Hôpitaux sous pression : une faute politique ? Avec Stéphane Gaudry et Stéphane Velut

" Il n'y a pas d'argent magique " Macron n'est pas responsable du Covid mais il l'est de la politique qu'il a menée et a favorisé la sinistralité. En ce printemps, la pression hospitalière ne se relâche pas en France. Le président a décidé de durcir et d'élargir les mesures de confinement après que sa stratégie de lutte contre la pandémie a été critiquée par de nombreuses voix du corps médical.

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Rappel :

- 2006, Didier Raoult alertait sur le danger d'une épidémie virale - INA

- Dennis Carroll, biologiste : “L'épidémie actuelle était prévisible” - Courrier international

- La Covid-19, avant-goût de pandémies en série ? - La Tribune Par Florence Pinaud

- Les scientifiques attendent la prochaine pandémie mondiale. 6 juin 2018 màj 15 mars 2020 par Charles-Elie Guzman

- Macron : " pas d'argent magique " pour les hôpitaux Publié le 06/04/2018 Emmanuel Macron a connu un face à face tendu avec plusieurs membres du CHU de Rouen lors de sa visite de jeudi. Face à une aide-soignante qui demandait plus de moyens pour les hôpitaux, il a répondu qu'il n'y avait pas "d'argent magique", phrase qui n'a pas été appréciée.

- Barbara Stiegler  " De la démocratie en Pandémie. Santé, recherche, éducationCollection Tracts (n° 23), Gallimard Parution : 14-01-2021 La conviction qui nous anime en prenant aujourd’hui la parole, c’est que plutôt que de se taire par peur d’ajouter des polémiques à la confusion, le devoir des milieux universitaires et académiques est de rendre à nouveau possible la discussion scientifique et de la publier dans l’espace public, seule voie pour retisser un lien de confiance entre le savoir et les citoyens, lui-même indispensable à la survie de nos démocraties. La stratégie de l’omerta n’est pas la bonne. Notre conviction est au contraire que le sort de la démocratie dépendra très largement des forces de résistance du monde savant et de sa capacité à se faire entendre dans les débats politiques cruciaux qui vont devoir se mener, dans les mois et les années qui viennent, autour de la santé et de l’avenir du vivant

- La loi portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, plus connue sous l'expression « Hôpital, patients, santé et territoire », abrégée en HPST et dite aussi loi Bachelot, est une loi française promulguée le 21 juillet 2009. Elle a été préparée fin 2008 par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.  Cette loi reprend en partie les propositions contenues dans le rapport remis par Gérard Larcher en avril 2008. Elle a également pour objectif de réformer en profondeur la régulation de la démographie médicale.

 

Prolonger :

Le fond de la question que suppose le titre de l'article de Rozenn Le Saint peut se décliner pour tout et n'importe quoi : les accidents de la route, les accidents du travail, les victimes de guerre, ...

Il y a donc quelque chose de stupide et d'indécent à s'interroger sur les causes périphériques de la mort des malades du Covid. Ils sont surtout morts prématurément à cause de cette maladie.

Ce genre de débat tend surtout à détourner l'attention des causes politiques qui ont favorisé l'épidémie, c'est-à-dire la politique d'austérité au prétexte de la dette qui a, notamment, réduit les capacités de soins ou fermé des hôpitaux publics, démoli la recherche publique ; malgré les alertes des scientifiques sur le risque de connaître une telle épidémie.

Se rappeler des manifestations des infirmières depuis des années, des alertes du corps médical et la réponse du grand bavard à ces demandes en affirmant "qu'il n'y a pas d'argent magique ".

Et bien si, justement, de l'argent, il y en a, même énormément. Des dizaines de milliers de milliards.

Dans les paradis fiscaux qu'alimentent notamment les grands fraudeurs fiscaux qui éludent en France 150 milliards d'euros d'impôts tous les ans au préjudice de la santé des populations. Car combien de lits, de salles de réanimation, de recherches sur les coronavirus auraient pu être financés avec 150 milliards de ressources publiques supplémentaires tous les ans ? Sans parler de la dette qui n'existerait plus.

Le plan de 110 milliards ne représentent d'ailleurs même pas le montant d'une année de fraude fiscale que le grand bavard cautionne en disant que c'est de " l'optimisation fiscale ".

Les morts du Covid sont une conséquence de sa mansuétude pour ses amis investisseurs - et à l'occasion optimisateurs fiscaux - à qui il a fait, en plus, cadeau de la suppression de l'ISF.

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