Akanda: un expatrié s'approprie un bien de l'État avec l'appui du Maire

C'est une histoire rocambolesque, comme il en existe désormais chaque jour au Gabon, et qui alimente de plus en plus de nombreuses conversations.

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Jean Jos, un sujet originaire de la Guinée Bissau, vient de s'approprier plus de 2 hectares de terre dans la commune d'Akanda, plus précisément derrière le stade de l'amitié Sino gabonaise.

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Si le terrain n'avait pas appartenu à la Mairie, le fait n'aurait sans doute pas causé problème. Après l'épisode du libanais qui s'appropriait un terrain de l'État, détruisant une école, dans le 5e arrondissement de Libreville, place désormais à un énième épisode du genre. 

Un autre expatrié , affublé de prérogatives d'ancien ministre d'État dans son pays, s'est acquis un lopin de terre pourtant fortement apprécié par le chef de l'État, Ali Bongo Ondimba pour le développement de certaines infrastructures. 

Alors que de nombreuses administrations demeurent locataires, n'aurait-il pas mieux valu pour le maire de la Commune d'Akanda ou du Dégé ANUTTC de mettre cette parcelle de choix à disposition, pour la construction d'un édifice public? Les riverains , au fait de la manœuvre, s'interrogent depuis. 

De plus, plusieurs problématiques non négligeables méritent d'être posées. Pour quelles raisons précises le sieur Jean Jos a-t-il consenti à un tel investissement au Gabon et non dans son pays d'origine, en Guinée Bissau ? L'argent utilisé pour une telle opération est-il sain? Les autorités gabonaises ont-elles procédés à la vérification ? Se sont-elles assurées qu'il ne s'agit pas là de blanchiment de capitaux ? 

 

Une publication imminente nous permettra de faire la lumière sur ce qui s'apparente aujourd'hui à une association de malfaiteurs. Nous y reviendrons. 

 

Pencil Rémi

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