Destruction de Beyrouth : L'Orient-Le Jour ouvre l'intégralité de son site

L'Orient-Le Jour a ouvert l'accès à l'intégralité de son site. Les limites de lecture sont suspendues pour que les lecteurs soient informés sans restriction de toute l'actualité liée à ce terrible drame qui vient de frapper le Liban déjà à genoux à cause d'une classe politique corrompue et gravement incapable de s'occuper des Libanais. Les explosions en sont la conséquence.

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Prolonger :

Les piliers du système libanais s’effondrent OLJ / Par Maha YAHYA, le 25 juillet 2020

Huit mois après le début d’une crise multifactorielle qui menace les fondations du Liban, sa classe politique n’a toujours pas pris de véritable mesures afin d’enrayer l’effondrement à venir. Couvrant leurs mises sur un système qui n’est déjà plus, les politiciens libanais ont opté pour la logique perverse du « business as usual » et poussent le pays au bord du précipice.

Petit rappel à Hassane Diab OLJ / Par Michel TOUMA, le 04 août 2020

« Ô temps ! Ô mœurs! » Ce cri du cœur attribué à Cicéron, qu’il aurait lancé pour dénoncer les comportements de certains hommes politiques de son époque, résume de façon éloquente – en le transposant à la situation actuelle qui sévit au Liban – les pratiques du pouvoir en place. Il reflète aujourd’hui une réalité amère dans laquelle se débattent les Libanais et que le ministre sortant des Affaires étrangères Nassif Hitti a relevée avec amertume.

 

" Le port de Beyrouth n’est plus opérationnel et ne le sera pas pendant un moment "

Il ne reste que les capacités du port de Tripoli, dont le terminal conteneur est opérationnel depuis 2017, sont encore sans commune mesure avec celles de Beyrouth.

Beyrouth, ville dévastée

Le nitrate d'ammonium a causé de nombreuses explosions accidentelles à travers le monde

Selon Hassane Diab, environ 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium étaient stockées dans l'entrepôt du port de Beyrouth qui a explosé.

En première ligne de la déflagration, des hôpitaux de Beyrouth dévastés

Dans l'hôpital Saint Georges d'Achrafieh, treize personnes sont décédées lors de l'explosion, dont quatre membres du personnel soignant.

Le bilan sinistre et toujours provisoire : au moins 100 morts et près de 300.000 sans-abris

Selon le ministre de la Santé, le pays est "en pénurie de tout ce qui est nécessaire pour porter secours" aux victimes et les soigner.

Après l'explosion à Beyrouth, EDL, en première ligne, fonctionne sans réelle direction

Un des bâtiments les plus durement touché par la double explosion de mardi, au port de Beyrouth, est celui de l'Electricité de Beyrouth (EDL), situé en face du port. Mercredi, il n’y avait quasiment plus un mur debout à tous les étages.

Selon une source à EDL, l’établissement public fonctionne sans réelle direction. Le directeur de l’établissement public, Kamal Hayek a été hospitalisé après que le faux plafond des locaux s'est effondré sur lui. La responsable de la communication, Marie Tawk, a succombé au souffle de l’explosion qui a détruit les locaux de l’établissement public à Beyrouth.

Le directeur des douanes confirme qu'un entrepôt de feux d'artifice se trouvait près de celui où était stocké le nitrate d'ammonium

Au lendemain de la terrible double explosion qui a plongé Beyrouth dans l'horreur, Badri Daher, directeur des douanes, a assuré aux médias, mercredi matin, qu'il y avait effectivement un entrepôt de feux d'artifices à côté de l’entrepôt de nitrate d’ammonium qui a explosé. Il a fait assumer la responsabilité du drame à la direction du port.

"Nous avons alerté six fois la justice sur la dangerosité du nitrate d'ammonium. En vain" , affirme le directeur des douanes

"Chaque carton qui est entreposé dans le port de Beyrouth relève de la responsabilité de la direction de ce port",selon Badri Daher.

Démission du député Marwan Hamadé

L'ancien ministre réclame une enquête internationale sur la double explosion au port de Beyrouth.

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Mise à jour :

Explosion au port de Beyrouth : qui est responsable ? Publié le 6 août 2020 par Muriel Rozelier

 

France culture :

Une explosion catastrophique à Beyrouth achève l'engouffrement du Liban

En direct depuis Beyrouth, la journaliste Sahar Al Attar revient sur l'explosion qui, dans la soirée du 4 août 2020, a dévasté la capitale du Liban. Un coup de grâce pour ce pays déjà engouffré dans la crise économique, sociale, politique, et sanitaire la plus profonde de son histoire.

Le chaos libanais

L'impéritie politique est mise en cause dans l'explosion du dépôt de nitrate d'ammonium ayant détruit Beyrouth. C'est le dernier épisode d'un système fini, qui ne peut plus fonctionner, avec une classe politique incapable de gérer quoi que ce soit et à qui il ne faut plus donner le moindre oxygène. Aucune mesure de protection n'a été prise pendant des années pour protéger les Libanais qui réclament la fin du système communautaire qui a provoqué ce drame en plus d'une situation économique, sociale et sanitaire en faillite qui ne se maintient que par le soutien de la communauté internationale (Agnès Levallois à p. de 26'46") Nadim Houry - porte-parole du think tank Arab Reform Initiative à Paris - dénonce la négligence criminelle des dirigeants, d'une classe politique corrompue et meurtrière - la plupart d'entre eux sont des criminels de guerre qui auraient du être jugés en 1990. Il appelle la communauté internationale à débarrasser les Libanais de cette classe politique et les soutenir pour leur garantir enfin un bien-être général (à p. de 21'37").

Selon le journal de 12h30 de France culture (à p. de 5'20")

Les 2750 tonnes de nitrate d'ammonium sont la cargaison d'un bateau venant de Géorgie qui était présent dans le port de Beyrouth depuis 2013 où il a été obligé de s'arrêter pour des problèmes techniques. Il devait rejoindre le Mozambique. Inspecté et vu son état, le navire est bloqué et a interdiction de reprendre la mer. Un compagnie de droit chypriote détenue par des Russes est propriétaire du bateau. Les destinataires de la cargaison demeurent inconnus. Le bateau et l'équipage sont restés bloqués à Beyrouth et le propriétaire a rapidement abandonné le navire. Les autorités portuaires ont alors décidé de décharger la cargaison en raison de sa dangerosité mais reste stockée dans des conditions insuffisantes de sécurité.

 

L'exposition au risque que provoque le transport maritime

Les navires poubelles dans le collimateur de l'Europe

Plusieurs experts estiment que 10 à 15 % de la flotte peuvent être considérés comme "à risque".

UE : Transports maritimes: règles de trafic et de sécurité

Plusieurs directives et règlements de l’Union ont considérablement amélioré les normes relatives à la sécurité des transports maritimes ces dernières années. Cela est plus particulièrement dû aux trois paquets législatifs qui ont été adoptés après les naufrages de l’Erika et du Prestige.

Un bateau-poubelle qui croupit dans le port de Sète depuis 10 ans va être démantelé

L’unification du droit maritime - Massimiliano Rimaboschi :

10 leçons non apprises de la catastrophe du Prestige

Les ports, un levier de compétitivité pour la chimie française

Top 100 des usines du secteur Chimie en France

 

Les catastrophes à cause des bateaux poubelles

Affaire du Probo Koala

Erika (pétrolier)

 

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