Une autre diplomatie est-elle possible ?

Dans un contexte mondial bouleversé par les crises économiques, sanitaires et écologiques, la diplomatie traditionnelle paraît ébranlée tandis que de nouvelles manières de peser dans les négociations ont vu le jour. Dès lors, comment imaginer les nouvelles formes du dialogue international ?

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Hier, le Conseil des ministres a procédé à la nomination de nouveaux ambassadeurs à la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), au Conseil de l’Europe et à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). L’occasion de questionner le rôle de la diplomatie dans un monde où l'opposition entre la Chine et les États-Unis structure les relations internationales. 

Mais cette problématique ne concerne pas uniquement la science politique ou la géopolitique. Récemment, la revue d’anthropologie Terrains a titré pour son dernier numéro : Homo Diplomaticus. Ainsi, pourrait-il exister une autre diplomatie qui ne prendrait pas en compte les seuls États-nations mais aussi les animaux, la planète, la nature ?

Pour en débattre, nous recevons Emmanuel de Vienne, chercheur au laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative (Lesc) de l'université Paris-Nanterre, Claude Martin, ancien ambassadeur de France en Chine et en Allemagne ainsi que la directrice adjointe du bureau de Paris du European Council on Foreign Relations (ECFR) Tara Varma.

 

Bibliographie

La diplomatie n'est pas un dîner de gala : mémoires d'un ambassadeur : Paris-Pékin-Berlin

La diplomatie n'est pas un dîner de gala : mémoires d'un ambassadeur : Paris-Pékin-Berlin

Claude Martin

Editions de l'Aube, 2018

Revue Terrain n°73 : Homo diplomaticus

Revue Terrain n°73 : Homo diplomaticus

Editions Terrain, 2020

 

Prolonger :

«Ensauvagement»: Gérald Darmanin heurte jusqu’au sein de LREM  29 juil. 2020 Par Héléna Berkaoui et Iban Raïs

Devant les députés, mardi, le ministre de l’intérieur a défendu son usage du terme « ensauvagement ». Il tient ces derniers jours un discours qui rappelle, à beaucoup, son ancien mentor Nicolas Sarkozy. Si la gauche s’indigne, le malaise devient aussi palpable dans les rangs de la majorité.

Le mot «ensauvagement» s’avère le plus sûr toboggan vers l’extrême droite  29 juil. 2020 Par Antoine Perraud

Gérald Darmanin croit pouvoir jouer avec le feu d’un mot. Mais c’est la langue qui se joue de lui, en révélant son indécence et sa vacuité de civilisé non avenu. D’où cet arrêt sur lexique, de Montaigne à Césaire, en passant par les « sauvageons » de Jean-Pierre Chevènement et Bernard Cazeneuve.

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