Abd el-Kader (1808 - 1883)

Les régences ottomanes d'Alger et de Tunis sont découpées en régions administrées (fort mal) par des fonctionnaires turcs, appelés aghas ou bachagas.C'est dans ce contexte que va naître et s'épanouir Abd el-Kader, héros de la résistance algérienne à la conquête française et promoteur d'un islam d'ouverture.

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Abd el-Kader se rend le 23 décembre 1847 à moins de 40 ans. Il engage alors son « grand jihad », la guerre sainte contre ses propres passions. Il devient une autorité morale et spirituelle internationale, un pont entre l'Occident et l'Orient, apôtre d'un islam d'ouverture.

Libéré et pensionné par Napoléon III en 1852, il part s'installer à Damas.

En 1860, Druzes et chrétiens maronites du Mont Liban s'attaquent jusqu'à Damas, où certains s'en prennent aux minorités chrétiennes et juives de la ville. Abd el-Kader réagit en montant son cheval et parcourt la ville à la tête d'une petite troupe pour s'interposer entre les agresseurs et leurs victimes. Son action assoit sa popularité en France et lui vaut d'être décoré de la grand-croix de la Légion d'Honneur.

Bibliographie à titre indicatif

Le livre très illustré et documenté de la collection Découvertes : Abd el-Kader le magnanime (Bruno Étienne et François Pouillon, Gallimard / Institut du Monde Arabe, 2003, 128 pages).

Le livre d'Ahmed Bouyerdene : Abd el-Kader l'harmonie des contraires  plus consacré à la personnalité de l'émir et sa ferveur religieuse et mystique, homme de prière que les circonstances ont conduit à prendre les armes.

Blog consacré à Abd el Kader

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