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Le Club de Mediapart lun. 26 sept. 2016 26/9/2016 Édition du matin

Nous refuserons toute tutelle sur Gennevilliers

Déclaration de Jacques Bourgoin, maire et conseiller général, et Patrice Leclerc, conseiller général Le gouvernement travaille sur un projet de loi de décentralisation, appelé « acte 3 de la décentralisation ». Ce projet devait passer au Sénat en mai puis à l’assemblée nationale. Devant  le mécontentement des élus de toutes opinions, il vient de décider de modifier son programme en  étalant dans le temps et en coupant en trois partie son projet : sur les métropoles Paris, Lyon, Marseille, sur le rôle des régions et la troisième partie sur « l’avenir des départements, l’avenir des communes et des intercommunalités ».

Déclaration de Jacques Bourgoin, maire et conseiller général, et Patrice Leclerc, conseiller général

 Le gouvernement travaille sur un projet de loi de décentralisation, appelé « acte 3 de la décentralisation ». Ce projet devait passer au Sénat en mai puis à l’assemblée nationale. Devant  le mécontentement des élus de toutes opinions, il vient de décider de modifier son programme en  étalant dans le temps et en coupant en trois partie son projet : sur les métropoles Paris, Lyon, Marseille, sur le rôle des régions et la troisième partie sur « l’avenir des départements, l’avenir des communes et des intercommunalités ».

Ce projet de loi de décentralisation est, en fait, un projet de centralisation. Le mot « la commune » disparaît au profit des mots « métropoles », intercommunalités,  etc… Il prévoit un regroupement imposé des communes dans des intercommunalités de 300 000 habitants minimum dans la philosophie du « livre blanc » établi par la commission européenne sur « la gouvernance » en Europe. Si ce projet aboutissait, Gennevilliers serait « absorbé » dans la « métropole de Paris » qui comprendrait Paris et les départements de la petite couronne.

 De notre point de vue, cela remettrait en cause la commune, comme lieu de débats et de décisions des citoyens sur les orientations politiques les concernant. Nous souhaitons une véritable concertation sur ces sujets important pour les citoyens et touchant à leur pouvoir de décisions sur :

-       leurs choix politiques en termes d’aménagement de la ville (constructions de logements sociaux, maitrise du foncier, place pour les entreprises, etc…). Par exemple : nous ne pourrions plus décider  localement de faire des logements sociaux dans l’écoquartier !

-       leurs choix de développer ou non le service public. Nous ne serions plus en capacité de décider localement de faire un CMS à Gennevilliers.

-       leurs choix et contrôle de leurs décisions en proximité. Vous ne pourrez plus rencontrer sur le terrain des élus locaux en capacité d’agir avec vous. 

Le projet de « métropole de Paris » dans son contenu comme sa gouvernance remet en cause l’autonomie des communes. C’est pour nous un projet inacceptable.

Nous sommes très attachés à la démocratie locale, nous préférons promouvoir des coopératives de villes bâties sur des projets partagées.  Nous sommes donc disponibles pour débattre et agir avec vous sur ces questions et empêcher de telles attaques contre la démocratie locale.

Vous pouvez compter sur nous.

Les gennevillois doivent pouvoir décider de ce qui se passent dans leur ville.

http://www.patrice-leclerc.org/gennevilliers/121-gennevilliers/2797-declaration-de-jacques-bourgoin-maire-de-gennevilliers-et-patrice-leclerc-conseiller-general-nous-refuserons-toute-tutelle-sur-gennevilliers.html 

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L'auteur

Patrice Leclerc

cadre en communication, Maire de Gennevilliers, Hauts-de-Seine
Gennevilliers - France

Le blog

suivi par 17 abonnés

Logement : le double langage de l’Etat

À propos du blog
Communiqué de presse de Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers J’apprends par la presse que le gouvernement a procédé ce mercredi à l’évacuation du bidonville de la Petite ceinture parisienne. Je partage l’opinion des humanitaires et de Médecins du monde qui regrettent que l’évacuation se fasse « sans solution de relogement viable ». Non seulement le gouvernement ne développe pas des solutions durables sur ce problème de personnes sans logement mais, je constate que le gouvernement fait preuve, à cette occasion de double langage en relogeant 19 familles à Gennevilliers, d’autres à Stains et aux Ulis. Le gouvernement empêche la construction de logements sociaux dans les quartiers où il y en a plus de 50%, rejoignant ainsi la position de la droite, tel Patrick Devedjian et Valérie Pécresse (qui fait de la surenchère en mettant la barre à 30%). • Cette vision contribue à faire croire que le logement social crée des problèmes sociaux, alors qu’il répond aux besoins de 89% des habitants d’Ile-de-France, éligibles au logement social au regard de leurs revenus (ouvriers, employés, enfants de cadre, …). • Elle favorise la pénurie de logement et la hausse des loyers dans le privé. • Elle détourne des vrais problèmes : ce n’est pas le logement social qui est responsable de la pauvreté mais le chômage et les bas salaires. Donc d’un côté, il utilise ce mauvais argument de lutte contre la pauvreté en empêchant la construction de logements sociaux dans les villes qui disposent d’un nombre normal de logements sociaux et de l’autre, quand il s’agit de reloger en urgence les personnes en difficulté sociale, il les impose toujours dans les mêmes villes. Ainsi, c’est à Gennevilliers et Stains qu’il reloge dans les hôtels des familles délogées du bidonville évacué ce mercredi 3 février. Rappelons que c’est aussi à Gennevilliers qu’il a installé 42 personnes, demandeurs d’asile, qui squattaient devant une mairie d’arrondissement de Paris. Que c’est à Gennevilliers où l’Etat a imposé plus de 40% des places de foyer du département des Hauts-de-Seine et qu’ADOMA, qui les gère, transforme leur destination, à la demande de l’Etat, en logement d’urgence. C’est aussi à Gennevilliers que l’Etat donne l’agrément à la Croix rouge pour réaliser plus de 800 domiciliations par an. Plutôt que d’empêcher notre ville de construire des logements pour répondre aux besoins des habitants, le gouvernement devrait avoir le courage d’imposer des constructions de logements sociaux dans toutes les villes qui n’en ont pas assez. Il devrait travailler à des solutions durables pour les personnes mal logées. Je demande donc à l’Etat de reloger dans des conditions dignes les personnes relogées dans les hôtels de notre ville. J’exige que l’Etat et le 115 cessent de reloger dans les hôtels de Gennevilliers les personnes en difficulté sociale des autres villes de la région. Gennevilliers, le 4 février 2016