Pierre Claver Maganga Moussavou, une vie de chantage politique

Toute la vie de Pierre Claver Maganga Moussavou a toujours été faite de chantage, de coups bas et de manipulation politique. Une activité qui a du mal à marcher aujourd'hui. Le leader du PSD serait, selon toute révélations, grandement boudé dans les milieux décisionnels.

PCMM, une vie parsemée de marchandage et de chantage politique

 

Pour qui observe le microcosme politique gabonais, il serait aisé de reconnaître que Pierre Claver Maganga Moussavou est loin d'être un acteur politique comme les autres. L'évidence saute aux yeux. 

 

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l'ancien édile de Mouila, une petite ville dans le sud du Gabon, peu après la création de sa formation politique, le Parti Social Démocrate (PSD), une véritable escroquerie politique, est de toutes les éditions à la présidentielle. Ce depuis les années 90, depuis le président Omar Bongo Ondimba. 

 

Bien que certains acteurs tels Zacharie Myboto, Paul Mba Abessolo et bien d'autres de cette époque aient songé à raccrocher pour faire la place aux plus jeunes, Pierre Claver Maganga Moussavou poursuit sa perspective, têtu. 

 

Cet entêtement est loin d'être fortuit. Bien au contraire, l'ancien vice-président de la République du Gabon sait tous les avantages liés à ces élections. Les négociations d'arrière boutique pouvant conduire à des positions sociales inespérées. 

 

Pour s'en convaincre, la dernière élection présidentielle, celle de 2016 plus précisément est en tous points très éloquente. 

 

Sur sa page Facebook, peu après les votes, Pierre Claver Maganga Moussavou avait salué la victoire de Jean Ping, principal adversaire d'Ali Bongo Ondimba, l'invitant à un total investissement pour les intérêts supérieurs du Gabon. 

 

Quelques heures seulement plus tard, le leader du PSD retirait cette publication, du fait d'une entente dûment menée avec le parti de l'actuel chef de l'État. 

 

Une entente dont les conclusions ont plus tard concourrues à hisser son fils au gouvernement et lui même à la vice-présidence de la République. 

 

Le parcours de Pierre Claver Maganga Moussavou est donc tout parsemé de revirements, au grès d'intérêts. 

 

Pierre Claver Maganga Moussavou est une girouette de la politique gabonaise, et certainement la plus grande de toutes. 

 

Après plus de trente (30) ans d'investissement sur la scène politique, le bilan de sa création est d'une nullité...celle qui d'ailleurs a convaincu son fils, Biendi Maganga Moussavou, de faire le pas désormais avec le Parti Démocratique Gabonais (PDG). 

 

En trente ans de politique, l'ancien vice-président est à zéro. Aucune représentativité à l'Assemblée nationale et encore moins au Sénat. 

 

D'ailleurs, dans une chronique signée par ses soins, Jean Valentin Leyama rappelle très justement qu'en ce qui concerne les sénatoriales, le PDG occupe 45 sièges sur 52, soit 86%. Où est la représentativité du PSD qui, dans ce scrutin, n'aura réussi que le très "brillant" exploit d'un seul siège ? Rappelons aussi que les Sociaux Démocrates Gabonais (SDG), formation politique née au cours de ces deux dernières années, a réussi, nonobstant sa jeunesse, la prouesse de s'arracher un siège. 

 

Pierre Claver Maganga Moussavou entre chantage et corruption

 

Dans un phrasé nauséeux, l'ancien vice-président a indiqué à Gabon Mediatime (GMT) qu'il était important de "Remercier Dieu de nous tenir encore debout dans un monde où un seul parti gère l'argent du pays, utilise et abuse de l'argent du pays, corrompt tout le monde y compris les journalistes…"

 

En politique, la transparence est le meilleur des boucliers. L'exemplarité aura toujours à coup sûr une résonnance certaine. 

Pierre Claver Maganga Moussavou est loin d'être un exemple. Bien au contraire. 

"J'ai porté les valises du père (Omar Bongo Ondimba), je ne porterai pas celle du fils (Ali Bongo Ondimba)" avait d'un ton vociférant déclaré le leader du PSD. 

Comprenons ce propos. Pierre Claver Maganga Moussavou affirme bien qu'il a porté les valises d'Omar Bongo Ondimba. C'est à dire qu'il a dans sa vie d'homme politique, bel et bien léché les bottes de son prétendu adversaire politique, qui l'a du reste nommé ministre de la République. 

 

Mais l'histoire retiendra que Pierre Claver Maganga Moussavou a également porté les valises du fils (Ali Bongo Ondimba). Et aujourd'hui, fait le pied de grue à la présidence de la République, espérant attirer l'attention du Cordinateur Général des Affaires Présidentielles (CGAP), avec la ferme intention de porter aussi ses valises à lui. 

Son dernier tapage médiatique dans l'affaire l'opposant au journaliste d'investigation en est la preuve formelle. 

 

Pierre Claver Maganga Moussavou est loin d'être un acteur politique de grande envergure. 

Ses nombreux revirements et sorties médiatiques sont, à n'en point douter, d'abjetcts chantages qui sont loin de redorer son image déjà lourdement entachée. 

 

Par Pencil Rémi

 

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