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Le blog de Philippe Marlière

  • Pourquoi les dominés votent-ils encore ?

    Par | 55 commentaires | 36 recommandés
    La France sous la Ve république est un pays à faible densité démocratique. L’autoritarisme et l’infantilisation des citoyen-es tiennent lieu de gouvernement. Depuis ses élites politiques et économiques jusqu’à police, le discours politique en France repose sur l’injonction. Dans ces conditions, il ne faut pas tant s’étonner qu’il y ait autant d’abstention, mais que les dominés votent encore.
  • Je me souviens du 10 mai 1981

    Par | 102 commentaires | 26 recommandés
    dimanche-10-mai-1981
    Je me souviens de quelques semaines de douceur sociale, surtout avant que Mitterrand ne prenne ses fonctions. Le mois de mai était léger, joyeux et tout le monde (ou presque) souriait dans la rue.
  • Une importation américaine en France: les guerres culturelles réactionnaires

    Par | 188 commentaires | 66 recommandés
    En France, les guerres culturelles surfent sur le réalignement politique qui a suivi l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. Participant d’une « américanisation » de la vie politique, elles sont synonymes de droitisation extrême des débats et des idées.
  • Brexit: premier bilan

    Par | 30 commentaires | 7 recommandés
    Le 31 décembre 2020 s’est achevée la période de transition du Brexit, laissant la place à l’accord régissant désormais les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Premier bilan de Philippe Marlière, professeur de sciences politiques à l’université de Londres, interviewé par Marie-Christine Vergiat, vice-présidente de la Ligue des Droits de l’Homme.
  • Racisme partout, race nulle part

    Par | 118 commentaires | 68 recommandés
    Dans un court mais important ouvrage paru récemment, la sociologue Sarah Mazouz révèle les apories théoriques et pratiques qui découlent du refus de parler de race en France. À ce titre, ce livre est un outil de renouvellement démocratique publié à un moment charnière des luttes pour l’égalité de toutes et tous. J'en propose ici la recension.
  • «Islamo-gauchisme»: un mot pour bastonner

    Par | 194 commentaires | 72 recommandés
    Que le vocable « islamo-gauchisme » fasse partie du vocabulaire de l’extrême droite n’est guère surprenant. Qu’il soit aujourd’hui martelé par des membres du gouvernement, la majorité des médias ou certains universitaires, est inacceptable dans une société pluraliste et libérale. Ce glissement sémantique indique une dégradation inquiétante de la nature du débat public en France.
  • Diego, fais-nous encore rêver

    Par | 1 recommandé
    Ses critiques pointent du doigt ses manquements à la morale. Ses détracteurs ricanent de la place démesurée donnée à la nouvelle de sa mort, de la glorification du football, sport corrompu, raciste et sexiste. Les amateurs de football savent cela. Malgré tout, Diego Armando Maradona les a fascinés car il représentait l'un des liens ténus avec leurs rêves d'enfants émerveillés.
  • «Les ennemis de la République», feuilleton nationaliste

    Par | 47 commentaires | 45 recommandés
    Face aux attaques islamistes, le gouvernement tente de construire une union nationale qui repose sur l’identification « d’ennemis de l’intérieur » : les musulmans et leurs « alliés », les « islamogauchistes ». Cette stratégie nationaliste participe d’une attaque sans précédent contre la liberté d’expression.
  • La liberté de critiquer Charlie Hebdo doit être totale

    Par | 503 commentaires | 97 recommandés
    Si le respect est dû aux victimes des attaques terroristes, et s’il faut être solidaire des survivants, la liberté de critiquer l’humour désuet et l’islamophobie de Charlie Hebdo doit aussi être totale.
  • « Universalisme » républicain, police et racisme : un déni national

    Par | 30 commentaires | 46 recommandés
    manif-a-paris-mort-de-adama-traore
    Le président de LR, Christian Jacob, affirmait dimanche dernier : « on n’a pas de police raciste, ça n’existe pas ». Pourtant, les sciences sociales ont bien montré ces dernières années la présence du racisme dans la police. Pourquoi alors ce déni ? Il tient au refus de reconnaître la race, non comme réalité biologique bien sûr, mais comme construction sociale qui, de fait, classe les personnes.