L'illusion et les mensonges du nucléaire en France

L'électricité produite par l'industrie nucléaire ne couvre que 17% de la consommation finale d'énergie en France et ce pourcentage se réduit...

                 smile  Avez-vous peur d'un crash d'avion suicide ou d'une inondation sur nos parcs éoliens ou solaires ?

 

En France, l'électricité d'origine nucléaire NE REPRESENTE PAS 75% de la production d'électricité utile aux usagers en dehors l'industrie de l'atome elle-même, et encore moins de la globalité de l'énergie produite. Faut-il rappeler que cette industrie en est une grande consommatrice, surtout si l'on considère l'ensemble du processus de l'extraction de l'uranium via sa transformation jusqu'à son acheminement aux consommateurs, puis le traitement des déchets ?

L'électricité produite par l'industrie nucléaire correspond à 17% de la consommation finale d'énergie en France. http://www.iea.org/textbase/nppdf/free/2010/key_stats_2010.pdf  Ce pourcentage est assez stable mais en 2012 il a baissé à 10% (cf. Corinne Lepage "L'Etat nucléaire", édition Albin Michel, 2014, p. 92).

Il faut absolument démonter la propagande qui donne l'impression que le nucléaire fournit 75% d'énergie en France (la confusion est fréquente) car en y croyant même des gens instruits et raisonnables pensent que la France ne peut pas se passer du nucléaire.

Place du nucléaire dans le monde

Dans le monde, l'hydroélectricité à elle seule produit plus d'électricité que le nucléaire : En page 6 de Key World Energy Statistics, on constate que le nucléaire est annoncé à 5,8% de l'énergie mondiale, et l'hydroélectricité seulement à 2,2%. Or, en pages 16 et 18, on constate que le nucléaire a produit en un an 2700 Twh d'électricité, alors que l'hydroélectricité a généré… 3300 Twh. C'est à dire bien plus !" http://observ.nucleaire.free.fr/renouv-plus-que-nucleaire.htm

Pour comprendre cette incohérence il faut savoir que quand on parle de la production des centrales nucléaires on prend en compte toute l'énergie qui en sort, sans tenir compte du fait que deux tiers de l'énergie primaire d'une centrale, comptabiliés comme l'életricité, correspondent en réalité à la chaleur qui finit dans l'environnement.  (Voir plus loin l'explication de ce subterfuge par le Commissariat général au développement durable - qui est un organ interministériel du Gouvernement français - et le commentaire de Négawatt.)

"En dix ans (2002-2012) la production d'électricité renouvelable a progressé au niveau mondial de 2.960 TWh à 4.700 TWh (+59%) alors que la production d'électricité nucléaire a régressé de 2.660 TWh à 2.460 TWh (-8%). L'électricité d'origine fossile a augmenté de 46 %." http://energeia.voila.net/energie/renouvelable_nucleaire_fossile.htm

La consommation mondiale croit constamment et elle est satisfaite par une augmentation de la part des énergies fossiles dans la production de l'électricité qui a atteint 15390 TWh.

Voir sur ce site nombreuses autres données intéressantes http://energeia.voila.net/index2.htm

"Les statistiques officielles donnent au nucléaire une importance qu'il n'a pas car il ne couvre qu'environ 2,5% de la consommation mondiale d'énergie."http://theshiftproject.org/cet-article/quelle-est-la-place-du-nucleaire-dans-la-consommation-d%E2%80%99energie-francaise

De ce fait, le nucléaire contribue à la limitation de rejets du CO2 dans l'atmosphère bien moins que ne prétendent ses défenseurs. Par contre il produit des rejets radioactifs!

Électricité nucléaire - de la fumée?

