les raisons d'une fidélité

J'en ai assez de devoir écouter, chaque jour, (en me rasant) les cours de la Bourse - de la voix tantôt sinistre tantôt triomphante du journaliste qui suit leur montée ou leur baisse - ; je n'ai pas de porte-feuille d'actions.

J'en ai assez de devoir écouter, chaque jour, (en me rasant) le bulletin météo dont j'ai remarqué qu'il ne disait jamais le temps qu'il faisait au-dessus de ma tête quand je sors pour aller faire ma promenade quotidienne, alors qu'il est d'une complaisance insupportable pour la capitale et le sud-est de la France.

J'en ai assez de devoir écouter (en me super-rasant) les chamailleries des héritiers de... comment s'appelle-t-il déjà? pour se partager le magot de leur papa, chamailleries érigées en grand problème national. Il se dit que cela pourrait durer des années. Jamais je ne tiendrai le coup.

J'en ai assez de voir la violence se déchaîner sur les pelouses des stades ; j'en ai assez de voir la violence - impunie - prétendre répondre à une violence - qui a été, elle, condamnée -, j'en ai assez de ces appels au lynchage qui font les choux gras des folliculaires (j'aime bien cette expression...).

J'en ai assez de ces prétendues informations qui n'ont d'autre fonction que de ne pas nous informer sur ce qui est pourtant vital pour la plus grande majorité d'entre nous.

Ce sont quelques unes des raisons pour lesquelles je suis abonné à Mediapart, depuis sa création, et continue de l'être. Pas de nouvelles en direct de la Bourse ou de Wallstreet. Pas de bulletins météo.  Rien sur sur le testament de... mais zut, comment s'appelle-t-il déjà ?  Rien sur Bertrand Cantat. Inestimable !

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