MERCI FRANCOIS HOLLANDE !

il y a 2 ans, je disais à G. Filoche, que le Ps allait mourir. je me suis fait insulter plus d'une fois, par Gérard ! aujourd'hui, voici son Intervention au BN du PS du lundi 12 juin : appel au désistement réciproque à gauche, FI, PS, PCF, EELV trop tard !

voici ce qu'écrit G. Filoche, sur son blog http://www.filoche.net/

12 JUIN 2017 – 16:13

Bon, nous n’en sommes pas au bilan, on le fera la semaine prochaine, le 19 juin…

Interruption de Weber, Dray : « alors il ne faut pas le faire devant les cameras, comme tu viens de le faire, c’est pas décent, de mettre Hollande en cause… »

 

Mais on ne peut faire langue de bois et ne pas répondre aux questions des journalistes qui me demandaient « si c’était la faute à la gauche socialiste » !

Hé bien non, pendant cinq ans, nous gauche socialiste, MLG, motion B,  nous avons ici pédagogiquement, au fur et mesure, expliqué pourquoi ça se terminerait par une catastrophe,

Nous avons été longtemps, trop longtemps minoritaires, on avait dit que si nous ne menions pas une politique gauche, si on ne corrigeait pas l’orientation du quinquennat on irait tous dans le mur, que ce serait un désastre,

Voilà, on est dans le mur et ca fait mal, très mal,

Mais on pouvait l’éviter, il fallait nous écouter, on a eu raison, vous auriez du accepter de modifier le cours des choses, à temps de ne pas dilapider le CICE, de ne pas casser le code du travail avec El Khomri…

Brouhaha des mêmes

 

Et inutile de m’empêcher de parler, vous n’y arriverez pas, surtout pas ceux qui ont le plus de responsabilités politiques dans la défaite, l’heure des bilans c’est l’heure des bilans…

Nous avons, la gauche socialiste été minoritaire 5 ans durant, et je le répète avec amertume, je le criais tout à l’heure, car on a pas pu empêcher le désastre final,

Nous avions raison, hélas, de bout en bout, nous avions proposé pas à pas une autre politique détaillée

Alors la décence c’est que ceux qui ont conduit à ce désastre par leurs choix faux archi faux et entêtés  se fassent modestes aujourd’hui…

Les plus grosses bêtises de ces quatre dernières semaines devant les médias sont venues, pas de nous, pas de moi, pas de la gauche socialiste, mais bel et bien  des pro macron, de ceux qui croyaient qu’il fallait faire alliance, ou rejoindre « en marche », renoncer a toutes nos valeurs, se soumettre a Macron, le « faire réussir »  au lieu de le combattre, de ces ex socialistes qui ont nui à la clarté du message de nos candidats

Mais on verra la semaine prochaine,

Là il faut savoir ce qu’on fait pour tenter de sauver le maximum de camarades sur les 60 qui restent encore en lice, (et je ne parle pas de ceux qui sont passés a travers les gouttes, en manoeuvrant un jour souris, un jour oiseau, un jour socialiste, un jour macronien).

Et pour sauver le maximum de camarades, il faut être clairs : unité de la gauche.

Unité de la gauche aujourd’hui comme hier et cela implique de nommer les forces politiques concernées : FI, PCF, Verts et nous. Et de dire « désistement réciproque »

Sans unité de la gauche le désastre sera plus grand et il durera plus longtemps.

Bien sur, on le sait bien et ce n’est pas d’aujourd’hui,  l’unité n’est pas facile avec des groupes qui vous cognent dessus, qui sont sectaires, mais ils existent, ils ont des voix, ils sont proches de nous, et nos électorats sont mélangés, ce sont les mêmes,  il faut qu’il s’épaulent en dépit de nos divergences et contentieux.  Il faut être unitaires pour deux, pour trois, pour quatre.

Parce que être unitaires là, face à un FI ou au PCF c’est sauver un de nos camarades ailleurs grâce aux voix de la FI et du PCF.

Pas d’accord avec ceux qui partent vers une nouvelle théorie prétendant que Mélenchon n’est pas n’est plus ou ne se dit plus de gauche.

