Trump flatte l'influence du Ku Klux Klan dans ses Tweet

«Ces RACAILLES déshonorent la mémoire de George Floyd, et je ne les laisserai pas faire. Je viens de parler au gouverneur Tim Walz et lui ai assuré que l'armée est à fond derrière lui. À la moindre difficulté nous reprendrons le contrôle, quand les pillages commencent, les coups de feu aussi. Merci!». Une expression dont l'histoire révèle qu'elle revoie au discours raciste US des années 60.

http://www.slate.fr/story/191112/tweet-trump-minneapolis-pillages-commencent-oups-de-feu-aussi-historique-raciste

Dernière illustration de la montée en puissance de la kakistocratie et du tonitruantisme. Les mystificateurs de l'ultracrépidarianisme sont dépassés.

La dernière partie de ce tweet, qui semble encourager l'armée à massacrer des manifestant·es, qui la nuit précédente avaient causé d'importants dommages dans Minneapolis, a particulièrement choqué.

«When the looting starts, the shooting starts» est une citation dont l"histoire révèle une insinuation raciste.

Elle a été prononcée par Walter Headley, chef de la police de Miami, prévenant de la montée en puissance de la répression des quartiers noirs de la ville en 1967 lors du mouvement des droits civique. Headley faisant l'amalgame de ce mouvement avec de «jeunes voyous».

Sur ses méthodes, Headley déclarait dans le New York Times une rhétorique qui a connu depuis un succès politique «C'est la guerre, (…) On se fiche d'être accusé de brutalité policière, ils n'ont encore rien vu.» promouvant l'usage des chiens et des fusils à pompe.

Headley fut déjà repris  lors de la campagne présidentielle de George Wallace en 1968, un ancien gouverneur démocrate d'Alabama et figure de la défense de la ségrégation raciale. Son discours d'inauguration au poste de gouverneur en 1963 avait été écrit par un membre du Ku Klux Klan et se terminait par «Ségrégation aujourd'hui, ségrégation demain, ségrégation pour toujours».

 

Le mythe d'E. Macron de la start up nation ne suit plus :

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Les Employés de Facebook manifestent contre la décision de Zuckerberg

Des dizaines d’employés de Facebook ont organisé un rassemblement virtuel lundi, dans une vague de protestations contre l’incapacité du PDG Mark Zuckerberg à réagir au message du président Trump : « quand le pillage commence, la fusillade commence ».

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La société de thérapie en ligne Talkspace a coupé les liens avec Facebook à cause de cette situation. Le PDG Oren Frank a tweeté lundi : « Chez Talkspace, nous avons interrompu nos discussions de partenariat avec Facebook aujourd’hui. Nous ne soutiendrons pas une plateforme qui incite à la violence, au racisme et au mensonge. #BlackLivesMatter ».

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Dans un post publié lundi, Zuckerberg a déclaré que le post de Trump et l’utilisation de la phrase historiquement raciste n’enfreignaient pas les politiques de Facebook.

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