Dette de la SNCF : explications de SUD Rail

La dette est une dette publique et le gouvernement est obligé de la reprendre.

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/greve-a-la-sncf/reforme-de-la-sncf-si-le-chef-des-idiots-dit-on-y-va-tout-le-monde-va-dans-le-meme-sens-commente-sud-rail_2741289.html

SNCF Réseau, c'est 12 milliards d'euros de capitaux négatifs. Pour une entreprise soumise au code des sociétés, des capitaux propres négatifs reviennent à la faillite ou à une recapitalisation. C'est pour ça que je dis de manière un peu provocatrice que ce n'est pas un sujet : il y est obligé, l'État, s'il veut faire son truc. Donc on ne va pas, nous, négocier quelque chose auquel il est obligé.

Par contre, le sujet du financement pérenne du système – avec des coûts de transaction qui pèsent entre 1,5 et 3 milliards d'euros par an – il a, dans l'unicité de l'entreprise, le moyen du financement pérenne du système.

Prolonger :

La ministre des transports sous l'autorité de Nicolas Hulot prétend que La SNCF devrait économiser autour de 100 millions d'économies par an avec la fin du statut des cheminots alors que les résultats annuels de la SNCF en 2017 sont en ligne et que

  • De réelles performances commerciales et économiques en 2017
  • Un résultat net récurrent part du groupe de 679 M€.
  • Un chiffre d’affaires de 33,5 Mds€ en progression de +4,2%
  • 830 M€ de gains de productivité et une marge opérationnelle de 4,6 Mds€.

Le texte précise que "SNCF Réseau reste lourdement pénalisé par une dette nette de 46,6 Mds€, qui augmente encore de 1,7 Md€ en 2017. Quant à la dette structurelle de SNCF Réseau, elle augmente au cours de la même période de 2,1 Mds€." Rien à voir avec le statut des cheminots. C'est le propriétaire qui gère mal et n'a pas fait ni les bons choix stratégique de développement - en matière de fret par ex. - ni les bons investissements.

La remise en cause du statut des cheminots porte aussi à s'interroger de savoir qui sera d'accord - dans la logique de régression sociale prohibée qui l'inspire - pour monter dans un train conduit par un salarié précaire, mal payé et âgé ?

Assez paradoxal que le pouvoir dénonce un statut quand ceux qui souffrent de la start-up nation en réclament un : Les coursiers de Deliveroo et Foodora lancent la construction d’un «front» européen

Le pouvoir ne serait-il pas mieux inspiré de s'attaquer à ceux qui saignent vraiment l'économie, s'il souhaite être un peu plus cohérent et crédible ?

N'y a-t-il pas mieux que réduire les APL ou fragiliser l'emploi et la sécurité dans les transports pour 100 millions quand la finance délinque et corrompt à tout va pour des sommes astronomiques ?

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