Malgré son usage erroné du mot « peuple » il est de gauche, nous le savons tous, son positionnement aussi et son électorat aussi. Son origine, son histoire, sa dynamique, ses références sont de gauche en dépit des travers plébiscitaires, autoritaires. Même s’il a des déviations, c’est à nous de les discuter, de travailler à les corriger, et le ramener sur le terrain de la gauche unie. Ce n’est pas la première fois à gauche dans l’histoire de notre pays, que certains courants ont des déviations nationalistes,  ou autres, hier staliniennes par exemple. Quant on disait à tort à mes yeux que le PS était le « parti de la sociéte » et non pas le « parti du salariat », c’est le même type de divergence finalement.

Ce n’est pas la première fois qu’on a fait et qu’on ferait l’unité avec des gens qui nous critiquent, ils n’ont pas changé de nature, ni cessé d’être de gauche pour autant. L’unité ce n’est pas l’unité de pensée, ni le ralliement, l’unité c’est des actions communes et par exemple, le désistement systématique et réciproque.

Et même s’il n’est pas spontanément réciproque, il faut le proposer comme tel. Et même s’il est refusé comme réciproque, c’est plus intelligent, plus efficace, et plus constructif de le proposer quand même pour faire évoluer les choses. Car si on le propose les électeurs nous en seront gré. Et s’ils le refusent les électeurs ne leur en seront pas gré. Si on ne le propose pas on sera tous sanctionnés.

Le ridicule Total Khéops c’est de décréter que FI n’est pas de gauche pendant que FI décrète qu’on n’est pas de gauche, c’est parti pour dix ans de désastre avec ce genre de bévues.

Je ne parle même pas de l’incompréhension et de l’hostilité que pareilles analyses provoqueraient pour des millions de nos concitoyens.

Ecoutez-moi ! Ne faites pas comme pendant tout ce quinquennat, vous ne m’avez pas écouté, et vous voyez où on est ! C’est un désastre historique pour tout le PS mais aussi pour toute la gauche.

Melenchon fait mine de se réjouir des résultats du 11 juin, mais ça n’a ni queue ni tête, il y a trois semaines, il se disait candidat pour « une cohabitation avec Macron » et pour être premier ministre, se décrivant « à la manoeuvre » comme « un général sur la colline ». A Avignon les « FI » le 1er mai, avaient une banderole « Mélenchon premier ministre » de Macron.Or il va avoir 4 à 7 députés. Quel bilan !

Il faut toutes et tous revenir sur terre. Pour sauver ce qu’on peut de la gauche au  niveau ou on peut, il FAUT appeler inconditionnellement  à l’unité, au désistement et en appelant à la réciprocité. Nous marquerons beaucoup plus de points qu’en inventant la théorie selon laquelle ils ne seront pas de gauche. Réfléchissez ! On écoeurerait les gens du haut de nos 6,5 % a dire aux 19 % qu’ils ne sont pas de gauche

Vouloir exclure 19 % de voix de la gauche dont sans doute 7 à 8 % de nos voix venues, au dernier moment, de façon évidemment insuffisantes, et en dépit du fait qu’il n’y avait pas d’accord Mélenchon Hamon, c’est affaiblir toute la gauche et nous condamner nous mêmes. C’est ridicule.

Et grave, car refuser d’appeler à voter Ruffin ou Melenchon dans la Somme et à Marseille c’est faire perdre d’autres camarades en France. C’est surtout diminuer le déjà trop faible d’élus potentiels de gauche rose rouge vert anti Macron à l’Assemblée nationale. Or il faudra bien un groupe rose rouge vert indépendant et uni si nous avons plus de 15 élus.

Car on sera bien dans le combat anti Macron, n’est ce pas ?

On ne votera pas la confiance,

On combattra les ordonnances anti travail,

On défendra le salaire brut,

On défendra l’ISF,

On refusera la hausse de 1,7 % de CSG,

On refusera de supprimer 120 000 fonctionnaires,

On ne votera pas leur budget,

Et avec quels députés fera t on cela à l’Assemblée nationale ?

Avec les nôtres, ceux du PCF de FI, d’EELV, pas avec les Macroniens ni les ralliés honteux à Macron.

Gérard Filoche

 

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