Un monde de Gilles & Joan

La restriction salariale rend insupportable la hausses des taxes, le changement climatique provoque les migrations et les guerres, l'abandon politique du rôle d'arbitre impartial de l'Etat à garantir le bien-être général en dérégulant au profit d'un groupe qui élude l'impôt, contourne le droit et aggrave la dette font qu'ils sont des millions de Gilles & Joan dans le Monde.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_chansons_r%C3%A9volutionnaires_ou_de_r%C3%A9sistance

Rien de neuf :

Grândola, vila morena

Bella Ciao

Hasta siempre

Le chant des partisans

A las mujeres

Here's to you

La complainte de Mandrin

We shall overcome

El paso del Ebro

...

Dans la chanson française :

Madame X (lire sur ce sujet la présentation de l'étude du sociologue Gaspard Lion ; lire ég. Comment 2 millions de foyers ont disparu des chiffres sur la précarité énergétique)

Sans la nommer

Le chiffon rouge

Je ne suis qu'un cri

Les anarchistes

Lily

...

 

Sur France culture, la chronique de Guillaume Erner : Que dirait Jean Baudrillard des gilets jaunes ?

La révolte contre le CPE - une idée à laquelle avait travaillé Bruno Le Maire - avait inspiré à Baudrillard un texte ou il disait notamment, «  les jeunes et les étudiants se battent eux aussi pour sauver une vieille idée, celle de la révolte, et laisser croire qu'il y a encore, au fond de cette société stagnante et croupissante, dont les seuls idéaux sont devenus ceux du confort, de la performance et de la sécurité, une force vive et irréductible, de refus et de subversion ». Et alors, Baudrillard ajoutait immédiatement, « le plus drôle et le plus pathétique là aussi, c'est que ces jeunes le font en revendiquant exactement les modèles de vie et de société, de programmation économique de travail et d'existence qui sont à l'origine de l'ennui et du désenchantement de cette même société ». 

Et Guillaume Erner de conclure : " Par l’automatisation, l’intelligence artificielle, mille nouveautés aux noms barbares qui feront le futur, les gilets jaunes ont l’impression de financer un futur qui les mettra au bord de la route. En d’autres termes de travailler pour un système qui travaille à leur exclusion.  "

 

 

 

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