Xavier Bertrand a déjà prouvé qu'il est antisocial. Est-il menteur ou amnésique ?

Il se veut le " représentant d’une droite sociale et populaire " alors qu'il a imposé une réforme des retraites contraire au Droit. Il s'est même abstenu de répondre à la question écrite parlementaire jusqu'à la fin de la session ; alors qu'il avait l'obligation de le faire dans le mois. Il n'est pas difficile de trouver mieux comme candidat politique " social et populaire " de bonne foi.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/regionales-dans-les-hauts-de-france-qui-est-l-ecologiste-karima-delli-cheffe-de-file-de-la-gauche-rassemblee-1997338.html

Xavier Bertrand est un candidat qui prétend faire du social après l'avoir démoli au mépris du Droit et ce malgré la démonstration faite de l'illégalité de son comportement. Il y a nettement mieux en terme de crédibilité.

Le doute s'amplifie quant il affirme que les deux valeurs de son programme sont Autorité et Travail (Le Point). Le social a déjà disparu.

S'agissant de l'autorité, Xavier Bertrand a montré comment il l'entend en ayant tenté de faire taire Médiapart lors de l'affaire Bettencourt.

Face à Xavier Bertrand, la gauche se présente unie aux élections régionales dans les Hauts de France.

La contradiction de Xavier Bertrand est de nature à créer un doute très sérieux sur sa sincérité et elle est révélatrice de ce que propose la droite qui se revendique sociale et populaire.

Il suffit de se rappeler de l'action publique de Valérie Pécresse et sa réforme des universités, se rappeler aussi les déclarations de Laurent Wauquiez sur l'assistanat.

Le Front national a le même discours social et populaire, sauf qu'il ne résiste pas une minute à l'analyse.

Le social et le populaire a déjà servi à la droite et au centre, qui ont démontré qu'ils ne sont ni social ni populaire. Pourquoi pas y accoler  aussi " En même temps " ? Tant qu'ils y sont. Comme en 2017. 

Ne pas oublier qu'une nouvelle réforme des retraites est encore en préparation.

Prolonger :

Dans cette configuration, une seule option se présentait pour celui qui se rêve en champion d’une « droite sociale et populaire » : prendre tout le monde de vitesse et tenter de s’imposer comme « le » candidat naturel, histoire de scier les jambes de ceux qui rêvent d’une primaire, au premier rang desquels le sénateur Bruno Retailleau. (Marianne)

La loi sur les retraites est-elle contraire aux conventions internationales ? (Martine Billard)

Une députée invoque la prohibition de la régression sociale à l'Assemblée nationale et dénonce la politique du gouvernement (Médiapart)

La plainte de Mediapart contre Xavier Bertrand (Edwy Plenel)

 Amnésique ou menteur, Xavier Bertrand a choisi

Comme l'atteste cet article de Libé, Xavier Bertrand aime avancer des informations faussées. « Chaque année, c’est 7 milliards d’euros d’impôts de plus que les régions gérées par le Parti socialiste ont décidé d’augmenter. » Pour un ancien assureur, l'erreur laisse des doutes sur sa bonne foi. La liste est longue, arrêtons-nous là.

Dans la biographie non-autorisée de Christophe Jakubyszyn et Muriel Pleynet ("Le Fabuleux Destin de Xavier Bertrand"), un ancien collaborateur confie : « Il n’y a aucune spontanéité chez lui. Tout est préparé, même les blagues. Cela révèle un grand manque de confiance en lui. » Pour avoir fréquenté le maire de Saint-Quentin, alors journaliste dans un groupe de presse départementale marquée à droite, je confirme que le populisme représente l'une des qualités n°1 de ce suiveur hors pair.

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