Les dirigeants de l'UE gaspillent 500 millions d'euros en pleine crise de Covid

Exemple d'ineptie politique et d'argent magique en pleine crise. Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union, le président du Conseil, la présidente de la Commission et le président du Parlement européen veulent reconstruire le parlement européen de Bruxelles qui n'a que 27 ans alors qu'il y en a un tout neuf à Strasbourg. Une opération de 500 millions d'euros minimum.

https://www.dna.fr/politique/2020/11/23/coalition-alsacienne-contre-les-travaux-a-bruxelles

Encore une fois, ce n'est pas l'UE - ou un Etat - qui délinque mais ses dirigeants.

Les dirigeants de l'UE ont décidé de construire un deuxième parlement à Bruxelles en 1988 en plus de celui de Strasbourg, siège historique et officiel du Parlement européen.

27 ans seulement après son inauguration l'édifice bruxellois présente des défauts graves - ses fondations ne sont pas assez solides, l'hémicycle est trop exposé, ... - et, plutôt que de ramener le parlement à Strasbourg où tous les locaux existent, ces dirigeants choisissent de démolir et reconstruire le parlement à Bruxelles.

Une bonne démocratie, comme devraient le garantir les dirigeants de l'Union européenne conformément au droit des Traités, serait de veiller à la séparation géographiques des pouvoirs pour garantir l'indépendance de chacune des fonctions - Conseil et Commission (exécutif) / Parlement (législatif) / Cour de justice de l'Union européenne - et les préserver également au maximum de l'influence des lobbys, dont l'importance et l'influence à Bruxelles est connue et notoirement contraire au respect des droits des citoyens de l'UE.

Un tel choix de dépenser une pareille fortune pour favoriser avant tout les agents d'influence sur l'effectivité de la démocratie interroger sur la sincérité démocratiques des mandataires politiques.

Gaspiller ainsi 500 millions d'euros au moment où la santé publique manque de moyens dans l'Union européenne est également de nature à créer un très sérieux doute sur le sens de l'intérêt général des personnes qui dirigent les institutions.

Cette décision est envisagée depuis 2017.

Quel est le grand bavard qui prétendait la même année aux Guyanais qu'il n'était pas le Père Noël ou en 2018 qu'il n'y avait pas d'argent magique pour les hôpitaux ?

A/s de l'UE, lire les articles de Pierre-Yves Monjal sur Médiapart

 

 

Lire l'article :

Lettre ouverte des collectivités locales au président Sassoli Parlement européen : coalition alsacienne contre les travaux à Bruxelles - Par Anne-Camille BECKELYNCK - Dernières nouvelles d'Alsace - le 23/11/202 (page 26 de l'édition papier du 24/11/2020)

Pourquoi reconstruire un hémicycle pour le Parlement européen à Bruxelles ?, s’interrogent la Région, les deux départements alsaciens et la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg dans une lettre ouverte.

(...)

« Pourquoi reconstruire un hémicycle à Bruxelles alors qu’il y en a un à Strasbourg ? Pourquoi le coût de ce projet ne fait pas l’objet d’un débat public, alors qu’une telle somme n’est pas neutre ? On parle de sommes pharaoniques », souligne aussi Jeanne Barseghian.

« Pour l’instant on n’a pas vu passer de projet de budget. Et l’appel à projets du Parlement est assez large… », confirme l’eurodéputée alsacienne Anne Sander, informée du dossier en tant que questrice du Parlement. Un appel lancé en juin, a suscité 132 candidatures de cabinets d’architectes. Un jury doit se réunir en janvier pour en sélectionner 15, qui seront les seuls à pouvoir participer au concours d’architecture. La commande est pour l’instant très floue, mais il est bien question d’un hémicycle. Le tout sans aucun débat public sur ce chantier et son coût. (...)

 

Prolonger :

Le Parlement européen de Bruxelles rase gratis

Chronique d'architecture Par Christophe Leray 31 octobre 2017

Un bâtiment construit pour de mauvaises raisons avec un programme lourd de sous-entendus est-il voué à l’autodestruction ? De quoi le Parlement européen de Bruxelles est-il le symptôme ? L’ouvrage, vieux d’à peine plus de 20 ans et construit on ne sait trop comment, devrait être bientôt détruit, ne serait-ce que pour éviter des coûts de rénovation prohibitifs. Un ticket à un demi-milliard d’euros !

