Didier Guillaume et la FNSEA vous prennent pour des I-bio

Bio : les serres chauffées restent autorisées en France mais leurs fruits et légumes ne pourront plus être commercialisés entre décembre et avril "Le chauffage des serres est autorisé, mais il n'y aura pas de commercialisation entre le 21 décembre et le 30 avril" de fruits et légumes bio produits en France, a indiqué le ministère.

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Le comité national de l'agriculture biologique a décidé, jeudi 11 juillet, d'autoriser l'utilisation de serres chauffées en agriculture bio, tout en encadrant leur utilisation. cool

"Le chauffage des serres est autorisé, mais il n'y aura pas de commercialisation entre le 21 décembre et le 30 avril" de fruits et légumes bio produits en France, a indiqué le ministère laughinglaughinglaughing

Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, avait déclaré, mardi, devant les sénateurs, que le gouvernement n'était "pas opposé" au chauffage des serres en agriculture bio. cool

"Nous sommes, et je suis, très opposé à la la contre-saisonnalité des fruits et légumes", avait-il insisté. laughinglaughinglaughing

Le règlement européen prévoit que la production biologique doit respecter les "cycles naturels" des saisons et faire une utilisation responsable de l'énergie.

Les agriculteurs bio pointent le bilan carbone

Prônant une "tomate bio française dès le printemps", les partisans des serres chauffées, au premier rang desquels la FNSEA, les chambres d'agriculture et les coopératives, font valoir que "78% de la tomate biologique présente dans les circuits longs de distribution en France est importée".

Outre son opposition à la production de fruits et légumes hors saison, la Fédération nationale des agriculteurs biologiques (Fnab) pointe aussi le bilan carbone des serres chauffées. "Autoriser la vente de tomates bio dès le premier jour du printemps revient à autoriser de chauffer les serres bio pendant tout l'hiver à plus de 20 degrés, l'équivalent de 200 000 à 250 000 litres de fioul par hectare", a déclaré Jean-Paul Gabillard, producteur maraîcher et secrétaire national légumes à la Fnab.

NB : une tomate qui fait 2000 km en camion est elle plus ou moins bio qu'une tomate cultivée sous serre chauffée ?

 

Prolonger :

 

RFI : Le bio industriel est-il toujours bio ? Par Marie Casadebaig Le bio, produit à l'échelle industrielle reste-il respectueux de l'environnement ? Le débat fait rage dans la filière. En France, des agriculteurs, soutenus par des associations et des cuisiniers ont lancé un appel pour dénoncer le développement de pratiques qui, selon eux, vont à l'encontre de la philosophie du bio. Comme la culture sous serres chauffées qui permet à cet agriculteur du nord de la France de produire des tomates.

  • Boire du vin (non bio) ou périr, il faut dorénavant choisir ?

    MEDIAPART : " Avec 9 141 tonnes, la Nouvelle-Aquitaine est la région qui a acheté en 2017 le plus de pesticides (...) les viticulteurs consommaient à eux seuls 20 % des pesticides en France. Pourtant, à l’époque, selon des données du ministère de l’agriculture, les vignobles ne représentaient que 3 % de la surface agricole utile (SAU). "

  • La conjuration des imbéciles n'est pas un titre de roman seulement 

    FRANCE CULTURE : Le reportage d'Inès Léraud illustre l'inertie institutionnelle faisant échec à la prévention d'une menace mortelle, celle des algues vertes en Bretagne. Ces algues développent en pourrissant un gaz toxique, l'hydrogène sulfuré qui peut tuer aussi vite que du cyanure. Depuis la fin des années 1980, au moins quarante animaux et trois hommes ont trouvé la mort sur les plages bretonnes.

  • Les fausses promesses du bio industriel : Le « bio industriel » est un bel exemple d’oxymore. Une quasi contradiction de termes imposée par les grands acteurs de l’agriculture qui veulent à tout prix rattraper la vague du bio maintenant qu’elle représente plus de 4 milliards d’euros. Avec la complicité de l’Europe. Attention,  derrière le label AB, il y a un « vrai » bio et du bio édulcoré par des pratiques plus ou mois rigoureuses.

 

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