distribution de pots-de-vin angolais en lien avec des sociétés contrôlées par Dos Santos telles qu'Angoalissar et Arosfram - et notamment Suninvest, un groupe d'industrie chimique et pharmaceutique dans lequel Klink, Dar Al-Handasah et la famille Dos Santos[108] - jusqu'à la saisie, le exploité par un décret présidentiel en juin 2019 - détenait une partie dont ils nient désormais l'existence. Ce sont toutes des entreprises dans lesquelles (selon les enquêteurs angolais et portugais) le Hezbollah a été impliqué via Ramzi Klink jusqu'en 2019[109] ou a été utile[110] pour mener des transactions commerciales secrètes[111].

C'est loin de tout. Dans les années 1990, Kamal Shair[112] était un ami fort et un partenaire industriel de l'OLP et de Yasser Arafat, qui l'a nommé au conseil d'administration de la PDI Palestine Development and Investment Company, qui est toujours l'un des piliers de la structure du pouvoir politique et économique à Ramallah[113]. Quant à l'Irak, les relations avec Saddam Hussein étaient également excellentes, et après la chute du dictateur elles n'ont pas changé : au moment de sa mort, Kamal A. Shair était un membre influent du Syndicat des ingénieurs de Bagdad[114].

Pendant les années de la guerre en Irak, Kamal s'était battu contre l'embargo américain contre Saddam Hussein - ou plutôt, il voulait que sa patrie, la Jordanie, reste une voie ouverte pour le commerce irakien[115]. Immédiatement après, Shair est devenu un partisan de l'aide d'après-guerre pour forcer Bagdad à rejoindre l'Occident libéral et capitaliste[116]. Dar Al-Handasah a un bureau important à Istanbul[117] et plusieurs dans le golfe Persique - notamment en Arabie saoudite, à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Jordanie, en Syrie et en Iran[118], bien que ce soient des pays qui ont parfois des relations extrêmement difficiles entre eux.

Le scandale du Barrio de Boa Vista

La frontière entre les fonds de conseil et de corruption est difficile à définir. De ce fait, le rôle du groupe Dar Al-Handasah n'a jamais été pleinement clarifié dans une autre édition : les permis de démolition des bidonvilles de Luanda de Boa Vista et les contrats de construction de nouveaux bâtiments, d'une centrale électrique[119] et d'un tronçon d'autoroute[120] au lieu des masures[121]. Le Barrio de Boa Vista s'était développé spontanément en raison de l'urbanisation sauvage pendant la guerre civile[122] et comprenait plus de 30000 personnes qui vivaient sans eau courante, sans électricité, sans égouts - dans une zone qui était à la périphérie de la ville en 1975, mais 25 ans plus tard, il est devenu central[123]. La situation à Boa Vista était si grave qu'une épidémie de choléra a éclaté en 2006[124].

Au printemps 2001, de nombreuses fortes pluies[125] ont effondré certaines huttes et après des contrôles officiels, il s'est avéré que 10% étaient désormais gravement endommagés et inhabitables. Alors que le conseil provincial décide de la conduite à tenir, le président Dos Santos signe un décret appelant la police locale à expulser immédiatement les habitants - une véritable déportation vers certaines villes[126] de tentes à la périphérie de la ville sur la base du fait que cela aurait été impossible de réaménager le quartier rapidement.

En août de la même année, une annonce a été publiée sur le site Internet de Dar Al-Handasah : en 2002, 583 nouveaux appartements à Boa Vista (Luanda) seraient prêts. Ceux qui souhaitent réserver doivent écrire à l'adresse e-mail de Dar Al-Handasah Consultants Angola - la société holding contrôlée par le groupe à Luanda[127]. Le groupe libanais envisage de démolir les huttes librement puis de construire les nouvelles maisons, l'autoroute et la centrale électrique sur la base d'un accord confidentiel avec la fondation de la famille Dos Santos (FESA), qui est officiellement propriétaire des nouveaux bâtiments, mais a transféré tous le ventes et revenus locatifs au groupe Dar Al-Handasah[128].

