Michel Onfray de la discrimination

Une attaque ad hominem qui vise à disqualifier une personne en ironisant vulgairement sur son état de santé : " Cette jeune fille arbore un visage de cyborg qui ignore l’émotion - ni sourire ni rire, ni étonnement ni stupéfaction, ni peine ni joie " est discriminatoire, comme l'est l'eugénisme. La philosophie est l'amour de la sagesse ou le mépris de l'altérité ? Le regain profond d'Heidegger ?

https://www.nouvelobs.com/planete/20190724.OBS16332/michel-onfray-se-dechaine-contre-greta-thunberg-la-cyborg-suedoise.html

Prolonger :

Greta Thunberg et le syndrome d’Asperger, ou les politiques aux frontières du pathologique

Journalisme et Santé Publique

Le blog de Jean-Yves Nau, journaliste et docteur en médecine

Mépriser ? Pour être fort le verbe n’a rien, ici, de vraiment déplacé. C’est ainsi qu’émerge, ici et là, dans la jungle des réseaux sociaux, des propos injustifiables. Un discours condamnable qui, aux confins de la peur et de la haine, se sert de « l’autisme » affiché par Greta Thunberg pour disqualifier ses propos et son engagement politique.

La logique discriminatoire et l'emploi de l'ironie pour banaliser le mépris d'une personne en stigmatisant une de ses caractéristique ne sont pas innocents.

Le racisme, l'antisémitisme sont d'essence discriminatoire.

Des philosophes, des écrivains, des journalistes ont développé un discours ou un raisonnement dans ce sens.

Le Monde : Heidegger : Sa vision du monde est clairement antisémite

Sciences Humaines : Heidegger, une pensée antisémite

En attendant Nadeau :

Heidegger tel qu’en lui-même

par Georges-Arthur Goldschmidt  3 mai 2016

Le livre de François Rastier, Naufrage d’un prophète, d’une extrême densité, touche d’emblée la substance de la « pensée Heidegger » et fait apparaître sa nature à la fois sommaire et criminelle.

Heidegger, encore

par Marc Lebiez  4 juillet 2017

Au rythme moyen de deux livres par an, la publication en français des œuvres complètes de Heidegger ne ralentit pas, comme si l’on pouvait continuer ainsi sans que soit posée cette simple question : peut-on encore lire celui qui fut tenu pour le grand philosophe du siècle et dont nous savons désormais que l’antisémitisme était une composante structurelle de sa pensée ?

Heidegger contre Heidegger

par Georges-Arthur Goldschmidt  23 octobre 2018

Et si Heidegger avait empêché Heidegger ? C’est ce que semblent montrer les « Cahiers noirs », dont Nicolas Weill fait l’analyse subtile et précise. Heidegger, à force de ressentiment, a très vite, dès Sein und Zeit, encombré sa pensée d’obstacles insurmontables issus d’elle-même, comme une maladie qui se prendrait pour sa guérison. Les Cahiers noirs sont peut-être les écrits qui mènent vraiment au cœur de sa pensée : le monde occidental livré à une pensée purement calculante et utilitaire a barré, dans ses fondements mêmes, l’accès à ce stade originel de l’Être voilé et obstrué, comme il le dit et le redit, par la métaphysique juive.

Déboulonner l’idole

par Marc Lebiez  29 janvier 2019

Il y a une jouissance manifeste à déboulonner les idoles, jouissance dont les éditeurs savent tirer parti. Voici donc, enfin accessibles aux lecteurs francophones, une dizaine de Cahiers noirs de Heidegger. Tout a été fait pour appâter le chaland avec ces livres déclarés sulfureux, et l’on peut prédire qu’ils seront achetés. Lus, c’est une autre affaire, s’agissant d’un millier de pages. Et pourtant ils le mériteraient.

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En attendant Nadeau a consacré un dossier à Martin Heidegger, que vous pouvez retrouver en suivant ce lien.

 

 

 

 

 

 

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