Un fake de Trump sur Twitter démontre la stupidité des marchés

N'importe quel tweet de Trump est capable d'enflammer les marchés sans que ceux-ci ne vérifient quoi que ce soit. C'est ce qu'il vient de démontrer avec le prix du pétrole en annonçant que l'Arabie Saoudite et la Russie se seraient entendues pour baisser leur production de 10 à 15 millions de barils par jour, multipliant aussitôt le prix par 5 sans vérifier l'information que la Russie a démenti.

https://lanouvelletribune.info/2020/04/les-tweets-de-donald-trump-comme-une-baguette-magique/

« Cela pourrait même aller jusqu’à 15 millions de barils », avait poursuivi le président américain dans sa publication. Mais ces déclarations ne seraient vraisemblablement qu’une invention du milliardaire républicain. Il indiquait notamment que ces informations seraient issues d’une discussion avec « (son) ami MBS (prince héritier) d’Arabie saoudite, qui a parlé avec le président Poutine ».

Mais la réaction du gouvernement russe n’a pas tardé à sortir. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov a été plutôt claire. « Non, il n’y a pas eu de (telle) conversation », a-t-il fait savoir. Il ajoute que pour l’heure, aucune discussion n’a été prévue entre le président russe et Mohammed ben Salmane (MBS).

 

Mises à jour :

Les Echos  Par Vincent Collen  Publié le 5 avr. 2020

Trump, Poutine et MBS montent au front pour stopper la chute des cours du pétrole

Après un mois d'effondrement des cours, l'Opep et la Russie ont finalement accepté de reprendre les négociations ce lundi. Les grands producteurs sont prêts à resserrer les robinets pour soutenir les cours. Mais la participation des Etats-Unis à l'effort, exigée par Moscou, n'est pas acquise.

BFM Business  05/04/2020

La réunion de l'Opep prévue lundi reportée

L'Opep et la Russie veulent reprendre leurs discussions pour envisager une réplique d'ampleur au marasme du marché de l'or noir, mais la réunion prévue lundi a été décalée à jeudi.

Le Soir  Par Bernard Padoan Publié le 7/04/2020

Chute du pétrole: «Celui qui a le plus à perdre, c’est Donald Trump»

Pour Pierre Terzian, directeur de Pétrostratégies, la crise traversée par les marchés pétroliers n’a pas de précédent. Elle pourrait toutefois déboucher sur un événement tout à fait inédit : un accord de régulation entre les Etats-Unis, la Russie et l’Arabie saoudite. Mais rien n’est fait.

 

 

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