"Le Commissariat général au développement durable précise que 'la convention internationale (...) veut que l'électricité d'origine nucléaire soit comptabilisée pour la chaleur produite par la réaction, chaleur dont les deux tiers sont perdus lors de la conversion en énergie électrique'. Donc l'électricité nucléaire, dont le rendement entre énergie primaire (la chaleur dégagée par l'uranium) et finale (l'électricité vendue aux consommateurs ultimes) est encore moins bon que celui des énergies fossiles, bénéficie d'un traitement de faveur qui consiste à compter la chaleur perdue comme de l'électricité ! Or cette chaleur perdue n'est pas anecdotique : elle représente en France environ 900 milliards de kilowattheures, soit presque autant que toute la chaleur nécessaire au chauffage de tous les bâtiments de France : logements, bureaux, équipements publics..." Cité et commenté par Manifeste Négawatt - réussir la transition énergétique, Actes Sud, collection Domaine du possible, 2012, p.48.

Nucléaire - ruine financière de la France?

D'après le rapport de la Cour des comptes publié en mai 2012, fondé sur les comptes de 2010, la filière nucléaire n'est plus en mesure d'assumer le coût du nucléaire: "Quels que soient les choix retenus, oui, des investissements importants sont à prévoir pour maintenir la production actuelle, représentant a minima un doublement du rythme actuel d'investissements de maintenance. Ce qui fera augmenter le coût moyen de production de l'ordre de 10 %. (...) D'ici à la fin de 2022, 22 réacteurs sur 58 atteindront quarante ans de fonctionnement. Dans l'hypothèse d'une durée de vie de quarante ans et d'un maintien de la production électronucléaire à son niveau actuel [74 % de la production d'électricité], il faudrait donc un effort considérable d'investissement à court terme, qui paraît très peu probable, voire impossible, y compris pour des considérations industrielles." (LEMONDE.FR | 31.01.12 Interview avec Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes.) A cela s'ajoute la gestion des déchets que l'industrie nucléaire n'est pas non plus en mesure d'assumer seule. L'argent public investi pour compléter ses ressources est détourné du développement des énergies renouvelables et obère la transition énergétique.

"Selon un rapport de la Cour des comptes publié ce mardi 27 mai (2014), le coût de production du nucléaire en France a bondi depuis 2010. Il va continuer à augmenter en raison de la vieillesse des centrales.   Près de 20% de hausse. Les coûts de production de la filière en France ont crû de 19,2% entre 2010 et 2013. (...) Ces coûts vont continuer d'augmenter, estime la Cour. (...) Le prix du mégawattheure (...) est passé de 49,6 euros en 2010, à 59,8 en 2013. Avec un impact direct sur le consommateur puisque, selon les magistrats, les coûts de production nucléaire compte pour 40% du prix payé par les clients".  http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/deputes-vont-enqueter-couts-nucleaire-665248.html  Une partie des 60% restant, à savoir la recherche fondamentale et appliquée, le traitement des déchets étant payée par les contribuables!

Le coût de l'électricité varie suivant les estimations de 49,50€ par mégawatt/heure (calcul EDF) à 75€; dans le futur proche il pourrait augmenter jusqu'à 120€ (c'est le montant de la garantie du prix que l'EDF qui se lance dans la construction de l'EPR en Grande Bretagne demande à son gouvernement). Les autres grandes sources de production: l'hydroélectricité coûte entre 15€ et 20€ le MWh, les centrales à charbon 44€ , les centrales à gaz 74€, l'éolien 69€, le photovoltaïque de150 à 400€. Cependant, le prix des "renouvelables" baisse régulièrement et le photovoltaïque pourrait connaître un développement particulièrement avantageux grâce aux nanotechnologies, tandis que les estimations du coût futur des centrales nucléaires croit tout aussi régulièrement.

En prévision des débats sur la transition énergétique, les Écologistes de l'Assemblée nationale ont réclamé et obtenu, en décembre 2013, la création d'une Commission parlementaire d'enquête sur les coûts du nucléaire. Tous les groupes politiques ont annoncé, au cours du débat en séance publique, qu’ils prendraient une part active à ses travaux. La Commission a publié son rapport en juin 2014. http://www3.reuters.fr/graphiques/Rapport_nucl%C3%A9aire.pdf  Ses résultats sont pour le moins inquiétants. France Info les a résumés sur son site http://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/nucleaire-la-commission-d-enquete-preoccupee-par-les-futurs-couts-de-la-filiere_619207.html

Contribution médiocre de l'exportation des centrales nucléaires à la balance commerciale de la France.