Dar Al-Handasah attribue le projet à Sonils[129], un cabinet de conseil en construction et logistique associé à Isabel Dos Santos[130] et (officiellement) contrôlé par Sonangol[131]. Le projet original (qui paie plusieurs autres sous-traitants pour les travaux réels[132]) sera complété par un échangeur d'autoroute[133], deux piscines et un restaurant, et plus tard également avec un centre commercial et le nouveau siège social de Sonils - un bâtiment détesté qui, en février 2018, en raison de la frustration de la population, fera l'objet de la fureur incendiaire de ceux qui n'ont jamais été identifiés [134]; Le scandale éclate, le directeur de Dar Al-Handasah Angola, Ramzi Link, doit quitter son poste[135], il fuit en Amérique du Sud et fonde la société de conseil en construction Tramma Consulting Group à Junin (Pérou)[136], avec laquelle travaille un certain Rafael Loredo Chupán, qui est responsable de la surveillance de les marchés publics attribués par l'État péruvien[137].

Son évasion a été rendue nécessaire par le fait que, sous les coups de la justice angolaise, l'empire financier d'Isabel Dos Santos s'effondre maintenant et les banques du monde entier commencent à elle demander l'argent qu'elles ont prêté après qu’elles a fondé une nouvelle holding, Efacec, où elle voulait déposer le plus d'argent possible qu'elle avait volé à l'État ou reçu en paiement de faveurs et de transactions de légitimité douteuse[138].

Dans le même temps, Klink et la fille de Zedu doivent répondre du fait qu'elles ont accordé des subventions et une protection diplomatique aux personnes figurant sur les listes noires internationales, à savoir les dirigeants libanais du Hezbollah tels que Kassim Tajideen et ses relatifs Mohammed, Ali et Husayn, au cours des trente dernières années. Avec cela, les Tajideen en Angola, parfois avec le soutien financier du groupe Dar Al-Handasah et de la Fondation FESA, ont fondé des entreprises qui survivent grâce à des contrats étatiques : Golfrate Holdings Lda. Luanda, Afri Belg Comércio e Indústria Lda. Luanda et Grupo Arosfran Empreendimentos e Participações Sarl Luanda[139].

Il n'y a aucun doute : le groupe Dar Al-Handasah survivra à toutes ces tempêtes et, en travaillant avec les gouvernements du monde entier, pourra fièrement revenir sur plus de 60 ans d'histoire industrielle. Sachant qu'il était investi dans des relations personnelles et que la corruption des politiciens et des militaires rapportait beaucoup plus d'argent qu'elle n'en coûtait. Pas toujours, comme dit le proverbe, la farine du diable ne va que dans le son (traduit : tout ce qui est reçu tôt ou tard avec malhonnêteté frappera ceux qui l'ont reçu). Bien plus souvent, il est impossible, dans la grande confusion, de déterminer quel est le repas du diable et lequel ne l'est pas.

[1] https://web.archive.org/web/20200805004609/https://shiparrested.com/wp-content/uploads/2016/02/The-Arrest-News-11th-issue.pdf

[2] https://www.westpandi.com/publications/news/points-to-consider-if-your-ship-is-arrested/#:~:text=An%20arrest%20is%20a%20court,of%20arrest%20and%20an%20affidavit

[3] https://www.b92.net/info/vesti/index.php?yyyy=2020&mm=08&dd=06&nav_category=78&nav_id=1716018 ; https://www.oslobodjenje.ba/vijesti/svijet/ovo-je-ruski-tajkun-koji-je-ostavio-brod-pun-eksploziva-kasnije-je-razoren-bejrut-579613 ; https://vfokusu.com/post/553787/libanonske-oblasti-so-na-koncu-izpustile-sest-od-desetih-clanov-posadke-stirje-pa-so-skoraj-eno-leto-ostali-ujeti-na-ladji-polni-eksplozivnega-tovora 

[4] https://www.bbc.com/news/world-middle-east-53720383

[5] https://www.aljazeera.com/news/2020/08/05/beirut-explosion-death-toll-rises-to-135-as-5000-wounded-live/ ; https://www.bbc.com/news/world-middle-east-53720383 

