Séparatisme, Macron, Zemmour, ...

Le président célèbre au Mont Valérien les héros de Libération puis dénonce au Panthéon : « un temps historique où il y a une coagulation étonnante de forces hétéroclites », ce que furent la Résistance et les armées de la France libre : Allal Ould M'Hamed Ben Semers, Boutie Diasso Kal, Maboulkede, Hedhili Ben Salem Ben Hadj Mohamed Amar, ... et de très nombreux autres.

http://www.mont-valerien.fr/parcours-de-visite/le-memorial-de-la-france-combattante/les-seize-morts-pour-la-france/

 

73 étrangers (ou Français nés étranger), représentant 25 nationalités différentes, ont été faits Compagnon de la Libération. Le décret du 29 janvier 1941 prévoyait que les étrangers ayant rendu des services importants à la cause de la France libre pourraient recevoir la croix de la Libération, et seraient considérés comme membres de l'Ordre.

On peut noter également que 15% des Compagnons de la Libération sont nés hors métropole : dans les anciens territoires coloniaux français, ou à l'étranger.

 

Les étrangers dans la résistance en France

sem-link   François Marcot

Vingtième Siècle. Revue d'histoire Année 1993 38 pp. 113-114

 

Les étrangers dans la Résistance / Denis Peschanski

Peschanski, Denis

Edité par Ed. de l'Atelier. [Paris ] - 2002

Vise à faire connaître l'implication des étrangers dans la Résistance. Illustré par une iconographie abondante, l'ouvrage éclaire également la place originale de Maghrébins et Africains aussi bien dans les maquis que dans la France libre. Cet ouvrage se prolonge par une réflexion de D. Schnapper sur la signification de cet apport à la Nation à un moment décisif de son histoire.

 

Hommage à ces républicains espagnols qui ont libéré la France

23 nov. 2011 Par La rédaction de Mediapart

Mercredi 30 novembre à 19 heures, Mediapart et la Maison de l'Amérique latine vous invitent à une rencontre avec la journaliste et écrivain Evelyn Mesquida à l'occasion de la parution de son livre La Nueve, 24 août 1944. Ces républicains espagnols qui ont libéré Paris, publié aux éditions du Cherche-midi.

 

Vive la Nueve, à bas la chasse à l'étranger

20 déc. 2011 Par Edwy Plenel

Qui a libéré Paris en 1944? Pas la deuxième division blindée, mais la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad, constituée essentiellement par les Républicains espagnols. Des étrangers à l'avant-garde qui ont libéré la république.

 

Philippe Besson et Romain Gary ?

Romain Gary a d'abord pris sa nomination à Los Angeles comme un exil. Eloigner le compagnon de la libération fantasque de la France gaulliste. Romain Gary dénonçait l'ineptie comme le courant intellectuel dominant. Un sujet qui s'impose à la méditation de son successeur qui hérite d'une notoriété par procuration et donc de ses devoirs.

page 371 de son essai, Pour Sganarelle (Gallimard, 476 pages), publié en 1965. « La haine, celle de l’impuissance, est en eux [les critiques d’extrême-droite], ce qui est naturel dans le nationalisme : le patriotisme, c’est d’abord l’amour, le nationalisme, c’est d’abord la haine, le patriotisme, c’est d’abord l’amour des siens, le nationalisme, c’est d’abord la haine des autres. » (source : "Rendons à Romain Gary ce qui lui appartient"  le  01 mai 2012, par T.Savatier)

 

L’engagement étranger dans la Résistance française

Foreign involvement in the French Resistance - methods, impact and the construction of memory

Des dizaines de milliers d'étrangers ont participé à la libération de la France, un pays qui n'était pas le leur. Dès juin 1940, ils se sont engagés en tant que Résistance extérieure à Londres, en Afrique du Nord ou au Moyen-Orient sous le drapeau du Général de Gaulle ; en France même, la Résistance intérieure a pu compter sur des immigrés déjà en place ou des hommes et des femmes accourus clandestinement des régions limitrophes, dont environ 200 de Suisse.

A la Libération, l’exaltation de la dimension nationale de la Résistance est à la base d’une construction mémorielle ne laissant pas de place à la mise en avant des apports étrangers.  Une fois la France libérée, la reconstruction identitaire du pays sur des fondements essentiellement nationaux et les débuts de la Guerre froide n’ont pas permis de mettre en lumière la participation étrangère à la Résistance. (...)

 

Au Mont-Valérien, Macron commémore l'appel du 18 juin

RFI Publié le : 18/06/2020

Emmanuel Macron a tenu à donner une signification particulière à la commémoration du 80e anniversaire de l’appel du 18 juin ce jeudi avec une cérémonie en deux temps : d’abord en France ensuite à Londres. (...)

 

La République figée d’Emmanuel Macron

4 septembre 2020 Par Ellen Salvi

L’estimant « menacée » par des « forces obscurantistes » et « séparatistes », le chef de l’État a livré sa vision de la République, vendredi, au Panthéon. Une approche conservatrice qui a tout pour satisfaire son nouvel électorat de droite.

« Il y a urgence. » C’est en ces termes que l’Élysée a justifié le discours prononcé vendredi par Emmanuel Macron, depuis le Panthéon, à l’occasion des 150 ans de la proclamation de la IIIe République, le 4 septembre 1870, qui a marqué la chute du Second Empire. « Nous sommes dans un temps historique où il y a une coagulation étonnante de forces hétéroclites qui ont pour projet initial de s’en prendre à la République et ce qu’elle emporte avec elle », a fait valoir l’entourage du chef de l’État.

Le choix de cette date a interrogé bon nombre d’historiens, (...)

« La République n’a pas 150 ans, elle va avoir 228 ans le 21 septembre prochain... Célébrer le 4 septembre 1870 et ignorer le 21 septembre 1792, la République révolutionnaire, le 24 février 1848, les Première et Deuxième République : légère sidération du professeur et du citoyen », a écrit Thibaut Poirot, professeur agrégé d’histoire, rappelant que le général de Gaulle, dans son discours du 4 septembre 1958, avait lui bien « inscrit les trois dates (1792, 1848, 1870) dans une histoire commune ». (...)

 

Eric Zemmour condamné à 10 000 euros d’amende pour injure et provocation à la haine$

Le Monde avec AFP Publié le 25 septembre 2020

Cette condamnation répond à la violente diatribe sur l’islam et l’immigration qu’il avait proférée en septembre 2019, lors d’un rassemblement politique, à Paris.

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