"L'Agence internationale de l'énergie atomique dénombre aujourd'hui 66 réacteurs en construction. La Chine qui en a 27, la Russie, 11, la Corée du Sud, 5, en accueillent les deux tiers. Sur ces 66 réacteurs, combien sont des EPR made in France? A peine 5: 1 en Finlande, 2 en France, car il faut bien montrer l'exemple, 2 en Grande-Bretagne - à l'EDF qui a pris en charge le nucléaire britannique, 2 en Chine. De quoi relativiser la place de la France dans le paysage nucléaire mondial. Ce sont le russe Rosatom et le coréen Kepco qui se taillent la part du lion." En Chine, la France construit deux EPR et transfère sa technologie : ce sont donc les deux derniers car la Chine deviendra rapidement la concurrente de la France dans le vente des EPR. http://www.global-chance.org/spip.php?article49

N.B.: Le Conseil national suisse a voté en 2011 l’interdiction du chauffage électrique, coûteux et peu efficace, qui devra avoir totalement disparu d’ici 2025. Pendant ce temps, ce type de chauffage continue à être massivement promu en France par EDF, même si, pendant les pics de consommation, elle est obligée d'importer de l'électricité allemande et espagnole. Au lieu d'envisager la construction de nouveaux réacteurs, ne serait-il pas judicieux de réduire ces gaspillages et tous les autres?  (Pour suivre l'actualité suisse voir le bulletin de l'Office fédéral de l'énergie : http://www.bfe.admin.ch/themen/00612/00620/?lang=fr)

............................
Corinne Lepage, ancienne Ministre de l'Environnement, explique les intérêts privés qui se cachent derrière la défense du nucléaire dans son récent livre "L’État nucléaire", éditions Albin Michel, Paris, 2014.

Pour suivre l'actualité du nucléaire on peut lire http://www.sortirdunucleaire.org

..............................

Chiffres ardus mais instructifs:

ACTU ENERGIE N° 11   Le 30 novembre 2015


NUCLÉAIRE OU RENOUVELABLES ?


(…) En effet, en France, 75 % de l'électricité est encore dépendante à 100 % d'autres importations étrangères (uranium) créant une autre guerre contemporaine, au Mali et au Niger (cf. ACTU ENERGIE N° 10 : "Et la guerre Areva... ?") alors que les énergies renouvelables couvrent déjà 100 % de l'énergie électrique de la Norvège, de l'Islande, de la Basse-Autriche, etc. et qu'il est donc aussi possible d'y arriver en France**.  

LA DÉBAUCHE D'ARGENT PUBLIC FRANÇAIS DANS LE NUCLÉAIRE

Un EPR coûtant maintenant 10 milliards €, cette nouvelle unité monétaire - que certains ont nommée "2xKerviel" après la crise financière commencée en 2008 (1 "Kerviel" = 5 milliards € de perte...) - est à peine suffisante pour représenter la débauche d'argent public français dans le domaine de l'industrie des déchets nucléaires (ce qui restera de cette électricité nucléaire in fine). 1 EPR par-ci, 2 EPR par-là (projet Hinkley Point de British Energy rachetée par EDF !), 1,5 ou 2 "EPR" a minima pour Iter à Cadarache (13), 3,5 "EPR" a minima pour le projet Cigéo d'enfouissement des déchets radioactifs à Bure (région des vins d'Alsace et de Champagne ; à votre santé !), et encore beaucoup d'autres "EPR" pour les démantèlements tellement déments des 2/3 des réacteurs nucléaires français qui ont déjà dépassé l'âge limite prévu à 30 ans (âge de "l'ultime atome"...). La 6ème puissance économique mondiale - la France - a visiblement des milliards d'euros à perdre ! C'est dommage, car ces quelques 30 "Kerviel" - ou 15 "EPR" si vous préférez, bref, ces quelques 150 milliards € minimum, divisés par quelques 15 millions de foyers, auraient pu "rapporter" beaucoup d'économies d'énergie aux Français : imaginez 10 000 € donnés à chaque foyer français pour isoler son habitation, par exemple... (…)    

