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Billet de blog 2 mars 2022

Ukraine : agrandir la focale

Je relaie un courrier reçu il y a deux jours d'un ancien élève devenu un ami. Il contient des analyses qui éclairent d'un jour intéressant le déroulement de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

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Ukraine : agrandir la focale

Par Florent BARNADES, ancien assistant de recherche à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), Master 2 de relations internationales (Défense, Sécurité et Gestion de crise) à l’IRIS, Master 2 de Relations Internationales de l’IEP de Bordeaux.

Comme beaucoup d’Européens, j’ai été surpris par l’attaque menée par les troupes de la Fédération de Russie à l’encontre de l’Ukraine en cette fin du mois de février. A travers le prisme de mes études (géopolitique et en particulier les questions de défense) et de mon expérience d’assistant de recherche sur les mêmes sujets, j’ai voulu approfondir ma perception de ce conflit dont les modalités sont inédites depuis les années 2000. En effet, la dernière attaque d’un pays contre une nation souveraine à grande échelle et sans provocation préalable est la guerre menée par les Etats-Unis contre l’Irak avec toutes les conséquences que l’on connait. L’analyse que je propose de mener ne fait appel qu’à des données en open source disponibles sur internet.

La première chose qui a été surprenante dans cette recherche d’informations a été la facilité d’accéder à des médias provenant du théâtre d’action par des réseaux sociaux et qui étaient qualitatives, c.-à-d., datées, localisées et contextualisées. La population ukrainienne fait un travail de témoignage assez incroyable au vu des circonstances. On pourrait m’objecter que cela peut être un travail de propagande de la part de l’Ukraine (comme la création de la légende d’un pilote d’exception, le fantôme de Kiev ayant abattu de nombreux avions russes). Je pense néanmoins que la structure étatique ukrainienne a d’autres choses à gérer plus urgentes que de mettre au point un plan de propagande surtout ne passant pas par des organes officiels. La vision que cela offre est sans doute partielle mais elle est révélatrice.

Sur ces documents, on découvre que l’attaque russe est pour l’instant plus décousue et moins efficace qu’attendue compte tenu des parties en présence : d’après les données du site globalfire1, voici un rapide aperçu de l’équilibre des forces.

L’attaque russe a donc débuté comme une guerre conventionnelle : destruction des systèmes anti-aériens pour avoir la suprématie dans les airs, puis utilisation d’artillerie et de missiles longue portée pour briser les défenses (et terroriser les populations), ensuite envoi de chars suivis de l’infanterie pour maîtriser les principaux points stratégiques. Cependant dès le départ, ces actions ont été approximatives pour ne pas dire brouillonnes. Un simple exemple : de nombreux bâtiments militaires de commandement de l’armée ukrainienne à Kiev n’ont pas été détruits dans les premières heures du conflit. Lors de la guerre en Irak, les premiers bombardements avaient visé la chaîne de commandement militaire : palais présidentiels, QG… De plus, les réseaux de communications ont été peu touchés et les échanges avec le reste du monde possibles grâce à internet. Les cyber-attaques menées par des rusbots (groupes de mercenaires informatiques travaillant pour le pouvoir russe) ont eu un effet assez limité et surtout n’ont pas paralysé les réseaux sociaux ou de communication.

Le président ukrainien Zelensky a déclaré trois jours après le début du conflit que son pays avait « brisé le plan russe. » Ce qui peut sembler une rodomontade d’un assiégé est au final assez vrai si l’on s’en réfère à la situation : il semble que le plan initial prévoyait une offensive rapide de type shock and awe (choc et effroi)1 qui aurait vu s’effondrer la structure de commandement et le moral des Ukrainiens dans les 24 à 48 h pour une annexion rapide et la mise en place d’un pouvoir fantoche.

