Orwell : la politique et la langue anglaise

Critique de la communication et de l'anéantissement de la pensée. Orwell : " Ce qui importe avant tout c'est que le sens gouverne le choix des mots et non l'inverse." Mépriser la langue aboutit à la destruction de la pensée et son remplacement par l'affect au préjudice du signifiant. Tous les moyens de détruire le sens sert l'affirmation du totalitarisme.

https://www.franceculture.fr/emissions/avoir-raison-avec-george-orwell/la-novlangue-instrument-de-destruction-intellectuelle

" La prose comme un carreau de fenêtre "

George Orwell n’a pas été seulement, en tant qu’écrivain, un praticien du langage. Il a beaucoup réfléchi sur la « politique de la langue ». Dans un essai de 1946, il écrit que « penser clairement est un premier pas vers la régénération politique ». Il avait le sentiment de vivre à une époque où la langue se dégradait, ce qui rendait plus difficile de décrire honnêtement la réalité. Il mettait en accusation le flou qui dissimule la pensée ; la tendance au slogan qui tend à imposer des idées fausses par la simple répétition ; le jargon pseudo-scientifique qui tend à donner un air de neutralité à des arguments en réalité idéologiques ; bref, l’usage malhonnête des mots.

Bien sûr, c’est dans son fameux roman 1984, avec la trouvaille géniale de la « novlangue », que cette dénonciation du trucage de la langue que culmine cette entreprise de démystification.

 

Prolonger :

Six règles d’écriture de George Orwell pour lutter contre le « déclin de la langue »

Les 10 commandements qui font l’écrivain, selon George Orwell

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.