LA FRANCE ÉMET 8 FOIS TROP DE CO2 PAR HABITANT  

La France est loin derrière les meilleurs élèves européens en terme d'émissions annuelles de CO2 (en t/habitant). C'est officiel (sources ONU, AIE, Ministère en charge de l'Ecologie (ou www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/LPS114.pdf) et Rac - France), mais la nucléocratie française (Corps des Ingénieurs des Mines "indéboulonnables" dans les ministères clés...) nie encore la réalité factuelle !   Les faits sont pourtant là : les Français émettent beaucoup plus de CO2 par habitant que les Chinois par exemple (8,5 t CO2/an versus 5 t CO2/an en Chine). Il faut dire, que nous importons beaucoup, donc nous polluons beaucoup...(...)   EMISSIONS DE CO2/HABITANT DANS LE MONDE EN 2011   Source : www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/LPS114.pdf, ONU et AIE Notons que le Portugal et l'Italie n'ont pas de nucléaire et que l'Espagne l'arrête progressivement... et ces 3 pays sont très en pointe sur les renouvelables ! L'Allemagne arrête aussi le nucléaire (fin pour 2023), diminue constamment ces émissions de CO2 depuis 1990 ("ja, ja !" cliquez ici) et a décuplé la part des renouvelables dans son mix électrique en moins de 15 ans ! l'Allemagne plante aussi à l'heure actuelle 10 fois plus d'arbres (puits à carbone) que la France...    

EN FRANCE, L'ÉLECTRICITÉ (NUCLÉAIRE ET FOSSILE) EST L'ÉNERGIE LA PLUS CHÈRE !  

L'année 2015 restera l'année historique du basculement du prix des énergies renouvelables définitivement moins chères que les énergies fossiles, et cela, avant même les hausses demandées par EDF du prix de l'électricité nucléaire de +30 % en 2017, voire +50 % en 2020 (...)  

C'est un scoop pour certains : la France est très loin d'avoir l'électricité la moins chère d'Europe!   La Scandinavie est plus compétitive que la France ; grâce à quoi ? Grâce à son électricité d'origine renouvelable évidemment : 30 % pour la Finlande, 45 % pour le Danemark, 58 % pour la Suède, 100 % pour l'Islande et la Norvège !   Le graphique ci-dessus se traduit sur la carte ci-dessous via LA COM-PE-TI-TI-VI-TE des entreprises de l'Europe du Nord !!! Et oui, il fallait y penser...   L'Etat Français via EDF ne favorise pas la compétitivité de ses entreprises (prix du kWh HT sur la carte de gauche) par rapport à l'Europe du Nord. L'Islande qui a déjà son électricité 100 % d'origine renouvelable est la moins chère d'Europe - CQFD ! - y compris pour les particuliers (prix du kWh TTC sur la carte de droite). Source : Eurostat   (...)

En 2016, le nucléaire sur Terre produira moins de 1,5 % de l'énergie consommée !   Ah, le Grand Corps des Ingénieurs des Mines mobilisé depuis si longtemps dans les ministères pour, in fine, un aussi petit résultat, en baisse depuis 2007 avec une accélération de cette baisse depuis la catastrophe de Fukushima en 2011 (-5 %/an, cf. p. 16 du Rapport de Agence Internationale de l'Energie - AIE) !  

