Foncier/Gabon : Qui dans l'appareil judiciaire soutien Harlem Nguimbi?

Les faits méritent qu'on s'y penche avec la plus grande attention.  À Akanda, au Nord de Libreville, la Capitale gabonaise, Harlem Nguimbit, un agent de l'État appartenant à la santé militaire, brille dans la spéculation foncière.

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Selon des avis concordants, le militaire aurait l'approbation de quelques alliés bien établis dans l'appareil judiciaire. 

cet agent de l'État gabonais prétend être propriétaire d'une partie de la parcelle 1 section Yq2 d'Angondje, pourtant attribuée par les plus hautes autorités de la République, en 2009, à la Sci SERPENTIN dirigé par jean Rémy yama. 

La parcelle, qui s'étend sur une superficie de 36 hectares, dispose de tous les documents justifiant sa régularité. 

Pourant, c'est suite à une plainte de l'agent Nguimbi, que la DGR a très récemment ouvert une enquête portant sur l'authenticité du titre foncier de la SCI SERPENTIN. 

Faits plus grave encore, l'on apprend à Libreville que le nommé Harlem Nguimbi serait spécialiste dans la cession de terrains sans titres fonciers. 

Aujourd'hui, un problème se pose avec acuité. Comment Harlem Nguimbi est-il capable d'attaquer via la DGR, le titre de propriété de la Sci SERPENTIN de jean Rémy yama, qui est pourtant détenteur de documents délivrés en bonne et due forme par les plus hautes autorités ?

Qui est Nguimbi pour remettre en cause un titre de propriété inattaquable ? 

Selon certaines indiscrétions, le militaire serait soutenu par quelques magistrats véreux, embringués dans le vaste réseau du foncier au Gabon.

La loi est pourtant clair à ce sujet. Sans titre foncier, il est impossible de se déclarer propriétaire. Et l'on a également aucun droit de procéder à une cession immobilière.

Dans le cas Nguimbit, comment expliquer que l'appareil judiciaire accepte d'accompagner le militaire ? 

Et même avec un titre foncier, l'expulsion des occupants illégaux ne relève pas du parquet, mais du tribunal civile.

Harlem Nguimbit est squatter sur le site de la SCI SERPENTIN. 

Une attention particulière du procureur de la République sur le cas Nguimbi est attendue. 

Par Pencil Rémi

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