Or, actuellement, les événements semblent se diriger dans une autre direction. Le pouvoir militaire russe comptait sur une guerre conventionnelle (armée contre armée) ce qui aurait évidemment abouti à une défaite rapide et totale de l’Ukraine. Mais ce pays savait depuis 2014 et l’annexion de la Crimée que ce genre de rapport de force serait inopérant. La guerre est donc entrain de glisser vers un type de guerre asymétrique, c.-à-d., une armée d’occupation conventionnelle (artillerie, char, avion, troupe entrainée au combat classique) face à une guérilla. Et les nombreux témoignages de la population disponibles, entre autres, sur twitter, le montrent bien : les chars russes sont attaqués par des groupes mobiles qui les détruisent et se retirent. L’aviation est difficilement opérante car sans grand regroupement de troupes ou de véhicules, les cibles sont difficiles à trouver. De surcroît, les armes anti-char ou anti-aérien de type manpad (portable par une personne à pied) sont redoutablement efficaces. Par exemple, le régime dictatorial tchétchène avait envoyé plusieurs milliers d’hommes et une colonne de chars qui a été détruite par les Ukrainiens : au moins 50 à 70 chars2 et le commandant tué3. Un char russe de type T-72/T-90 coûte environ 3 millions de dollars pièce. Les missiles portables qui les détruisent environ 40 000 à 75 000 dollars l’unité. L’aviation russe semble avoir conscience de ce risque car, malgré une suprématie aérienne évidente, elle est peu utilisée aussi bien avion qu’hélicoptère (alors que les Hind sont mondialement réputés et utilisés pour leur efficacité d’attaque au sol). La situation actuelle peut être rapprochée de l’engagement russe en Afghanistan en particulier à la fin du conflit (1979-1989) lorsque les USA armaient les moudjahidins de ce type d’équipement. Dans le cas ukrainien, il faut en plus ajouter que de nombreux soldats nationaux entraînés sont encore opérationnels et peuvent former une population qui a un profond et ancien ressentiment contre le pouvoir russe et soviétique (l’Holodomor, grande famine organisée par Staline 1932-1933, russification à marche forcée avec la destruction de la culture ukrainienne…). De nombreux pays européens envoient actuellement ce genre d’équipement en masse pour la résistance ukrainienne. La situation risque donc de se compliquer pour les forces russes avec cet afflux de matériel et une population hostile et motivée.

Il y a également un autre élément non négligeable dans ce type d’affrontement, c’est le renseignement. Les Ukrainiens utilisent les réseaux sociaux pour signaler l’emplacement de troupes à leurs soldats. Les autorités ont également fait appel aux propriétaires de drones de loisir pour rassembler des images. Des entreprises privées comme Maxar fournissent des images satellites à un Etat qui ne dispose pas de ces moyens. Ces différents éléments expliquent le piétinement des forces russes bien supérieures en nombre mais qui n’arrivent pas à briser la résistance locale ni contrôler des centres villes stratégiques.

Pour comprendre pourquoi le plan initial russe n’a pas fonctionné, il faut aussi prendre en compte des éléments concernant les forces d’invasion.

L'armée russe fonctionne d'une façon un peu étrange par rapport à nos armées occidentales depuis la fin de l'Union soviétique. Il s'agit d'un mélange de conscription et de contractuels. La professionnalisation de l’armée a connu de nombreuses difficulté en particulier un manque important de volontaires depuis les années 1990. La conscription reste donc à un niveau élevé mais les conscrits sont très souvent issus des classes populaires qui n'ont pas les moyens de faire des études longues ou de payer la bonne personne pour être exempté.

Il y a dans l'armée russe une tradition de violence et de bizutage extrême4. Tout conscrit est un quasi esclave des vétérans et des sous-officiers. Cela va passe par des coups, des vols, des brimades de la part des contractuels à qui on donne quelques galons et qui abusent de leur pouvoir. Avant l'offensive, plusieurs soldats russes avaient témoigné de leur besoin d’argent pour payer leur nourriture. Le pillage de supermarchés a été filmé à plusieurs reprises depuis le début de l’offensive5. L'intendance est chaotique et souvent détournée : au Bélarusse, les soldats vendent carburants et équipement pour se payer de l’alcool et de la nourriture6. Les pannes sèchent de véhicule sont récurrentes : cette vidéo parmi d’autres montre un équipage russe que des Ukrainiens moquent en leur proposant de les ramener en Russie7. Ici un canon autopropulsé abandonné également8. Ce problème est rapporté également par les témoignages des soldats faits prisonniers. Les troupes russes semblent également manquer de système de navigation de type GPS. Les Ukrainiens ont, en effet, volontairement démonté les panneaux pour ajouter à la confusion mais sans cela des véhicules en milieu urbain arrivent parfois dans des quartiers résidentiels sans véritable enjeu stratégique ou tactique.