Le nucléaire dans le Monde, c'était 10,9 % de la production d'électricité finale (consommée) en 2012 selon AIE et Observ'ER (p. 6 de l'Inventaire 2013 en collaboration avec EDF), et en 2016 ce sera environ 8,1 % de l'électricité finale vu la tendance à la baisse de la production (augmentation des renouvelables mondiales) ET la tendance à l'augmentation des consommations électriques de +2,5%/an dans le Monde

Attention lors de vos recherches sur Internetl'énergie consommée s'appelle bien "énergie finale" sur les graphiques et non "énergie primaire" qui, elle, inclut les gaspillages à la source de production ! Ce qui veut dire que plus une énergie gaspille à sa source, plus sa part est augmentée artificiellement (énergie primaire non représentative de ce qui est utile à un pays) ! Par exemple, le nucléaire a un rendement de seulement 1/3 et gaspille donc 2/3 de son énergie primaire en rejets principalement de vapeur d'eau pompée dans les cours d'eau en France (55 % du total de l'eau douce consommée en France !)...

Pour connaître la part de l'électricité finale sur l'ensemble des énergies finales mondiales, il vous faudra aller sur les pages qui traitent des consommations - toujours finales - comme par exemple sur le dernier Rapport de Agence Internationale de l'Energie - AIE, p. 28 ; on y apprend qu'elle est de 18 %. Ce qui veut dire que les 8,1 % de nucléaire de la partie électrique - qui elle-même représente uniquement 18 % du total de l'énergie consommée dans le Monde - produiront finalement qu'un malheureux 1,5 % de l'énergie nécessaire sur Terre (0,081x18 %), quand les renouvelables représentent déjà 19 %...  

Dans une situation d'insécurité nucléaire comme ce qu'ont vécu les Japonais en 2011 avec la catastrophe de Fukushima - les poussant à arrêter totalement leur 54 réacteurs nucléaires en un an - ou en cas de guerre, les 8,1 % d'électricité nucléaire dans le Monde pourraient être remplacés assez facilement par uniquement les centrales gaz et biomasse actuelles et celles des années à venir (en hausse de +6 %/an) du mix électrique mondial existant comprenant en 2015 : 41 % de charbon émettant environ 900 g CO2/kWh + 24 % EnR sans CO2 + 21,5 % de gaz à environ 400 g CO2/kWh + 8,5 % de nucléaire à environ 60 g CO2/kWh + 5 % de pétrole à environ 700 g CO2/kWh, soit une moyenne de 495 g CO2/kWh électrique sur Terre (0,41x900 + 0,24x0 + 0,215x400 + 0,085x60 + 0,05x700). En poursuivant la tendance actuelle, sur l'année 2016 nous aurons consommé environ 24 800 milliards de kWh (TéraWatts-heures) électriques et émis 482 g CO2/kWh (en légère baisse grâce à l'augmentation des renouvelables), soit toute de même un triste record planétaire annuel d'environ 11 950 millions de tonnes de CO2 (Mégatonnes de CO2) pour l'électricité (24 800 000 000 000 kWh x 0,000482 t CO2/kWh = 11 954 Mt CO2).  

Afin de satisfaire l'arrêt du nucléaire civil dans le Monde, si les seules centrales à énergies stocks gaz et biomasse étaient mises à contribution (les stocks d'énergie hydraulique des barrages ne pouvant pas être augmentés), votre calculatrice devrait alors vous indiquer que ces nouvelles petites émissions de CO2 de compensation des 8,1 % d'électro-nucléaire (0,081x24 800 = 2 008 TWh nucléaire par an), dues à un nouveau mix électrique augmenté de 1 673 TWh gaz supplémentaires + 133 TWh biomasse supplémentaires (au prorata de ces 2 énergies actuelles, moins l'autoconsommation nucléaire) seraient alors de : 548 millions de tonnes de CO2/an supplémentaires (1 673 000 000 000 kWh x 0,0004 t CO2/kWh gaz + 0 t CO2 biomasse - 2 008 000 000 000 kWh x 0,00006 t CO2/kWh nucléaire = 548 Mt CO2).   En 2016, 548 Mt CO2 supplémentaires au niveau mondial, comparés au 55 000 Mt CO2éq (gaz à effet de serre) prévus (cf. p. 7 du dernier Rapport du Giec), cela nous donne une augmentation inférieure à 0,9... % des émissions de gaz à effet de serre (CO2éq), soit un impact final très, très, marginal sur l'effet de serre mondial. A quelques poussières près, le nucléaire c'est donc zéro lutte contre l'effet de serre !   Le Bureau d'Etudes ARKITEKTO indépendant depuis 2001, affirme que les 2/3 des réacteurs nucléaires français peuvent être fermés "dès demain matin" sans coupure d'électricité !   