[6] Jonas Lindberg, Camilla Orjuela, “Corruption in the aftermath of war: an introduction”, in “Third World Quarterly”, vol. 35/5, Routledge, Taylor & Francis Group, London 2014, pages 723-736 – see https://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.1080/01436597.2014.921421

[7] https://www.africa-express.info/2019/07/13/malgoverno-sfruttamento-e-corruzione-ecco-perche-il-ricco-continente-africano-non-decolla/

[8] https://www.dar.com

[9] https://www.britannica.com/topic/Gulf-States-Construction-Boom-The-1385117

[10] http://www.kamalshair.info

[11] http://www.kamalshair.info/#/life

[12] https://mountaineagle.com/stories/world-bank-funded-dam-in-lebanon-mirrors-governance-crisis,28157 ; https://www.globalcompact-lebanon.com/wp-content/uploads/2019/06/Brochure-Corruption.pdf

[13] https://www.abc.net.au/news/2019-12-18/dar-worley-takeover-mired-in-political-intrigue/11802584

[14] https://omerjournal.com/2020/07/03/remembered-one-hundred-years-later-al-salt-transjordan-and-the-first-world-war/

[15] http://www.kamalshair.info

[16] https://www.aub.edu.lb

[17] http://www.kamalshair.info/#/activism

[18] http://www.kamalshair.info/#/activism

[19] https://environment-analyst.com/global/71459/lebanons-dar-group-in-search-of-global-recognition

[20] https://www.dar.com/about/history

[21] https://www.aub.edu.lb

[22] https://www.researchgate.net/publication/277581301_Learning_from_Beirut_From_Modernism_to_Contemporary_Architecture

[23] https://reportage.corriere.it/esteri/2015/quando-beirut-era-la-svizzera-dorata/

[24] https://medium.com/@Mussaad/kuwaitechture-eaf5a6a14167

[25] https://archinect.com/dargroup ; https://www.dar.com/about/overview

[26] https://www.dar.com/about/history

[27] William Dalrymple, “From the Holy Mountain: A Journey Among the Christians of the Middle East”. Vintage Books (Random House), New York 1997, page 252-253

[28] https://www.waze.com/en/livemap/directions/qatar/onaiza/dar-al-handasah-consultants-(shair-and-partners)?place=w.33751293.337644004.11451053&utm_expid=.NMSW4Hk_Rg6AFGKx-rAj4A.0&utm_referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F

[29] http://www.venturemagazine.me/2014/12/building-jordan-dar-al-handasah/

[30] https://www.dar.com/about/history

[31] https://www.sciencespo.fr/mass-violence-war-massacre-resistance/fr/document/historiography-and-memory-lebanese-civil-war.html

[32] https://www.csbe.org/material-on-water-conservation-1

[33] https://archinect.com/dargroup/people

[34] https://www.dar.com/about/overview

[35] https://publicintegrity.org/national-security/making-a-killing/greasing-the-skids-of-corruption/

[36] https://www.pri.org/stories/2015-01-14/egypts-deep-state-gets-back-business

[37] https://www.abc.net.au/news/2019-12-18/dar-worley-takeover-mired-in-political-intrigue/11802584

[38] https://www.arabnews.com/node/971526

[39] https://angolatransparency.blog/2016/05/04/angola-herminio-escorcio-e-o-27-de-maio-de-1977-2/ ; https://www.club-k.net/~clubknet/index.php?option=com_content&view=article&id=32131:27-de-maio-de-1977-agostinho-neto-nao-passava-de-um-lider-covarde-william-tonet&catid=17:opiniao&lang=pt&Itemid=1067 ; https://apps.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/a346037.pdf

[40] https://biography.yourdictionary.com/jose-eduardo-dos-santos

[41] https://peoplepill.com/people/isabel-dos-santos/

[42] http://www.fundacionfesa.org

[43] https://publicintegrity.org/national-security/making-a-killing/greasing-the-skids-of-corruption/

[44] https://academic.oup.com/afraf/article-abstract/116/462/80/2645426?redirectedFrom=fulltext

