MUNICIPALES GIVORS (Rhône) MADAME LA MAIRE EN TOUTE SINCERITE

S'adresser à sa maire c'est un peu prendre part à la campagne. C'est ce que votre serviteur fait aujourd'hui. Peut-être avec un recul plus important que les candidats et les colistiers. Et sans quêter vos voix.

MADAME LA MAIRE !

Vous avez concédé, au moment de la présentation de votre liste que le micro n’était pas votre truc. C’est courageux. Je vais vous faire une confidence. Pas mon truc non plus et j’ai même bafouillé un jour lors d’une séquence en direct et en public sur RTL à la Part-Dieu.

On ne peut pas tout savoir faire. Mais hier, vous avez surtout perdu le débat sur le fond. Que l’ambition de ma ville soit un copier-coller de ce qui a été raté lors du mandat ne fait pas rêver. Que la Majorité municipale n’ait d’ambition pour les Givordins que la rénovation de la salle Georges Brassens, l’arrivée d’un cinéma, 22 ans après la Une du journal municipal en 1998 annonçant que c’était signé, est pour le moins perturbant pour la population.

Après la baisse de dotations de l’Etat au tour de la Covid

Voilà que maintenant, après la baisse des dotations de l’Etat, fil rouge du mandat en cours, nous aurons la Covid-19 comme excuses durant six ans. Après 67 ans de gestion sans partage, des idées extérieures auraient pourtant pu élever la ville. Vous n’avez ni bilan, ni projets sincères.

Madame la maire, vous m’avez dit un jour “Pourquoi vous voulez le changement?”. Après 62 ans de Givordinité, ce qui n’est pas votre cas, j’aurai du m’excuser d’avoir d’autres ambitions pour ma commune. Madame la maire la seule proposition que vous m’avez faite aura été de ne plus vous faire la bise mais de vous serrer la main. Madame la maire, je souhaite un changement. Je vous l’ai dit. Je vous le dis. Et avec le respect pour la personne et pour la maire.

Après 67 ans de gestion 24,55% de voix au premier tour

Madame la maire, tout comme Decourselle vous avez pris comme acquis les soutiens de Givordins qui eux ne vous ont pas dit en face. Ne pas rassembler 25% après 67 ans de gestion est une véritable déroute. Aujourd’hui, dans votre électorat, certains se demandent si Martial Passi en directeur de campagne ne vous aurait pas fait gagner des voix.

Madame la maire, mon Adn ne plaidait pas pour un anti-communiste primaire. Je l’ait été à une époque en réaction de décisions que je ne pouvais pas comprendre. Je ne le suis plus. J’ai du respect pour vos colistiers et vos soutiens qui me respectent. Je passe l’étiquette bien derrière comme dans les pulls.

Madame la maire nous sommes nés tous les deux à Givors que, moi, je n’ai jamais quitté. Comment reprocher aux autres alors que vous avez été la première adjointe en habitant Saint-Andéol le château, et que votre premier adjoint habite Villeurbanne ? Querelle de clocher quand la ville se meurt.

Des jumelles sont-elles nécessaires pour faire le constat ?

Arretons les études, les audits, les missions nous coutant si cher pour regarder tout simplement la ville. Faut-il des jumelles pour voir que la ville est pauvre, que le petit commerce bat de l’aile, que la ville est sale, que le béton bouffe la chlorophylle de nos quartiers ?

Arrêtons la désinformation de la population. Vivre à Givors nous appartient comme vous-même et vos adjoints êtes nos salariés. Votre tactique est bonne, mentir une fois par mois, et souvent plus, à des Givordins ne s’intéressant pas à la politique et prenant pour argent content.

Pourquoi tenir des propos diffamatoires véritable inventaire à la Prévert, envers un candidat, Antoine Mellies. Un discours d’un autre temps ayant débouché sur la montée du RN à Givors ?

Mellies et Boudjellaba ne font plus peur aux Givordins

Pourquoi calomnier un autre candidat, Mohamed Boudjellaba, troisième participation, lequel dénonce des propos racistes.

Le temps ont changé. Aujourd’hui, que les Givordins votent pour eux ou pas, Mellies et Boudjellaba ne leur font plus peur.

