Une formidable occasion de dire NON à Macron !

Nous allons peut-être avoir une formidable occasion de dire NON à Macron. Comment ? En étant 4,5 millions à signer un "référendum d'initiative partagée" consacré à la privatisation de l'ADP (Aéroport De Paris).

Privatisation d'Aéroports de Paris: des citoyens sont prêts à signer la pétition © RMC

C'est en lisant l'excellent article de Martine Orange (ici) que j'ai pris conscience de la formidable occasion que nous allons peut-être avoir d'exprimer un NON franc et massif à notre président.

Bien sûr, nous n'en sommes pas là : bien du chemin reste à parcourir pour arriver à ce RIP (non pas Requiescat In Pace* mais Référendum d'Initiative Partagée), (lire ici le billet de Paul Allies), une procédure qui, si elle est validée par 4,5 millions de signatures (récoltées sur 9 mois), pourrait conduire à la non privatisation d'ADP (Aéroports De Paris).

Vous me direz "l'ADP, j'en ai rien à f..." ! Erreur, erreur, bien au contraire, un NON franc et massif de 4,5 millions de signatures serait un message important. Un message hautement symbolique pour le pouvoir en place. La preuve étant que, sur ce thème, un groupe de parlementaires d’opposition, de droite et de gauche, en une semaine, ont bâti un front commun. (ici).

Alors, pourquoi un message hautement symbolique ?

La privatisation de l'ADP, voulue par Macron et tous ceux qui sont derrière lui, c'est, une fois de plus, notre patrimoine vendu au Capital, la vente de nos bijoux de famille. Exactement comme avec la privatisation des autoroutes, exactement comme avec la privatisation de La Poste, une catastrophe pour nous et pour l’État.

Un NON à la privatisation serait un excellent moyen de dire à Macron : "Assez de votre gestion capitalistique des affaires".

Dire NON serait une façon de dire "Comme les gilets jaunes, nous en avons assez de vous voir gérer le bien public sans nous demander notre avis. Non, Mr Macron, vous n'êtes plus chez Rothschild".

Dire NON à cette privatisation, serait une façon de défendre l'environnement. ADP possède des milliers d'hectares : une fois privatisé, qu'est-ce qui l'empêcherait d'y bétonner à tout va ? "Non à la gestion capitalistique de notre environnement. Nous exigeons que notre Environnement soit respecté. Il y va de notre propre survie."

En seulement quelques jours, plus de 2 millions de citoyens ont signé la mise en cause de l’État pour non respect de ses engagements en faveur du climat. Dans ce cas-ci, c'est non seulement les écolos qui sont concernés mais aussi tous les mécontents, tous ceux qui en ont marre de la bande du château.

Contrairement à l'élection présidentielle, avec ce référendum, ce n'est pas entre Macron et Le Pen qui nous devrons choisir. Si le NON l’emportait, Marine ne se retrouverait pas à l’Élysée !

Oui, nous allons peut-être avoir une formidable occasion de dire "Faut que ça change, y en a marre !".

*RIP. Encore que : on pourrait dire que ce RIP s'adresse à notre président !

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