La motivation au combat apparait aussi limitée et le commandement repose sur un ordre simple : avancer à tout prix. Comme disait Staline : « pas un pas en arrière ». Pour preuve, des chars ont été arrêtés dans leur progression par une foule de civils9. Cela montre bien la désorientation de ces jeunes soldats qui n’ont pas de commandement efficace ou la motivation à mener une guerre d’invasion à laquelle ils comprennent peu de choses. C’est ce qui transparait aussi des interrogatoires de soldats russes prisonniers (environ 200) qui face caméra avouent ne pas comprendre ce qui se passe. Ces problèmes endogènes ne sont pas récents. Je ne peux que recommander la lecture de l’ouvrage les cercueils de zinc de Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature bélarusse. Il est très éclairant concernant de la culture militaire russe (dans le cadre de la guerre en Afghanistan). Elle a recueilli le témoignage de soldats et de famille. Ce qu’elle rapporte concorde avec la réalité de l’invasion actuelle.

Concernant l'organisation purement militaire, l'armée est en retard concernant ce que l'on appelle la numérisation du champ de bataille : aujourd'hui les soldats européens ou américains possèdent des balises GPS, des caméras embarqués, des tablettes... Chaque mouvement de troupe est suivi en temps réel par des drones qui filment l'action et le retransmettent au centre de commandement. Ainsi les différentes composantes d'une force d'attaque sont coordonnées : on appelle ça le C4ISTAR (Command, Control, Communications, Computers, Intelligence, Target Acquisition Reconnaissance soit commander, contrôler, communiquer, informatisation, renseignement, acquisition de cible, reconnaissance). Savoir où est l'ennemi pour envoyer qui il faut et ce qu’il faut au bon moment.

Cela demande d'avoir un complexe militaro industriel qui travaille avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC : internet, géolocalisation, partage de données...). Cela exige aussi un tissu industriel dense et innovant. En France, au vu de nos moyens économiques limités, cela concerne surtout les forces spéciales comme lors des engagements au Sahel. Les USA possèdent la seule armée du monde qui peut l'appliquer à grande échelle.

D’après le témoignage direct d’un journaliste spécialiste de la Russie, lors de la guerre contre la Géorgie en 2008, la coordination des troupes russes étaient assurée par des soldats qui possédaient quatre radios et qui faisaient le lien entre l'infanterie, l'artillerie, l'aviation et le commandement. La Russie ne dispose de peu de grandes entreprises dans le domaine du numérique ou de l’électronique de pointe (malgré des déclaration répétées concernant la puissance de la cyber armée russe). Les achats sont faits à l’étranger et aucun pays ne partage ces technologies. Il y a eu de notables changements depuis, en particulier suite à l’engagement de forces russes en Syrie10 mais le déploiement de la technologie C4ISTAR semble rester un objectif non atteint pour de nombreuses unités. Le complexe militaro industriel russe a des spécificités : d’excellents bureaux d’ingénieur et de conception mais une production limitée concernant les équipements de pointe et un contrôle qualité lacunaire. Il est vrai que la Russie est un grand producteur d’armement mais pour les armes légères, les munitions et l’artillerie. Il s’agit de matériel faisant peu appel à la technologique. Un exemple : de nombreux chars russes fonctionnent encore pour les tourelles par système hydraulique alors que les chars européens ou américains ont un système électrique plus rapide. Seuls deux domaines reçoivent une attention particulière de l’Etat qui passe les commandes : les systèmes anti-aériens et les armes de dissuasion nucléaire. Depuis plusieurs années, le Kremlin fait beaucoup de publicité autour des missiles balistiques hypersoniques quasi impossibles à intercepter11. Ces équipements n’ont aucune utilité quand il s’agit d’envahir un pays.

