Elections municipales : réforme des retraites et grève dans la campagne

Le projet de réforme et la crise sociale qu'il entraîne perturbent le calendrier, absorbent l'attention médiatique et s'invitent dans les arguments des candidats. Et inquiète l'exécutif.

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le billet politique de France culture Municipales : élections locales ou nationales ?

Avant le scrutin, les municipales sont considérées comme des élections locales qui accordent, dans bien des cas, une forte prime aux maires sortants. Après le scrutin, on en fait très souvent une lecture nationale dans la perspective de l'élection présidentielle. Le pouvoir en place s'en inquiète.

L'exécutif predn des dispositions pour que toute liste qui n'est donc pas clairement anti LREM sera comptabilisée, en cas de succès, comme LREM

Macron en tirera prétexte pour relégitimer abusivement sa politique actuelle de casse sociale et d'inégalités comme il le fait avec le scrutin présidentiel.

" Le ministère de l'intérieur a préparé une circulaire à destination des préfets.

Pour, d'une part, ne plus attribuer de couleur politique aux maires des villes de moins de 9000 habitants qui n'en ont pas fait état officiellement. Jusqu'ici, les préfets attribuaient, selon le passé politique des candidats, une étiquette "divers droite", "divers gauche", "extrême droite", "extrême gauche".

Selon cette circulaire, ce ne sera plus le cas. En France, nous avons un peu plus de 33 000 communes de moins de 9000 habitants sur 35 000. Et du coup, cette disposition offusque au plus haut point les formations politiques traditionnelles. "On va dépolitiser ce scrutin" crient en cœur la droite et la gauche.

Et puis, deuxième disposition dans cette circulaire adressée aux préfectures : une nouvelle appellation serait créée, LDVC, Liste Divers Centre, qui pourrait être attribuée aux listes d'union ayant reçues l'investiture, ou même seulement le soutien, de plusieurs partis dont La République En Marche ou le Modem. La droite comme la gauche y voient un moyen de rattacher un certain nombre de villes à la majorité présidentielle. Par exemple Nice ou encore Toulouse qui jusqu'ici étaient considérées comme des villes de droite.

Pour sa défense, La République En Marche fait valoir qu'en 2014, l'UMP avait revendiqué la victoire alors qu'un peu plus de 7% des listes victorieuses seulement étaient étiquetées UMP. Les autres étaient des listes "divers droite", "union de la droite", "union du centre".

On constate, là, que la formation politique d'Emmanuel Macron prétend remplacer à la fois le PS et Les Républicains en tant que parti qui multiplient les alliances et agrègent autour de lui les formations politiques de second ordre, afin de s'installer comme le seul et unique parti de gouvernement.

Mais ceci sans disposer des relais et des implantations locales qu'avaient patiemment su construire par le passé le PS, le RPR ou l'UMP. "

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