Le Covid-19 est la maladie causée par le SARS-CoV-2

La pandémie 2019-2020, d'abord appelée génériquement "coronavirus", puis "covid-19" (abrégé de l'anglais "coronavirus disease 2019"), est une une zoonose virale, c'est-à-dire une maladie transmise par un animal, dont l'agent pathogène est le coronavirus SARS-CoV-2 (ex 2019-nCoV).

https://fr.wikipedia.org/wiki/SARS-CoV-2#Sympt%C3%B4mes_chez_l'humain

 

Les coronavirus (dont le SARS-CoV-2) sont vulnérables au savon, aux solutions hydro-alcooliques et aux désinfectants ménagers. 

Lire : Vulnérabilité du virus au savon et aux désinfectants

 

Les premiers symptômes du SARS-CoV-2 seraient apparus dès le 1er décembre 2019 chez un patient n'ayant pas fréquenté le marché de fruits de mer de Wuhan, ce qui est également le cas de du tiers des 41 autres cas signalés à Wuhan en décembre 2019. Cela laisse supposer que l'origine de l'épidémie est antérieure à décembre 2019 et que son foyer n'est pas le marché de Wuhan.

Une origine ultime "chauve-souris" fait consensus. Cet animal n'était pas en vente sur le marché de Wuhan ni ne fit partie de l'alimentation traditionnelle locale.

En revanche, rien n'exclut que le SARS-CoV-2 soit passé d'une chauve-souris à l'humain via un autre animal (hôte intermédiaire) dcomme ce fut le cas pour le SARS-CoV (hôte intermédiaire: la civette) ou le MERS-CoV (hôte intermédiaire: le dromadaire).

Des experts avancent l'hypothèse du Pangolin, un mammifère en danger qui fait l'objet d'une consommation illégale en Chine et qui était en vente sur le marché de Wuhan. Si on trouve chez le pangolin des coronavirus quasiment identiques au SARS-CoV-2 ; l'hypothèse est fragile puisque des virus de chauve-souris sont plus proches.

Lire Origine du virus

 

La question du braconnage du pangolin en Côte d'Ivoire pour approvisionner le marché chinois n'est pas posée, alors que ce braconnage laisse nécessairement supposer des conditions d'hygiène perfectibles pour la viande, des populations de braconniers aux revenus faibles - à distinguer de ceux qui dirigent les trafics - et à l'alimentation aléatoire susceptible de compromettre la santé du consommateur.

Le mécanisme de transmission du SARS-CoV-2 rappelle, par certains aspects, la maladie à virus Ebola.

La disparition de la biodiversité contribuerait à la multiplication des épidémies :

" Enfin, l’érosion de la biodiversité a un impact sur la santé publique, en termes de richesse et de variété de l’alimentation, mais aussi de pathologies. De nombreux pathogènes se révèlent capables de menacer les êtres humains lorsque leur niche environnementale a subi de profondes perturbations. La biodiversité constitue donc une barrière importante contre les maladies, en particulier celles transmises par des vecteurs (paludisme), car un écosystème déséquilibré peut engendrer la prolifération de l’espèce véhiculant le pathogène ou la pousser à s’attaquer davantage aux êtres humains " (Source)

 

Ce qui précède soulève les questions :

  • De l'accès à une nourriture saine de toutes les populations, donc d'un niveau de vie minimum capable de l'assurer.
  • De l'efficacité et l'effectivité du contrôle sanitaire de la chaîne alimentaire que doivent les Etats à leur population puisque le droit à la santé est un droit humain que les Etats ont l'obligation positive de garantir.
  • Des budgets de l'éducation et de la santé afin de garantir une prévention et un accueil médical efficaces.
  • Des effets de la politique du FMI sur l'accès des populations à la production locale, notamment dans les pays émergents

 

 

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