Patrick Cahez
Ligue des droits humains et Amnesty international Bruxelles ; MRAP Dunkerque ; SUD intérieur et Observatoire du stress de France Télécom Paris
Abonné·e de Mediapart

230 Billets

2 Éditions

Lien 26 avr. 2021

Hace : de l’énergie avec les petites vagues mais Macron n'y croit pas

La société girondine Hace a mis au point une machine capable de produire de l’hydrogène vert avec la force des vagues. Elle fournira l'énergie la moins chère au monde, la plus décarbonée et la plus stable assure son fondateur Jean-Luc Stanek mais il lui manque les fonds pour lancer la production. Par Anabelle Grelier

Patrick Cahez
Ligue des droits humains et Amnesty international Bruxelles ; MRAP Dunkerque ; SUD intérieur et Observatoire du stress de France Télécom Paris
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

https://www.franceculture.fr/economie/hace-produit-de-lenergie-avec-les-petites-vagues-mais-la-france-ny-croit-pas-encore

Reconnus par une dizaine de prix internationaux, le projet Hace est aujourd’hui au point mort. La start-up a organisé une levée de fonds, mais elle ne parvient pas à boucler son budget pour passer à la prochaine étape. Il lui manque deux millions d’euros pour fabriquer un démonstrateur pré-industriel.

Hace n’est pas le seul à travailler sur la force de la houle. Mais la plupart des autres projets nécessitent d'aller chercher au large les plus fortes vagues quand Hace peut produire de l’électricité avec des petites vagues de faible amplitude :

" Aujourd’hui on peut prouver qu’on produit l’énergie la moins chère de la planète, moins de deux centimes d’euros du Kwh, la plus décarbonée à 0,5 grammes, c’est 20 fois moins que le nucléaire ou l’éolien. C’est aussi la plus stable : des petites vagues, il y en a tout le temps et les vagues sont plus fortes le soir et en hiver donc en parité avec la consommation des ménages. Elle est parfaite pour produire de l’hydrogène et de l’eau douce. Parfaite donc pour répondre aux besoins de base de l’humanité ! "   

Jean-Luc Stanek -  prix 2019 de l'innovation des assises européennes de la transition énergétique

La technologie houlomotrice n’aurait pas atteint sa maturité selon les hauts fonctionnaires de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) qui dépend du ministère de la Transition écologique et ils ne l'ont donc pas  inscrite dans la programmation pluriannuelle de l’Energie, la PPE qui court de 2019 à 2028.

Exclue de la feuille de route de l’Etat français pour le développement des énergies renouvelables, l’énergie houlomotrice est donc exclue des financements et d'avenir sur notre territoire alors que 350 brevets ont été déposés dans le monde sur la technologie houlomotrice.

La question est donc de savoir si la France sera capable de retenir ses talents ou si elle ratera le train comme avec l’éolien off-shore.

La puissance publique porte une grande responsabilité dans la réussite d’une filière qui doit pouvoir industrialiser pour diminuer ses coûts.

Les hauts fonctionnaires du ministère de la Transition écologique changeront-ils d’avis sur l’énergie houlomotrice ?

Réponse en 2023, date prévue de la prochaine revoyure du plan de programmation de l’énergie.

L’auteur n’a pas autorisé les commentaires sur ce billet

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Gauche(s)
Mélenchon et Marseille : l’histoire d’un rendez-vous manqué
Il y a cinq ans, son élection comme député dans la deuxième ville de France avait généré beaucoup d’espoir au sein d’une gauche locale en mal d’incarnation. Mais entre désillusions réciproques et choix stratégiques divergents, la greffe de l’Insoumis au sein de la gauche marseillaise n’a pas pris. Récit en trois actes.
par Pauline Graulle et Coralie Bonnefoy (Marsactu)
Journal — Europe
Bruxelles vole au secours des travailleurs « ubérisés »
La Commission européenne propose de considérer que les chauffeurs VTC et autres livreurs à vélo ne sont pas des travailleurs indépendants, mais des salariés des plateformes numériques avec qui ils travaillent. Une prise de position puissante, et opposée à celle de la France, qui prend en janvier la présidence de l’Union européeenne.
par Dan Israel
Journal
Attendre les vaccins français (Sanofi ou Valneva) : pourquoi c’est une fausse bonne idée
Plus d’un an après les premiers vaccins contre le Covid-19, ceux des firmes françaises devraient arriver sur le marché début 2022. Pas sûr que leur composition convainque les plus réfractaires à recevoir leur première injection.
par Rozenn Le Saint
Journal — Industrie
Colère à la SAM, fonderie abandonnée par Renault et l’État
Lâchés par le constructeur automobile, qui a refusé de soutenir un ultime plan de reprise, et par le gouvernement, qui avait promis des millions d’euros, les 333 ouvriers de la fonderie de Viviez-Decazeville s’apprêtent à passer les fêtes dans leur usine occupée. Un baroud d’honneur.
par Nicolas Cheviron

La sélection du Club

Billet de blog
Travail social : « le fil ténu d’une humanité qui s’étiole »
Le 7 décembre, c’était journée d’actions dans toute la France dans le secteur du travail social et médico-social. Les mots d’ordre portent sur les conditions salariales, actuellement désastreuses, sur le fonctionnement du secteur qui va à vau-l’eau. Mais aussi sur le sens de l’action menée, alors que l’État et les médias, le plus souvent, ignorent ou méprisent cette activité sociale fondamentale.
par YVES FAUCOUP
Billet de blog
Éduquer et soigner, malgré tout
Ce mardi 7 décembre, le médico-social a chaussé ses meilleurs souliers pour défiler ; montrer qu’elles et ils existent et luttent quotidiennement pour assurer leurs missions. Nous avons rencontré ces professionnel.le.s et avons découvert une mosaïque non exhaustive des métiers de l’éducation, de l’accompagnement, au travers de ces récits pluriels. Avec un constat hélas unanime : la galère.
par Mouais, le journal dubitatif
Billet de blog
Alprazolam Team
Les travailleurs sociaux ont appris à faire face aux difficultés des publics accompagnés. C'est même leur raison d'être. S'ils ne réussissaient pas à le faire, ils n'auraient rien à faire là ! Ce qui les mine, ce sont, à l’image des soignants de l'hôpital public ou du monde la justice, leurs conditions de travail. En réduisant l’État social, ce sont ses acteurs qu’on pousse au bord du gouffre.
par lien-social
Billet de blog
À Montpellier, le secteur médico-social en colère dénonce l'incurie de l'État
Le médico-social se mobilise nationalement ce mardi 7 décembre pour tirer le signal d'alarme sur une situation de précarité dramatique et exponentielle, dont les effets ne peuvent être endigués par des conditions d'exercice toujours plus difficiles. À Montpellier, la mobilisation s'inscrit dans un contexte marqué par la politique d'expulsions du préfet Hugues Moutouh.
par lamuledupape