Le préjudice d'anxiété reconnu par la justice

Le préjudice d'anxiété est reconnu pour 726 mineurs de charbon de Lorraine, après 8 ans de procédure. C’est une éclatante victoire pour 726 mineurs de charbon de Lorraine : après huit ans de procédure, leur anxiété due à des expositions à de multiples produits cancérogènes au travail est reconnue par la cour d’appel de Douai. Chaque plaignant recevra 10 000 €. Par Stéphane MAZZUCOTELLI

https://www.republicain-lorrain.fr/faits-divers-justice/2021/01/29/l-anxiete-des-mineurs-de-charbon-est-reconnue-par-la-cour-d-appel-de-douai

 

Prolonger :

Nitrate d’ammonium : six mois après Beyrouth, enquête sur un produit explosif très utilisé en France

Par Benoît Collombat et Cellule investigation de Radio France

Enquête | Six mois après l’explosion de Beyrouth, notre enquête montre que la France n’est toujours pas à l’abri. La règlementation n’impose pas de déclaration aux sites qui stockent moins de 250 tonnes d’engrais au nitrate d’ammonium, et les contrôles sont encore insuffisants.

La France est le deuxième consommateur mondial de nitrate d’ammonium, avec 8 % de la production totale. Certains sites en France stockent jusqu’à 68 000 tonnes de nitrate d’ammonium, soit 25 fois Beyrouth.

Le spécialiste en risque industriel, Paul Poulain a étudié différents scénarios d’accidents. Il a notamment effectué un "calcul de détonation" afin d’observer ce qui pourrait se passer en cas d’explosion, au niveau de la gare de triage de Drancy, en Seine-Saint-Denis. "2 000 trains passent chaque année par cette gare avec un stock de 400 tonnes d’ammonitrate, estime Paul Poulain. En cas d’explosion, les personnes présentes dans un rayon de 250 mètres sont potentiellement exposées à un risque mortel, avec d’importants dégâts dans un rayon de 600 mètres. Sans compter, les 400 000 voyageurs qui circulent chaque jour sur la ligne B du RER." 

À Ottmarsheim, en Alsace, l’inquiétude porte sur une coopérative agricole de céréales. Elle est située dans une zone industrielle comprenant de nombreux sites chimiques classés Seveso, comme l’entreprise Borealis qui peut stocker jusqu’à 80 000 tonnes d’ammonitrate. Certains sites en France stockent jusqu’à 68 000 tonnes de nitrate d’ammonium, soit 25 fois Beyrouth. À Ambès, en Gironde, plusieurs riverains expriment la même défiance vis-à-vis de cette multinationale des engrais qui peut stocker jusqu’à 60 000 tonnes d’ammonitrate. La faiblesse des inspections pose aussi question. "En 2019, seuls 9 000 sites ont été inspectés sur les 500 000 installations classées pour la protection de l’environnement [ICPE],

Plan de l'article  :

  • Des " bombes agricoles " en puissance
  • Des précédents dramatiques existent
  • Le transport de tous les dangers
  • Une zone sensible en Alsace
  • Yara : une multinationale des engrais contestée  
  • La crainte d’un accident
  • Gros point noir : les inspections
  • Une redevance sur les engrais azotés discrètement écartée

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L’auteur·e a choisi de fermer cet article aux commentaires.