Le principe de concurrence faussée selon BMW Mercédes et Volkswagen

Et dire que les Allemands font la leçon aux Grecs. Les Germains sont de sacrés tricheurs. Ils font monter des pompes à injectiont rquées, respirer leurs gaz d'échappement à des singes ou des humains - Le patron de VW ne trouve rien de mieux à dire que EBIT macht frei " - fausse la concurrence, etc. On n' entend pas Schaüble et sa théorie du Schuldig.

https://www.liberation.fr/planete/2019/04/05/dieselgate-bmw-daimler-et-vw-accuses-par-l-ue-d-avoir-enfreint-les-regles-de-la-concurrence_1719605

Libération : Johanna Luyssen correspondante à Berlin

 

La Commission européenne estime que BMW, Daimler et Volkswagen se sont entendus pour éviter de se faire concurrence sur les technologies réduisant les émissions polluantes. Les constructeurs risquent une amende pouvant atteindre 10% de leur chiffre d'affaires mondial.

Depuis les révélations du Dieselgate en 2015, où le géant Volkswagen a admis le trucage de onze millions de véhicules diesel dans le monde, l’industrie automobile allemande est régulièrement l’objet d’accusations aussi variées qu’embarrassantes. Outre l’ouverture du premier procès contre Volkswagen à l’automne dernier, mettant en scène ses actionnaires, rappelons que VW, Daimler et BMW ont également été accusés en 2018 d’avoir pratiqué des tests d’inhalation d’oxydes d’azote sur des êtres humains – ou sur des singes dans le cas de Volkswagen.

 

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Cette fois, les accusations concernent les règles de la concurrence. L’UE accuse cinq constructeurs – BMW, Daimler, Volkswagen, ainsi qu’Audi et Porsche, filiales de Volkswagen – de s’être entendus pour éviter de se faire concurrence sur les technologies réduisant les émissions polluantes. Les technologies visées par l’enquête de la Commission concernent «les systèmes de réduction catalytique sélective», qui permettent de réduire les émissions nocives d’oxydes d’azote de certaines voitures à moteur diesel – sur une période allant de 2006 à 2014. L’enquête concerne aussi les filtres à particules «Otto», qui permettent de réduire les émissions de particules nocives, sur une période allant cette fois de 2009 à 2014.

Cette entente aurait, selon la Commission, «privé les consommateurs de la possibilité d’acheter des voitures moins polluantes, alors que la technologie était à la disposition des constructeurs». «Les entreprises peuvent coopérer de nombreuses manières pour améliorer la qualité de leurs produits. Les règles de concurrence de l’UE ne leur permettent cependant pas de s’entendre sur exactement le contraire : ne pas améliorer leurs produits, ne pas se livrer concurrence sur le plan de la qualité», a déclaré la commissaire chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager.

Lourdes amendes

Si cette enquête préliminaire, lancée officiellement en septembre, trois ans après les révélations du Dieselgate, s’ajoute à une longue liste d’accusations concernant l’industrie automobile, la Commission précise que les griefs ne portent que sur «une violation alléguée du droit de la concurrence» et «pas sur d’éventuelles infractions à la législation environnementale».

Quoi qu’il en soit, les constructeurs doivent désormais répondre de ces allégations. Daimler et Volkswagen espèrent être épargnés car ils ont collaboré avec les autorités de la concurrence. BMW, qui risque une amende d’un milliard de dollars, selon le quotidien économique Handelsblatt, rejette ces accusations. Les constructeurs risquent une amende pouvant atteindre 10% de leur chiffre d’affaires annuel mondial.

Bruxelles peut infliger de lourdes amendes aux entreprises qui s’entendent entre elles au détriment de la concurrence et des consommateurs, le record ayant été atteint le 19 juillet 2016. L’UE avait alors imposé une amende de 2,93 milliards d’euros à quatre fabricants européens de camions, accusés de s’être entendus pendant quatorze ans sur les prix de vente de leurs poids lourds.

Johanna Luyssen correspondante à Berlin

 

 

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