L’inquiétude viendrait plutôt d’un candidat qui voudrait nous interdire de dire qu’il mène deux listes fusionnées, deux listes macroniennes. Il voudrait nous empêcher quand, hier, lors d’un débat à grosse audience, il ne reprend pas Satis allant jusqu’à le présenter comme soutien de Kimelfeld (président de la Métropole) quand son allié de circonstance, Alexandre Couchot, soutient Gérard Collomb.

Decourselle n’est arrivé à Givors que parce que Michelle Palandre(LR), Mohamed Boudjellabaet Antoine Melliesont fait le travail au moins pendant six ans. Ce candidat qui n’a pas fait un score ridicule, loin s’en faut, dit oui à tout le monde. Cela marche un tour, peut-être pas deux ? Il devait se retirer s’il n’arrivait pas premier...il a terminé quatrième. Son acolyte, cinquième. Son “négociateur” Jérôme Chabrierne devait pas être sur sa liste. Il revendique aujourd’hui une place d’adjoint. Il déclare que les projets des deux listes sont compatibles quand tout, ou presque, les oppose. Satis qui a mené le débat a trouvé une solution poour Decourselle, ne pas mettre de bulletins!

Pour Decourselle, Da Passano, Jannot, Kimelfeld, Collomb, Couchot, Fugit ne constituent pas une liste macronnienne

Je vais vous faire une autre confidence. Si toutefois le jeu politique m‘avait proposé de choisir entre vous et Laurent Decourselle, le choix aurait été cornélien.

A votre avantage vous assumez vos choix que je juge mauvais. J’aurais donc un autre choix, celui de Decourselle. Celui qui dit que dans le même panier Da Passano, Jannot, Kimelfeld, Collomb, Couchot, Fugit.... ne connote pas une liste macronienne ? Un camouflet à ceux qui sont venus les soutenir alors que Decourselle et Couchot en avaient besoin.

Changer de cap en cours de campagne ne nous plait pas. Le même constat que Da Passano qui estime que des listes ont trahi pour la Métropolitaine.

Le choix ne se présentera pas. Je voterai pour l’un deux deux candidats de l’opposition ayant travaillé, ayant peur qu’après la gestion communiste nous ayons la politique du flou artistique.

Madame la maire, votre équipe est responsable de cette situation, les amitiés de Decourselle et de l’ex-maire, les deux hommes ont longtemps travaillé ensemble, n’étant pas étrangères à sa venue. Ce sont d’ailleurs des élues communistes qui l’ont encouragé à tenter l’aventure.

Les affaires comme dégât collatéral !

Madame la maire, les affaires judiciaires jugées, en cours ou à venir, au niveau local ou au retentissement départemental ont montré la fin d’un cycle. Je suis en totale opposition avec votre gestion, trop clientéliste, voire communautariste à certains égards. Je regrette surtout que le vivre ensemble, que nous pratiquons, nous, au quotidien ne soit pour vous qu’un élément de langage.

Madame la maire, si vous l’emportez je vous féliciterai chaleureusement. Car vous auriez remporté l’élection ingagnable il y a un peu plus d’un an. Avant l’arrivée d’une liste semant le trouble et son association avec la Rem.

Au débat, hier, Decourselle a parlé de 33% des voix. Symboliquement cela signifie un tiers. Un petit mensonge 32% serait plus juste. Car pour lui fusionner, c’est ajouter les voix des listes. Au passage en revendiquant le score de la sixième liste, Razika Dali alors que celle-ci ne s’est pas prononcée. Boudjellaba affirme lui avoir le soutien certains colistiers. On voit mal aussi des électeurs ayant cru voter pour un “Sans étiquette” voter pour la Rem. Dans une ville de Gilets jaunes. Et, surtout, où Macron fait de très faibles scores.

Madame la Maire, votre Majorité municipale a crée cela. La nature a horreur du vide. Pour quelques places d’élus pour la Sénatoriale, le député macronien, Jean-Luc Fugit n’a vu que son intérêt personnel.

De quoi j’me mêle ?

De ma ville et j’aimerais que d’autres le fassent.

 

 

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