Nous devons dire au Président de la République de l’Union des Comores, au Gouvernement de l’Union des Comores, aux honorables  Députés de l’Union des Comores, aux Forces de l’ordre, à l’Armée, à la population de l’Union des Comores, notre désarroi de nous voir de coopérant et de loyaliste fervents, devenir désaffectionné, intransigeant, devant ces terribles journées où une jeunesse, qui comme nous tous à leur âge,a voulu montrer qu’elle existait  et l’affreuse réalité « on a tiré sur des enfants ! »

 

Cette façon de traiter votre peuple est inadmissible. Voler la liberté de s’exprimer d’un Peuple, nous oblige à mener une agitation verbale vigoureuse, l’horreur de cette scène à elle-même explique que les forces de l’ordre ont perdu leur sang-froid et tout l’espoir que nous avons nourri lors de l’élection de ce nouveau gouvernement s’effondre, la promesse du nouveau Président, de remettre la Liberté au Peuple, de l’écouter et lui laisser la parole, n’a pas été tenue et bien au contraire le sang à coulé.

 

Une grande partie de ces jeunes sont issues de familles honorables et patriotes mais pauvres, en tout cas, nous sommes certains que les responsables, s’il y a un Dieu au-dessus de nous auront à répondre devant lui de ce crime envers l’humanité et envers l’histoire comme d’ailleurs nos policiers vengeurs à Epinay sur seine. Car quand on regarde les raisons de ce petit mouvement d’humeur, c’est que cette jeunesse aime leur Pays et fait marquant aime ses professeurs ! Voyez-vous Excellences, honorables députés, si un Comorien fait connaître son désaccord pour une Loi ou une décision, il doit être libre d'exprimer sa désaffection dans toute sa force, du moment qu'on n'a pas l'intention de se montrer violent ou d'inciter à la violence. Cet incident grave nous incite à croire que le seul fait d'exprimer de la désaffection est un crime. Nous considérons comme un privilège précieux la liberté de s’exprimer ; c’est la base de toute action pour développer économiquement, socialement un Pays.

 

A notre humble avis, la non-coopération avec le mal est un devoir tout autant que la coopération avec le bien., il faut savoir que le mal se maintient que dans la violence, il faut absolument que cette méthode de réprimer les manifestations se fasse sans violence, car la violence provoque chez l’homme des conflits et des rivalités redoutables car les hommes n’ont pas les limites et le frein instinctif des animaux.

 

Le droit à la résistance à l'oppression est un des droits fondamentaux de l'homme et du citoyen. Naturellement, il faut sanctionner, mais il faut tout autant comprendre comment le système se pérennise. C'est une évidence mondiale que toute société autosuffisante est beaucoup plus résistante à la violence, bien que ce qui se passe en ce moment dans les Grands Pays démontre que cette Vérité commence aussi à péricliter

 

Excellences, notre Pays la France est à la veille d’avoir un nouveau Président de la République, notre choix envers Emmanuel MACRON est dû à un point qui pour nous est essentiel, revoir la Coopération France Afrique avec comme thème essentiel GAGNANT/GAGNANT pour tous.

 

Philippe DIVAY  

 

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