[45] https://www.bbc.com/news/world-africa-51128950

[46] https://www.sonangol.co.ao/English/Pages/Home.aspx

[47] https://www.makaangola.org/2016/07/sonangols-debt-woes/ ; https://www.icij.org/investigations/luanda-leaks/how-africas-richest-woman-exploited-family-ties-shell-companies-and-inside-deals-to-build-an-empire/

[48] https://www.arabbank.com

[49] https://www.arabbank.com

[50] https://www.penspen.com

[51] https://qp.com.qa/en/Pages/Home.aspx

[52] https://www.africaintelligence.com/oil--gas/2006/01/11/the-local-oil-barons,16953767-eve ; https://hotcopper.com.au/threads/rubbing-shoulders-with-the-elite.657801/

[53] https://www.myqbd.com/qatar-companies/dar-al-handasah-consultants

[54] https://www.dar.com/contact/region/middle-east

[55] https://www.forbes.com/sites/kerryadolan/2013/08/14/how-isabel-dos-santos-took-the-short-route-to-become-africas-richest-woman/

[56] https://www.dar.com/content/publications/i4/darmagazinei4.pdf

[57] http://ww.thepeninsulaqatar.com/article/24/04/2018/UDC-signs-deals-worth-QR334m-for-Gewan-Island-development

[58] http://metenders.com/project_cms/project/abraj-quartier-residential-project-the-pearl-qatar

[59] https://www.dar.com/content/publications/i4/darmagazinei4.pdf

[60] http://www.asiatraveltips.com/news05/195-Dubai.shtml

[61] https://www.icij.org/investigations/makingkilling/greasing-skids-corruption/

[62] https://www.publico.pt/2012/01/30/economia/noticia/manuel-vicente-deixa-a-presidencia-da-sonangol-1531437

[63] https://www.defrentealcampo.com.ar/entrevista-a-herminio-joaquin-escorcio-embajador-de-angola-en-su-visita-a-la-pampa-argentina/

[64] https://macauhub.com.mo/2009/12/29/8329/

[65] http://www.angop.ao/angola/pt_pt/noticias/politica/2011/10/45/Embaixador-Herminio-Escorcio-apresenta-Cartas-Credenciais,1ebbf236-7afe-44e3-a4ca-bcda2327a5f4.html ; http://www.embaixadadeangola.pt/relacoes-entre-governos-provinciais-de-angola-e-da-argentina-sao-proficuos/ ; https://www.botschaftangola.de/pt-pt/embaixada/galeria-dos-embaixadores

[66] https://www.ft.com/content/806e7d95-7921-43fb-8bbf-8100ae295fd1

[67] https://www.bbc.com/news/world-africa-51221737

[68] http://mpla.ao

[69] https://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/angola/1403050/As-guerrilla-war-ends-corruption-now-bleeds-Angola-to-death.html

[70] https://www.makaangola.org/tag/general-kopelipa-en/

[71] https://www.makaangola.org/2020/09/angolan-corruption-case-snares-irene-neto/

[72] http://www.angop.ao/angola/en_us/noticias/politica/2019/9/40/IGAE-vows-crackdown-corruption-Angola,fc3732cd-0cc3-4ee6-8b6c-5233fac42431.html

[73] https://academic.oup.com/afraf/article-abstract/116/462/80/2645426?redirectedFrom=fulltext

[74] https://www.limesonline.com/cartaceo/luanda-una-citta-in-conflitto?prv=true ; http://cvc.instituto-camoes.pt/dmdocuments/lo_spazio_urbano.pdf

[75] https://history.state.gov/milestones/1981-1988/lebanon

[76] https://www.reaganlibrary.gov/archives/speech/remarks-president-reagan-and-president-amin-gemayel-lebanon-following-their-0

[77] https://www.britannica.com/topic/Gemayel-family

[78] https://www.ilfoglio.it/ritratti/1999/11/30/news/amin-gemayel-355/

[79] https://www.dar.com/about/overview

[80] https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/02589001.2012.724874?scroll=top&needAccess=true&journalCode=cjca20

[81] https://academic.oup.com/afraf/article-abstract/116/462/80/2645426?redirectedFrom=fulltext