De surcroit, il existe un autre élément qui explique les difficultés de cette tentative d’invasion. A la tête de l’armée, on trouve deux hommes formés sous l’Union soviétique : Sergueï Choïgou, l'actuel ministre de la défense et le chef d’état-major Valéri Guerassimov12. Ils sont arrivés en fonction il y a dix ans et ils ont tenté de mettre à niveau l’armée russe que la chute de l’Union Soviétique avait très fortement dégradée. Grâce à de très importants efforts financiers, des innovations aussi bien théoriques que technologiques ont été apportées mais transformer une armée demande des décennies surtout avec une culture militaire très ancrée comme celle de l’Union soviétique. L’application de cette modernisation semble fort partielle dans cette invasion. En Europe et aux USA, il y a eu une remise à plat des stratégies et de la pensée militaire dès les années 1990 : guerre asymétrique, acquisition de nouvelles technologies... Par exemple, la France a produit plusieurs livres blancs sur le sujet de la défense et son adaptation aux défis actuels. Cela a été tardif en Russie et la bureaucratie militaire ralentit sa mise en route, en particulier le précédent ministre de la défense, Serdioukov, n’avait pas mis en place les changements nécessaires. Il faut noter que l’administration russe fournit une intense publicité/propagande autour des progrès de son armée mais cette invasion semble déchirer ce voile de mensonge ou de triomphalisme très soviétique dans sa forme.

Richard Moore, le chef du MI6 britannique13, évalue l’engagement russe à 18 milliards d’euros par jour. Le seul équivalent par l’ampleur dans l’histoire récente est la guerre en Irak qui a couté 2000 milliards de dollars aux USA. La première puissance mondiale a pu supporter ce coût grâce à son économie et sa capacité d’endettement quasi infinie grâce au rôle mondial du dollar. Le budget militaire de la Russie est dix fois moindre que celui des USA. Avec la vague des sanctions qui pleut sur l’économie russe, il semble évident que la guerre ne pourra durer sans avoir un impact énorme sur la population russe et une économie déjà fragile car peu diversifiée (exportation de matières premières dont pétrole, gaz…).

Pour conclure, je dirai que les exemples fournis par l’histoire des cinquante dernières années démontrent que l’invasion et l’occupation d’un pays même par une super puissance n’a, jusqu’à présent, jamais abouti à ce que l’envahisseur souhaitait : Vietnam, Afghanistan (occupation soviétique puis intervention américaine), Irak… Le contre exemple tchétchène reste un épiphénomène qui a des explications spécifiques. Cette guerre sera coûteuse en vies humaines des deux cotés et économiquement destructrice globalement. Cependant, il est certain que le rêve de Vladimir Poutine de créer une Ukraine démilitarisée et dirigée par un affilié comme le bélarusse Loukachenko ou le Tchétchène Kadyrov n’adviendra pas. Le réveil européen, bien que tardif, est un coup d’arrêt à une politique expansionniste née de la nostalgie d’un homme qui, présente la fin de l’union soviétique comme la plus grande catastrophe géopolitique du 20ème siècle mais qui, sans cela, serait toujours un obscur officier subalterne du KGB.

1 Cf. la stratégie du choc, Naomi Klein, actes Sud, Babel

2 https://www.youtube.com/watch?v=Ing_xnEgw78

3 https://meaww.com/magomed-tushaev-top-chechen-general-reportedly-killed-ukrainian-forces

4 Cf l’affaire Andreï Sytchev. Le jeune soldat Sytchev avait dû être amputé des deux jambes et de ses testicules après avoir été battu par d'autres soldats en janvier 2006 lors d'un des bizutages sévères traditionnels dans l'armée russe.

5 https://twitter.com/ukraine_world/status/1498202748512354312

6 https://www.rferl.org/a/russian-troops-belarus-exercises-ukraine/31711282.html

7 https://twitter.com/Liveuamap/status/1497485623225200640?s=20&t=aKLgt8Y1FIRtTxnTdoUD7w

8 https://twitter.com/fpleitgenCNN/status/1498272917318213633?s=20&t=doc5u_3KFX_1suL8IDUcKA

9 https://www.the-sun.com/news/4783292/moment-fearless-ukrainians-block-russian-tanks-road/

10 Dans ces opérations, seule l’aviation russe avait été engagée et aucune observation neutre n’a pu faite de la réelle efficacité du système.

11 https://fr.wikipedia.org/wiki/Avangard_(missile)

12 Ce général a mis au point une doctrine qui porte son nom (cf. https://www.frstrategie.org/programmes/observatoire-armee-de-terre-2035/concept-russe-guerre-nouvelle-generation-general-gerasimov-quelle-exploitation-pour-armee-terre-2020) mais son application dans ce conflit n’apparait pas évidente et surtout limitée par un matériel qui ne semble pas à la hauteur.

13 Service de renseignement

1 https://www.globalfirepower.com/

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