Et oui, vous trouverez ici la mise à jour du Scénario Electrique "Dès Demain ! " (www.arkitekto.net/P2_scenario_electrique.htm) actualisé à l'occasion de 2 conférences tenues lors des Alternatiba 2015, à partir des données officielles d'EDF et de sa filiale RTE (2009-2015).   La grande nouveauté par rapport à la 1ère publication du scénario (données officielles 2009-2012) est qu'EDF-Areva vient de libérer sur le réseau électrique européen ce que j'appelle "ses propres otages" que furent les 3/4 du site du Tricastin (26). En effet, depuis sa mise en service, la centrale nucléaire du Tricastin utilisait l'énergie "cannibale" de 3 de ses 4 réacteurs nucléaires pour enrichir l'uranium de l'ensemble des centrales nucléaires françaises. Mais depuis qu'Areva a modifié le procédé industriel d'enrichissement de l'uranium en 2013, par centrifugeuses cette fois - technologie sous brevet étranger ! - les 3 réacteurs libérés sont aussitôt "repartis" à l'export (données RTE comparées 2009-2012 / 2012-2015)...   Alors, y aurait-il de l'électricité en trop au Tricastin ? Oui, assurément ! Elle ne sert pas à la région Sud-Est, ni même à la France, puisque cette électricité était autoconsommée avant, in situ, par la centrale nucléaire du Tricastin et les consommations locales n'ont pas augmenté depuis, donc on va exporter la totalité de la production de ces 3 réacteurs nucléaires (environ 3 GigaWatts de puissance) principalement vers l'Italie ou la Suisse. Mais, les Italiens sont comme les Européens ; il ne consomment pas beaucoup d'électricité la nuit, alors on brade à tour de bras, entre 2 h et 5 h du matin toutes les nuits... Quant aux Suisses, ils nous achètent régulièrement cette électricité dont personne ne veut la nuit pour la stocker sous forme d'énergie potentielle dans leurs barrages hydrauliques équipés en Step (Stations de Stockage de l'Energie par Pompage-turbinage) pour parfois nous la revendre ou aux Italiens, quelques heures plus tard, vers 7 h ou 8 h du matin... Malin, il fallait y penser !  

Mais alors, n'y aurait-il pas UN ENORME MENSONGE à nous faire croire que la fermeture des 2 malheureux réacteurs de Fessenheim (68) serait conditionnée à la mise en service de l'EPR de Flamanville (50) alors que 3 réacteurs au Tricastin produisent en trop !!!?   Allez, un peu de sérieux, Mesdames et Messieurs les Ministres en charge de l'Energie, de l'Ecologie, des Finances, etc. Qu'attendez-vous ? Un Fukushima à Fessenheim située sur la fameuse faille sismique qui a ravagé, dans le passé, la ville de Bâle (Suisse) à seulement 30 km des réacteurs ?   Attention, la mise à l'arrêt d'une centrale nucléaire, ne veut pas dire licenciements de masse. En effet, il faudra employer encore durant de nombreuses années du personnel pour faire fonctionner le refroidissement des coeurs des réacteurs, puis surveiller le refroidissement des combustibles usagers dans les "piscines" des centrales, et surtout démanteler, comme à Brennilis (29) en Bretagne, depuis 1985...      www.arkitekto.net/P2_scenario_electrique.htm


LES DÉCHETS NUCLÉAIRES N'AIMENT PAS L'EAU  

Après l'incendie du site d'enfouissement des déchets nucléaires de Wipp au Nouveau Mexique (USA) en 2014 - site high tech où est intervenu Areva -, et après le bourbier de déchets radioactifs dans l'ancienne mine de sel de Asse (Allemagne) qui prend l'eau, voici ce qui s'est produit au Nevada (USA) en octobre 2015 après les terribles inondations de la fin de l'été dans le désert de Mojave où furent enfouis des déchets nucléaires : un geyser atomique !   A Bure en Champagne, c'est directement de l'eau chaude (géothermie du type de celle de Nancy, proche) que l'on trouve sous le "futur" site d'enfouissement des déchets nucléaires... Nous sommes prévenus. 

