50 conseillers de droite prêts à rejoindre Macron

De nombreux ex-conseillers ministériels, souvent partisans de Juppé, s'apprêtent à rallier Emmanuel Macron.

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A droite aussi, on se met en marche... Selon nos informations, une cinquantaine d'anciens membres des cabinets ministériels des gouvernements Chirac et Sarkozy vont rendre public dans les tout prochains jours leur soutien à Emmanuel Macron. « Ils ont des compétences techniques, thématiques et opérationnelles. C'est très utile dans la dernière ligne droite, notamment pour préparer les législatives et l'exercice du pouvoir », se réjouit un cadre d'En marche.

Parmi eux, pas de personnalités connues du grand public, mais des hommes et des femmes de l'ombre, qui, pour certains, ont joué un rôle clé dans la campagne d'Alain Juppé. « C'est un cas de figure totalement inédit. Cela souligne à quel point la situation actuelle n'est pas normale », confie un ancien proche du maire de Bordeaux.

Et si ces ex-fidèles aux Républicains s'apprêtent à tourner casaque, ce n'est pas uniquement par opportunisme, mais parce qu'ils se reconnaissent mieux dans le discours de l'ex-ministre de l'Economie. « Ils voient bien que derrière Fillon, il y a Laurent Wauquiez qui est dans une logique de parti ultralibéral, très conservateur sur le plan sociétal et sur l'identité française. Et au fond, c'est Macron qui est le plus fidèle à ce qu'a été le gaullisme », assure l'ancien ministre de Chirac, Renaud Dutreil, qui a rejoint En marche l'été dernier. Et d'asséner : « Il y a un mouvement vers Macron à tous les niveaux. Celui des élus locaux, celui des parlementaires et celui des conseillers. C'est tous les jours dans toutes les villes de France. »

A la municipalité de Nice, l'adjointe en charge du social, Joëlle Martinaux, s'apprête, elle aussi, à apporter son soutien à Macron : « Je revendique mon appartenance à la droite, mais il faut dépasser les clivages pour construire », nous confie-t-elle, tout en précisant qu'elle « va prévenir Estrosi (NDLR : premier adjoint et président de la région Paca) de son choix ».

Mis à part le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne, qui vient de rallier Macron, les parlementaires LR restent en revanche très réservés : « Je reçois des messages sympathiques d'anciens collègues députés, mais ils me disent tous qu'ils ne peuvent pas bouger », constate l'ancien ministre Dominique Perben, passé chez Macron. Et pour cause : à deux mois des législatives, pas question de lâcher l'investiture LR.

Quelques opérations d'approche ont toutefois été tentées. Dominique Bussereau, le président du conseil départemental de la Charente-Maritime, se souvient : « Renaud Dutreil m'avait proposé un café, mais je n'ai pas donné suite. » Tandis que Franck Riester, député-maire de Coulommiers, a été abordé par des représentants d'En marche, en vain... « Mais il devrait y avoir des soutiens de sénateurs », croit savoir Dominique Perben.

Reste que tout ce petit peuple de droite cherche à s'organiser. Et réfléchit à la création au Sénat d'un groupe de centre droit macroniste. De même, la constitution du collectif la Droite avec Macron en microparti a circulé. « Il ne faut pas non plus qu'on se démarque en créant des chapelles, tempère toutefois Stéphane Jacquot, ex-secrétaire national LR et juppéiste. On aura le temps d'y penser après l'élection. »

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