le sinistre bouffon de la maison blanche

Après le sommet calamiteux d'Helsinki face à Poutine, Trump affaibli et ridiculisé perd le soutien de son parti. Va-t-on enfin vers la destitution ?

 

LE SINISTRE BOUFFON DE LA MAISON BLANCHE

Donald Trump, après avoir pendant des semaines, à longueur de tweets, éructé les pires menaces, injures, et provocations envers ses futurs interlocuteurs, a successivement rencontré Xi-Jin-Ping, Kim-jong-1, Poutine.

Au cours de ces rencontres, devant les journalistes du monde entier, il s’est fait littéralement rouler dans la farine par ses homologues, et il en est ressorti à chaque fois heureux, ridiculisé et affaibli.

TRUMP apparaît aujourd’hui plus que jamais pour ce qu’il est, c’est à dire un président haineux et dangereux, très limité intellectuellement, totalement inculte, mais surtout un faible, un lâche, fort avec les faibles, et faible avec les forts, capable d’insulter et d’humilier ses amis et alliés les plus fidèles, les européens et canadiens, lors du catastrophique sommet du G7, après avoir traîné dans la boue le premier ministre Trudeau, la chancelière Merkel et la première ministre May.

Hier 16 juillet 2018 il a franchi un degré de plus dans la provocation (ou l’infamie) en se permettant une nouvelle fois dans un de ses tweets, d’insulter sans vergogne ses alliés, traitant l’union européenne d’ennemie, pour faire plaisir à celui qui avant-hier encore était son pire ennemi, et qui en l’espace de quelques heures est devenu son nouveau meilleur ami, Poutine, qui n’en demandait pas tant.

Même au sein de son propre camp, de son gouvernement, de son parti, ce comportement de malade mental commence à faire des ravages, et il est de plus en plus isolé.

Dès janvier 2017 le monde entier a pu assister stupéfait aux démissions volontaires ou limogeages successifs de ses plus proches collaborateurs, soutiens et courtisans, Michael Flynn, Gary Cohn, Steve Bannon, Reince Priebus, Sean Spicer, et dernièrement Rex Tillerson. Mention spéciale pour James Comey, directeur du FBI, viré pour avoir ... fait son boulot de flic !

«you’re fired» ... Voilà son vrai plaisir de gamin sénile...

Bientôt il ne restera plus que sa famille, et encore !

En attendant, nous autres, pauvres citoyens que nous sommes, réduits au rôle de témoins impuissants, de plus en plus inquiets, constatons avec effarement l’accumulation des provocations, reculades, volte-faces, insultes, mensonges de ce Caligula moderne.

L’invraisemblable indulgence et l’incompréhensible bienveillance de Macron à l’égard de Trump n’ont rien de rassurant, bien au contraire, quand on a vu la façon dont Trump l’a humilié publiquement en le traitant comme un petit garçon devant les caméras du monde entier ...

Personnellement les preuves quotidiennes de la folie furieuse de Trump ne me font ni rire ni sourire ni ricaner.

Ça me fout tout simplement la trouille.

Quand un type comme ça détient la possibilité de nous anéantir en une seconde, sans qu’il existe aucun garde-fou (!), je pense que la seule réaction humaine est la peur, et par voie de conséquence la volonté d’éliminer le danger qu’il représente pour l’existence même de l’humanité.

Petit espoir : si l’enquête du procureur spécial Mueller aboutit, elle doit logiquement déboucher sur la destitution (impeachment) de Trump, à condition que les congressmen républicains le suivent.

Jusqu’à la rencontre hier avec Poutine, une telle hypothèse était difficile à imaginer. Elle ne paraît pas impossible aujourd’hui, à la lecture du déchaînement des réactions des Républicains après ce fatal sommet d’Helsinki, dont Trump est ressorti plus affaibli que jamais sur le plan diplomatique.

«Faiblesse ... lâcheté ... trahison» : des mots inimaginables il y a encore quelques semaines venant d’élus républicains, et qui depuis hier circulent en boucle sur les réseaux sociaux.

A quoi s’ajoutent les déclarations officielles du leader des républicains au congrès, Paul Ryan, et du sénateur républicain John Mc Cain, ancien candidat à la présidence.

Sauf que la capacité de nuisance de Trump est telle qu’il peut encore tout faire capoter : la justice est lente, et lui continue a délirer à chaque seconde.

Il faut donc agir plus vite que lui.

Je lis tous les jours des analyses psychiatriques interminables de la psychologie de Trump: mais on s’en fout de savoir comment fonctionne le cerveau de ce détraqué ! ce qu’il faut c’est qu’il cesse de nuire.
A moins qu’un déséquilibré, un kamikaze, un envoyé de l’au-delà ... croise demain la route du 45 e président de Etats-Unis ...

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