L’ALLEMAGNE RENONCE À GÉNÉRALISER LES COMPTEURS INTELLIGENTS DE TYPE LINKY (ERDF)  

Le site du Moniteur se fait l'écho de cette nouvelle fraîche : http://www.lemoniteur.fr/article/l-allemagne-renonce-a-la-generalisation-du-compteur-intelligent-27503537.   Il n'y aura donc quasiment pas de compteurs intelligents installés en Allemagne puisque la très grande majorité des foyers allemands consomment moins de 6 000 kWh/an. Avec une consommation moyenne de 3 500 kWh/an par foyer (largement inférieure aux foyers français qui, même pour les plus économes d'entre eux et sous un climat moins froid qu'outre Rhin, sont à plus de 4 000 kWh/an en moyenne), ceci explique au passage que les Allemands économes paient leur facture d'électricité moins chère qu'en France. On le savait déjà pour les entreprises allemandes compétitives (cf. carte de gauche ci-dessus).  

LA LOI DE TRANSITION ENERGÉTIQUE, C'EST MAINTENANT... DÉFINITIVEMENT ADOPTÉ !   -1/3 de nucléaire = 50 % de l'électricité (vs 75 % en 2015)   -40 % d'émissions de GES (/ 1990), +30 % d'efficacité énergétique = -20 % énergie finale (/ 2012), 32 % d'énergies finales d'origines renouvelables (dont 40 % d'électricité EnR + 38 % chaleur EnR + 15 % agrocarburants + 10 % biogaz)   -75 % d'émissions de GES = / facteur 4 (/ 1990), +50 % d'efficacité énergétique = / facteur 2 (/ 2012), tous bâtiments existants rénovés BBC (...)   Allez, courage, le soleil peut vous éclairer... si vous le souhaitez !  

Solaires salutations   Sylvain HOUPERT Architecte et Docteur en Sciences de l'Ingénieur > Mél : arkitekto@orange.fr

Net : http://www.arkitekto.com > Eléc : http://www.enercoop.fr    

* Le Persan étant une langue (en Iran, entres autres), l'Arabe une autre langue (en Irak, entres autres), le Turc encore une autre... ne confondons pas ces différentes cultures. Les tensions historiques entre musulmans Sunnites et Chiites, entre Iraniens et Irakiens (et leurs alliés), etc. sont évidemment exacerbées par la présence de pétrole sur leur territoire. Pétrole, qui n'a donc jamais été la propriété des Français, rappelons-le !

** Le scénario 2050 de l'Ademe prévoit une électricité 100 % d'origine renouvelable en France.

*** Chaque hausse de 10 microgrammes de particules fines dites PM2,5 par mètre cube d'air (µg/m3) entraînent une augmentation de 6 % du risque de mortalité due à des maladies chroniques.

**** Mais aussi dues aux émissions des quelques centrales au charbon en France, comme en région Pays de la Loire où l'électricité est une des plus émettrices de particules fines et de CO2 de l'Union Européenne avec la plus grosse centrale au charbon de France, à Cordemais (44).

***** Les véhicules diesel seront, de toute façon, à moyen ou long terme, interdits dans certaines villes.

****** Les ouvriers du nucléaire sont à environ 80 % en sous-traitance chez EDF. Et ce sont eux qui tirent de plus en plus la sonnette d'alarme... nucléaire !   ******* Le Japon a connu la fin de sa triste aventure nucléaire en 2011 avec la fermeture en urgence de la quasi-totalité de ses 54 réacteurs nucléaires suite à la catastrophe provoquée par l'inondation de la centrale nucléaire de Fukushima.



Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.