Recrutement de l'extrême-droite via Internet

Selon un rapport d’Europol classé secret, ces organisation et réseaux extrémistes recrutent des membres parmi les forces de police et les militaires.

http://www.aedh.eu/les-reseaux-et-groupuscules-dextreme-droite-de-plus-en-plus-radicalises-et-violents/

(...) Mais ce qui est encore plus inquiétant, c’est que ces groupes extrémistes sont de plus en plus armés et recrutent parmi les forces militaires et de police. Ainsi, en juillet dernier, la police a découvert dans le Nord de l’Italie un véritable arsenal au cours de perquisitions dans plusieurs locaux de groupes d’extrême droite. Des fusils d’assaut, mitraillettes, armes de poings, baïonnettes, et des centaines de munitions ont été saisis. En Allemagne, cet été, la police a aussi démantelé un vaste réseau avec à sa tête des anciens policiers et militaires soupçonnés de vouloir s’en prendre aux personnalités politiques locales. En France en 2018, les dix membres de l’AFO (une fraction dissidente et ultra radicale des Volontaires pour la France ,VPF) dont l’objectif est de «défendre l’identité française» et «combattre l’islamisation du pays» ont été interpellés, tous assidus de la chasse ou de séances de tir sportif et pour certains, anciens militaires. Lors des perquisitions menées, les agents de la DGSI ont découvert un laboratoire de fabrication d’explosifs dont des grenades. Le rapport d’Europol classé secret corrobore ces récentes arrestations et alerte sur le fait que ces réseaux recrutent de plus en plus parmi les forces de police et les militaires en vue de préparer des actions violentes. En effet, ces groupuscules sont de plus en plus organisés et utilisent les réseaux sociaux comme le forum 8chan pour recruter leurs membres et préparer leurs futures actions.

 

Prolonger :

Wikipédia : Extrême droite sur Internet

Arrêt sur images : Policiers sur WhatsApp : " Une rhétorique de la guerre raciale "

De quelle nature est le racisme dont sont affectés des policiers français ? Un racisme fonctionnel, systémique, un racisme "sans racistes" ? Ou alors s’agit-il, comme semblent le montrer plusieurs révélations médiatiques ces derniers jours, d’un racisme idéologique, entre des policiers qui parlent régulièrement entre eux de "bicots", de "bougnoules", de "youpins" ou de "nègres" ? Pour essayer de comprendre, quatre invités : Jean-Michel Schlosser, sociologue et ancien policier ; Christophe-Cécil Garnier, journaliste à StreetPress et auteur d’un des scoops paru la semaine dernière sur le racisme dans un groupe Facebook de policiers ; Camille Polloni, journaliste en charge des sujets minorités et discriminations à Mediapart et autrice d’un autre scoop sorti au même moment avec Arte Radio, sur un groupe WhatsApp de policiers ; et Sébastian Roché, politologue et spécialiste de la délinquance et de la sécurité. (...)

Le Soir :  Face aux soupçons d’extrémisme, l’avenir de la troupe d’élite allemande est en jeu

Il a été question de saluts hitlériens, des armes ont été retrouvées enterrées dans le jardin d’un soldat, et un capitaine rapporte l’existence d’autres comportements qu’on pourrait qualifier d’extrême droite au sein de la troupe d’élite de l’armée allemande. Par Christian Schweppe (Die Welt) Le 18/06/2020

Pour les soldats d’élite allemands, c’est le début de longues semaines de vérité. La déclaration de la ministre fédérale allemande de la Défense est sans appel : « Ceux qui se taisent font partie du problème et sont coupables de complicité. » Ce sont des propos alarmants que tient Annegret Kramp-Karrenbauer (CDU) au sujet du Kommando Spezialkräfte (KSK), l’unité de la Bundeswehr qui abriterait les soldats les plus doués, les plus braves et les plus estimés du pays. Une troupe d’élite qui participe aux opérations que les forces normales ne peuvent pas assurer.

Cependant, cela fait un certain temps que le KSK ne remplit plus vraiment sa mission : ces derniers temps, les cas de comportements d’extrême droite et de mauvaise conduite se sont accumulés. Il y a plusieurs semaines, dans la Saxe, un soldat du KSK a été arrêté : il avait enterré dans son jardin des armes, des explosifs et des milliers de munitions, dont certains provenaient des stocks de la Bundeswehr. (...)

 

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