Improvisation impécunieuse de Macron : l'hôpital de campagne des militaires

L'armée n'a pas été consultée puisque son hôpital de campagne ne sera pas prêt avant une semaine. Macron se sert de l'armée comme d'une rustine pour maquiller les conséquences désastreuses de sa politique d'austérité, malgré l'alerte d'Agnès Buzyn dès début janvier, et s'éviter d'adopter un budget d'urgence de 10 milliards pour les hôpitaux malgré les évidences.

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/coronavirus-l-hopital-de-campagne-de-l-armee-prevu-dans-le-grand-est-ne-sera-pas-pret-avant-le-27-mars_3873163.html

Emmanuel Macron mobilise un outil des armées destiné à soigner les militaires près des zones de combat.

Il est paradoxal que l'armée, qui a fait l'économie de ne pas le déployer malgré les nombreux engagements de troupes et ses blessés, soit mise à contribution, d'autant que la sécurité civile, le ministère de l'intérieur, dispose d'équipements équivalents (voir ci-après).

L'évidence, comme y appellent depuis des mois les personnels hospitalier, est d'adopter immédiatement un budget pour faire face à l'urgence de garantir la sécurité et la vie des malades comme des praticiens. Ce qu'ont fait les Belges malgré l'absence de gouvernement (au moment de l'adoption de ce budget). L'exécutif en France serait-il un obstacle au bon sens ?

AFP : Le nouveau coronavirus peut survivre plusieurs heures à l’air libre

Mise à jour :

Coronavirus: appelés en renfort, les soignants du service de santé des armées sont déjà «épuisés»

20 mars 2020 Par Justine Brabant

Annoncé en grande pompe par Macron, le renfort du Service de santé des armées aux soignants sera surtout symbolique, celui-ci ne représentant qu’une infime proportion des capacités médicales françaises et ayant été affaibli ces dernières années par des réductions d’effectifs, combinées à un grand nombre d’opérations extérieures.

 

 

Prolonger :

 

Hôpital de campagne :

" la tente TMS 54 qui ne nécessite aucun outillage pour le montage et peut être déployée en moins de 5 minutes par 4 personnes. Cette dernière a passé avec succès de multiples tests réalisés dans des conditions extrêmes. " Source

UGAP - Achat public : Tente d'urgence

Description de l’offre

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    • une consommation réduite de 50% par rapport à la concurrence pour la climatisation

Au-delà des hôpitaux de campagne militaire, il en existe des civils

Wikipédia :

 

Sur le site du ministère de l'intérieur  : https://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-des-dossiers/2014-Dossiers/Un-nouvel-hopital-de-campagne

Un nouvel hôpital de campagne

Hôpital de campagne Escrim © MI/DGSCGC/J.Bertrand

Les sauveteurs de la sécurité civile ont déployé à Nîmes la nouvelle mouture de leur hôpital de campagne, fleuron de l’Intérieur en matière de médecine de catastrophe.


Ils ont choisi un terrain militaire aussi grand qu’un stade de football, en bordure de l’ancienne base de l’armée de l’air de Nîmes pour planter et déployer les trente-deux tentes qui composent l’élément de sécurité civile rapide d’intervention médicale (ESCRIM). Entre eux, les soixante-quinze membres de cet hôpital de campagne à la pointe de la technologie l’appellent couramment l’ESCRIM. Imaginée en 1985, au lendemain du tremblement de terre de Mexico, par Thierry Prunet et Michel Orsel, médecins de sapeurs-pompiers volontaires dans le Gard, cette structure aérotransportable a considérablement évolué depuis sa toute première mouture, laquelle se résumait à deux caisses conditionnées dans un Pick-up.

Dans sa nouvelle version, l’ESCRIM est plus que jamais une structure hospitalière autonome, unique en son genre dans le monde. Armée par trente-trois sapeurs-pompiers professionnels et volontaires du service d’incendie et de secours du Gard et quarante-deux sapeurs-sauveteurs des unités militaires de la sécurité civile de Brignoles (Var) et de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), l’ESCRIM permet de prendre en charge des patients avec une qualité de prestation comparable à une structure en dur, à l’exception de certaines spécialités comme la chirurgie cardiaque ou la neurochirurgie lourde.

« Nous pouvons traiter tout type de pathologie dans cet hôpital de cent lits. Du petit bobo jusqu’à la traumatologie qu’on peut retrouver sur des théâtres de guerre, explique le colonel Jean Blanchard, médecin chef au service d’incendie et de secours du Gard et responsable de l’ESCRIM.

L’hôpital respecte les mêmes normes sanitaires et les mêmes protocoles qu’une structure en dur classique. Nous disposons d’un plateau technique avec deux blocs opératoires sous anesthésie générale et locale, d’un service de stérilisation, de radiologie et d’imagerie médicale numérique, de biologie pour les analyses de sang par exemple. Nous avons également une pharmacie centrale et une salle de réanimation ». Depuis les années quatre-vingts, l’ESCRIM a acquis ses lettres de noblesse et évolue en permanence au gré des catastrophes naturelles et des conflits. « Suite aux retours d’expérience du tremblement de terre de Port-au-Prince à Haïti, les membres de l’ESCRIM ont revu leur copie. Nous n’avons presque pas touché à la philosophie de cet hôpital qui fonctionne jour et nuit. Le principe est toujours le même. Sauver le maximum de vies et les évacuer rapidement. Appliquer les principes fondamentaux de la médecine de catastrophe à la française, imaginée par le général Noto, et amener les équipes médicales au plus près des blessés. Lors d’une catastrophe, la prise en charge des patients et de leur famille est une étape cruciale.

Nous sommes en face de gens en très grande souffrance, souvent dans un total dénuement, explique de son côté Claude Renaudeau, pharmacien et conseiller technique du directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC). Au moment du tri, les médecins urgentistes sont amenés à faire des choix, parfois difficiles. Notre structure n’a pas vocation à réaliser une opération chirurgicale de 12 heures mais plutôt à opérer douze personnes dans le même laps de temps ». Sur le plan matériel, l’ESCRIM a fait peau neuve et les tentes gonflables jaunes de la première génération ont laissé place à des structures blanches immaculées, plus légères et plus pratiques. « Nous avons aussi amélioré la partie technique opératoire, mis en place un système qui permet une meilleure gestion de l’oxygène. Nous avons enfin déployé l’imagerie numérique et acquis un échographe ».

Autonome, l’hôpital français assure son propre soutien logistique et n’a pas vocation à rester dans un pays au-delà du temps nécessaire au retour à la normale, après le passage d’une catastrophe. « C’est fondamental de pouvoir être indépendant, soulignent de concert Claude Renaudeau et Jean Blanchard. Après une catastrophe, nous ne devons jamais représenter un poids supplémentaire pour un État meurtri. Cette autonomie demande une constante discipline et le respect strict d’un certain nombre de règles ».

Au sein de l’ESCRIM, la vie est la même qu’au sein d’un hôpital de ville. Elle est rythmée par les patients. La sécurité civile a d’ailleurs mis en place une charte très claire à ce sujet. « Quand nous intervenons, nous ne sommes pas en France, mais nous sommes la France avec ses valeurs humanistes. Nous soignons tout le monde, insiste Jean Blanchard. Peu importe la couleur de peau, la culture et la religion. Nous avons le devoir de nous adapter au contexte local. Le respect de la personne est aussi important que le soin. Nous y veillons et le rappelons au quotidien. Ça passe aussi par la mise en place d’un paravent devant le lit d’un patient. Et puis, vous savez, si la douleur s’exprime différemment selon la culture de chaque peuple, au fond, elle est toujours la même ».

 

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