Au procès «Ulysse», les zones d’ombre de la cyber-infiltration subsistent

Ce procès interroge sur le Parquet qui, en soutenant une accusation floue, méprise l'obligation de légalité et n'est pas dans son rôle. Le ministère public n'est pas là pour valider les actes de la police pour les contrôler. Il y a une incompatibilité à reconnaître un statut d'indépendance aux procureurs s'ils ne respectent déjà pas leur obligation d'impartialité.

https://www.mediapart.fr/journal/france/070221/au-proces-ulysse-les-zones-d-ombre-de-la-cyber-infiltration-subsistent

La Parquet n'est pas  dans son rôle à soutenir une accusation floue. Il méprise l'obligation de légalité dont la conformité s'apprécie en considération de l'ordre public procédural interne mais également international.

Ce procès montre la contradiction, voire l'incompatibilité, à reconnaître un statut d'indépendance aux procureurs puisqu'ils acceptent de se compromettre à une telle procédure au mépris de leur obligation d'impartialité, qu'ils ne respectent pas.

C'est insensé. C'est contraire aux obligations professionnelles des magistrats.

Comment imagine-t-on pouvoir sérieusement donner l'indépendance à des magistrats qui se signalent par leur capacité à prendre manifestement un parti-pris au mépris du droit à un procès équitable ?

Le ministère public n'est pas là pour valider les actes de la police pour les contrôler.

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