[82] https://dailynewsegypt.com/tag/dar-al-handasah/

[83] https://dlca.logcluster.org/display/public/DLCA/2.1.1+Democratic+Republic+of+Congo+Port+of+Matadi ; http://www.worldportsource.com/ports/COD_Port_of_Matadi_2212.php ; https://www.bollore-ports.com/en.html

[84] https://www.bollore-ports.com/en/media/news.html

[85] https://mercado.co.ao/economia/polo-industrial-do-futila-tem-nova-comissao-instaladora-JD533821 ; https://pt.globalvoices.org/2017/01/16/ha-mais-militares-do-que-populacao-em-cabinda-diz-ativista-angolano-marcos-mavungo/ ; https://minbos.com/cabinda-phosphate-project/?lang=pt-br

[86] https://it.insideover.com/schede/politica/chi-e-abdel-fattah-al-sisi.html

[87] https://www.britannica.com/biography/Abdel-Fattah-al-Sisi

[88] https://timep.org/esw/state-actors/abdel-fattah-el-sisi/

[89] https://www.angop.ao/angola/fr_fr/noticias/politica/2019/3/16/Ambassade-Angola-Argentine-offre-des-photos-Che-Guevara,6a4f339b-e188-4934-ae8c-883f4f3c8273.html

[90] https://www.aub.edu.lb/AboutUs/bot/currentmembers/Pages/shair.aspx

[91] https://www.dar.com/work/project/national-assembly-building-of-angola

[92] https://www.dar.com/news/details/head-of-state-inaugurates-new-national-assembly-building-?org=news

[93] http://www.angop.ao/angola/pt_pt/noticias/reconstrucao-nacional/2012/1/5/Moradias-projecto-Minha-Casa-Meu-Sonho-prontas-este-mes,4700f2a6-303e-4667-b867-72848bbb2337.html

[94] https://academic.oup.com/afraf/article-abstract/116/462/80/2645426?redirectedFrom=fulltext

[95] https://www.icij.org/investigations/makingkilling/greasing-skids-corruption/

[96] https://www.africaintelligence.fr/petrole-et-gaz_strategies-etat/2020/05/21/le-gouverneur-lu%C3%ADs-nunes-proche-de-lourenco-partenaire-de-gemcorp-pour-la-raffinerie-de-cabinda,108405924-ar1

[97] http://www.privatebanking.com/directory/europe-switzerland-geneva-cointrin/islamic-banking/dar-al-maal-al-islami-trust

[98] https://en.wikipedia.org/wiki/DMI_Trust ; https://www.swissinfo.ch/eng/swiss-banks-set-sights-on-muslim-customers/3027172

[99] http://www.scio.gov.cn/32618/Document/1645869/1645869.htm

[100] http://www.linformale.eu/3260-2/

[101] https://it.insideover.com/schede/politica/chi-era-gamal-nasser.html

[102] https://www.agi.it/estero/news/2020-02-25/morto-presidente-egitto-mubarak-primavera-araba-7209543/

[103] https://www.britannica.com/biography/Mohamed-Morsi

[104] https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-030-32173-4_10

[105] Deen S. Sharp, “Corporate Urbanization: Between the Future and Survival in Lebanon”, Dissertation, City University of New York, New York 2018, pages 228-229

[106] Deen S. Sharp, “Corporate Urbanization: Between the Future and Survival in Lebanon”, Dissertation, City University of New York, New York 2018, pages 213, 238-239

[107] http://jornaldeangola.sapo.ao/politica/exonerado-embaixador-herminio-escorcio-entre-as-mexidas-no-corpo-diplomatico

[108] Justin Pearce, “An Outbreak of Peace: Angola's Situation of Confusion”, New Africa Books, Cape Town 2005, pages 22-24

[109] https://macauhub.com.mo/2019/06/14/pt-pgr-de-angola-obtem-arresto-de-tres-fabricas-texteis/

[110] https://www.clbrief.com/angola-begins-nationalisation-of-assets-acquired-with-public-funds/ ; https://www.makaangola.org/?s=Suninvest

[111] https://www.angop.ao/angola/pt_pt/noticias/politica/2019/1/8/Suninvest-nega-ligacao-FESA,ca181151-93da-482b-a18c-47996d418feb.html

