Patrick Cahez
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Macron promet une école de guerre intérieure pour la police et la gendarmerie

Inquiétante dérive de la conception de la sécurité globale voulue par Emmanuel Macron. En déplacement autour de la sécurité à Montpellier, ce lundi, Emmanuel Macron a annoncé l'ouverture prochaine d'une école de guerre dans la ville. Un drôle de nom pour une structure destinée à la formation des policiers tout au long de leur carrière.

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https://www.lindependant.fr/2021/04/19/quest-ce-quune-ecole-de-guerre-dont-macron-a-annonce-la-creation-a-montpellier-9497602.php

L'annonce d'Emmanuel Macron est claire. La sécurité intérieure va avoir son école de guerre intérieure pour combattre l'ennemi intérieur. Avec la pénalisation de l'intention et le concept totalisant de sécurité globale, tout le monde devient suspect et, par la force des choses, un ennemi intérieur ; puisque dorénavant, comme l'indique l'intitulé de l'école promise aux forces de sécurité intérieure, c'est une guerre qu'elles mènent et nécessairement contre un ennemi intérieur.

A l'évidence, l'exécutif acclimate l'opinion à sa dérive fascistoïde et vient de passer un nouveau seuil pour justifier l'emploi disproportionné et violent de la force publique contre les citoyens au mépris du droit à la sûreté en banalisant l'idée, par la création de cette école de guerre, que la sécurité publique relève de la logique du conflit armé.

Emmanuel Macron considère que gouverner est une guerre contre ses concitoyens, que l'Etat est en conflit contre sa population. C'est  étourner les institutions et se placer à l'opposé de ce qu'est un Etat dans une société démocratique moderne. Montesquieu nomme cela le despotisme. Des auteurs plus récents appellent cela totalitarisme ou fascisme.

La presse semble majoritairement s'en satisfaire. Dramatique.

Le 4° pouvoir serait-il également frappé par le syndrome de la démocratie à basse intensité ?

Prolonger :

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