Lactalis : les selles des salariés analysées

Lactalis et l'Etat vont-ils reporter la faute sur les salariés ? N'est-ce pas prendre l'opinion pour une imbécile ? L'inspection du travail est-elle associée à cette enquête qui s'oriente vers les conséquences de mauvaises conditions de travail puisqu'elle pose comme hypothèse qu'elles n'offrent pas de garanties suffisantes pour la chaîne de production ? Le problème ne vient pas alors du salarié

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/lactalis-les-selles-des-salaries-de-l-usine-de-craon-analysees-1516110770

Lactalis : les selles des salariés de Craon analysées pour y trouver peut-être l'origine de la contamination

mercredi 17 janvier 2018 à 6:03 Par Germain Treille, France Bleu Mayenne et France Bleu

Malgré les contrôles, malgré les procédures de sécurité internes dans l'usine Lactalis de Craon, des produits infantiles ont été contaminés. Plusieurs causes pourraient être à l'origine de la présence de salmonelle. Peut-être une origine humaine d'où ces analyses.

C'est Lactalis qui le confirme : les employés de la laiterie vont en effet subir une batterie de tests pour savoir si l'un d'entre eux, porteur sain de la bactérie, l'a éventuellement transmise à la chaîne de fabrication.

Des analyses de leurs selles vont être effectuées à la demande des services de l'Etat précise le groupe. La Préfecture de la Mayenne, elle, assure ne pas être au courant d'une telle démarche. Les pistes de l'élevage et de la livraison de lait sont aujourd'hui écartées. Les éleveurs et producteurs bovins n'ont donc aucune responsabilité dans ce qui s'est passé sur le site. 

Il s'agirait alors d'un accident industriel dans l'entreprise. Donc une possible origine humaine ou encore une opération de désinfection mal maîtrisée dans une partie de l'usine. Lactalis évoque, depuis le début de l'affaire, une contamination qui se serait installée dans l’usine après des travaux au printemps dernier. La salmonelle a ensuite été détecté à deux reprises – en août et novembre 2017 - sur du carrelage et sur du petit matériel de nettoyage. Le site de Craon est toujours à l'arrêt et une grande partie des salariés sont au chômage technique.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.