[112] https://expresso.pt/dossies/dossiest_actualidade/dos_hezbollah/omnipresentes-nos-negocios=f94722

[113] https://larouchepub.com/eiw/public/1994/eirv21n28-19940715/eirv21n28-19940715_040-yasser_arafat_makes_triumphal_re.pdf

[114] https://feaweb.aub.edu.lb/feasac/4/kamal_shair.html

[115] https://www.latimes.com/archives/la-xpm-1995-08-15-mn-35333-story.html

[116] https://ips-dc.org/spoilers_gatecrash_the_iraq_spoils_party/

[117] https://www.dar.com/contact/region/asia

[118] https://www.dar.com/contact/region/middle-east

[119] https://www.solucionesdegestion.net/en/portfolio/the-boavista-ii-thermal-power-plant/

[120] http://www.angop.ao/angola/en_us/noticias/politica/2015/0/3/Minister-highlights-importance-Boavista-Sambizanga-project,a666312f-c3b2-40b2-81ed-947e99735bed.html

[121] https://publicintegrity.org/national-security/making-a-killing/greasing-the-skids-of-corruption/

[122] https://www.researchgate.net/publication/223030016_Luanda_-_city_profile

[123] Borja Monreal, “Ser pobre”, La Huerta Grande, Madrid 2019 ; https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwjsk7Sx8pnsAhXL-qQKHXz9DtYQFjAMegQIBhAC&url=http%3A%2F%2Fwww.who.int%2Fdisasters%2Frepo%2F6670.doc&usg=AOvVaw32fxQuqPLjGd9MZWZ94C4I

[124] https://www.consumer.es/solidaridad/la-epidemia-del-colera.html

[125] https://www.angonet.org/dw/sites/default/files/online_lib_files/analysis_of_angolan_historic_rainfall_data.pdf

[126] http://hic-gs.org/news.php?pid=537

[127] L’annuncio è stato cancellato dal web dopo l’esplosione dello scandalo, non ci è stato possibile recuperarlo

[128] Sylvia Croese, “State-led housing delivery as an instrument of developmental patrimonialism: The case of post-war Angola”, in “African Affairs”, volume 116, Issue # 452, Oxford University Press, Oxford 2016, pages 80-100

[129] https://www.sonils.co.ao

[130] https://allafrica.com/stories/201606040183.html

[131] http://www.sonils.co.ao/en/index/

[132] https://www.tcontas.ao/assets/uploads/pdf/16580c721b2484c32b80b48dfe0f2ed7.PDF

[133] http://tpa.sapo.ao/noticias/economia/viaduto-do-kilamba-inaugurado-esta-sexta-feira

[134] https://www.garda.com/crisis24/news-alerts/94021/angola-fire-ignites-in-boa-vista-luanda-february-28 ; https://angola-online.net/noticias/base-da-sonils-esta-em-chamas

[135] https://www.theguardian.com/world/2001/aug/18/3

[136] https://www.universidadperu.com/empresas/tramma-consulting-group.php

[137] https://www.linkedin.com/in/rafael-loredo-chup%C3%A1n-58860524/?originalSubdomain=pe

[138] https://www.publico.pt/2020/01/24/economia/noticia/lsabel-santos-poe-participacao-maioritaria-efacec-venda-1901565 ; https://www.dinheirovivo.pt/banca/1414144/

[139] https://luandapost.com/post-edit=Angola-paraiso-do-Hezbollah

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Les agentes du KGB étaient des Américaines comme les autres
Pendant la guerre froide, Russes et Américains arrivent à la même conclusion. Ils misent sur le sexisme de leurs adversaires. Moscou envoie aux États-Unis ses meilleures agentes, comme Elena Vavilova et Lidiya Guryeva, qui se feront passer pendant dix ans pour de banales « desperate housewives ».
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Billet de blog
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Billet d’édition
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Billet de blog
De quoi avons-nous vraiment besoin ?
[Rediffusion] Le choix de redéfinir collectivement ce dont nous avons besoin doit être au centre des débats à venir si l'on veut réussir la bifurcation sociale et écologique de nos sociétés, ce qui est à la fois urgent et incontournable.
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