C’est ce rapport qu’a dévoilé le 12 juin 2017 le site Politico**. Et là, surprise !, le haut fonctionnaire en charge du dossier ne propose rien moins que de raser le bâtiment et d’en construire un neuf. Démolir un bâtiment d’à peine 24 ans – le Parlement européen rien moins -, bonjour le symbole auprès du contribuable !

Il faut pourtant se rendre à l’évidence. Le rapport pointe un nombre impressionnant de dysfonctionnements. Non seulement le bâtiment ne respecte pas ou plus les normes de l’Eurocode, dont celles de sécurité – ce qui est gênant pour une administration dont l’une des fonctions principales est la production de normes européennes -, mais il souffre surtout de nombre de désordres, qu’il s’agisse «de la ventilation, des conduites d’eau, de gaz et d’électricité, de soucis d’isolation et d’infiltration d’eau».

«Il y a un problème de fondations : ce bâtiment est très peu stable, il a été mal conçu», affirme Alain Hutchinson, commissaire en charge des Relations avec les institutions européennes, cité par L’Écho, le quotidien belge de ‘l’économie et de la finance’. Conclusion du rapport, il coûtera moins cher de reconstruire en neuf – à 500 M€ le ticket quand même – que d’essayer de réparer ce bateau ivre. C’est dire si le bâtiment est en triste état.

De quoi donner du grain à moudre aux députés qui souhaitent ne plus faire la navette entre Strasbourg et Bruxelles. Dès le 8 octobre 2015, un groupe de députés européens estimait, «dans l’hypothèse où des travaux de rénovation de grande ampleur devaient être engagés à Bruxelles au cours des prochaines années», qu’il était salutaire de transférer l’ensemble des activités plénières à Strasbourg, «afin d’optimiser l’utilisation des locaux existants en supprimant les sessions additionnelles à Bruxelles et en rétablissant la journée de session du vendredi à Strasbourg». Taquins, ces représentants de plusieurs nations ajoutaient que les «frais de rénovation du bâtiment de Bruxelles en seraient d’autant allégés». Que ne savaient-ils alors…

 

Appel d'offre pour la rénovation du Parlement européen à Bruxelles publiée au Journal officiel de l'Union européenne du 3/12/2020

(...)

" — le Parlement européen se veut exemplaire dans son approche environnementale globale  "

(...)

Section VI: Renseignements complémentaires

VI.5)Date d’envoi du présent avis:

28/11/2019

VI.6)Référence de l'avis original

Numéro de l'avis au JO série S: 2019/S 210-512181

 

Appel à projet pour redessiner le Caprice des Dieux

L'Echo Par  Philippe Coulée 11 décembre 2019

Parlement européen, bâtiment Paul-Henri Spaak ou encore Caprice des Dieux... Les appellations ne manquent pas pour dénommer ce symbole européen érigé en 1993 au cœur du Quartier Léopold à Bruxelles. Victime d’une obsolescence précoce, celui-ci va être rénové en profondeur, voire démoli puis reconstruit.

La triste invention du gaspillage

Sciences Humaines - Par Adèle Cailleteau Mensuel N° 330 - Novembre 2020

Le gaspillage serait-il une invention de l'homme moderne ? Avant l'essor des sociétés de consommation, les pratiques de recyclage s'imposaient : chiffons, vieilles chaussures, os ou coquilles d'huîtres trouvaient ainsi à être réutilisés. Le rapport aux déchets change à partir de 1860, quand le niveau de consommation.

François Jarrige et Thomas Le Roux, « L’invention du gaspillage : métabolisme, déchets et histoire », Écologie & Politique, n° 60, 2020/1.

 

La responsabilité des parlementaires français dans la politique européenne

" C'est de la faute à Bruxelles ! " Cette critique venant d'anciens ou actuels eurodéputés français est d'autant plus fausse que la Constitution prévoit un contrôle et un recours pour les députés et sénateurs contre les décisions du gouvernement et les actes européens. La critique des politiques français…

 

 

 

 

 

 

 

 

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